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08 novembre 2019

LE BOITIER SIGMA fp - Appareil Photo

Sigma

Sigma fp – Appareil Photo

Référence : SIGMAFP

PRIX TTC : environ 2.000.00 euros

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Présentation du Sigma fp

Le Sigma fp est un boîtier extrêmement compact et léger qui dispose de hautes capacités en photo et en vidéo. Avec son capteur Plein Format de 24,6 MP CMOS Bayer BSI, sa profondeur de couleur de 14 bits, sa stabilisation électronique de l’image et sa monture L de Leica, le Sigma fp et son obturateur électronique offrent une résolution maximale de 6000 x 4000 en JPEG et RAW. Il réalise des rafales jusqu’à 18 ips. Son système de mise au point utilise la détection de contraste et un mode de sélection à 49 points pour la distance de mesure AF, ainsi que la détection des visages, la détection des yeux et le focus peaking. La sensibilité de base 100-25 600 ISO peut être étendue à 6-102 400 ISO pour des résultats remarquables en basse lumière. Ses capacités vidéo permettent un enregistrement 4K UHD à 30p, tandis qu’un enregistrement Full HD peut être capturé à un maximum de 120p. Pour les données vidéo brutes, l’enregistrement externe CinemaDNG 12 bits est pris en charge, ainsi que l’enregistrement ALL-I pour l’édition de vidéos H.264. Taillé pour les photographes et les vidéastes, le Sigma fp facilite la bascule entre les modes photos et vidéos grâce à un interrupteur placé sur le dessus de l’appareil.

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Points forts du Sigma fp

  • Capteur plein format 24,6MP CMOS Byer BSI
  • Monture L
  • Extrêmement compact et léger
  • Plage de fonctionnement AF : de -5 à 18 IL
  • Sensibilité 100 – 26 500 ISO (extensible de 6 à 102 400 ISO)
  • Rafale jusqu’à 18 i/s / Buffer de 12 images maximum
  • Enregistrements CinemaDNG 12 bits et ALL-I pris en charge
  • Enregistrement vidéo : 4K UHD  à 30p
  • Étanche à la poussière et aux éclaboussures

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Caractéristiques techniques 

 

Taille du capteur Plein format

Nombre de pixels Env.24.6MP

Ratio d’image 3:2

Sensibilité ISO 100-25600 ISO, Sensibilité étendue 6,12,25,50,51200, 102400 ISO

Modes couleurs 12 types (Standard, Vif, Neutre, Portrait, Paysage, Cinéma, Teal & Orange, Coucher de soleil, Vert Forêt, Bleu Classique FOV, Jaune Classique FOV, Monochrome)

Modes d’exposition P, S, A, M

Type d’autofocus Détection de contraste, AF-S, AF-C (avec fonction de mouvement prédictif), Focus manuel

Sensibilité ISO 100-25600 ISO, Sensibilité étendue 6,12,25,50,51200, 102400 ISO

Balance des blancs 12 types (Auto, Auto (priorité source lumineuse), Lumière du jour, Ombre, Couvert, Incandescent, Fluorescent, Température de couleur, Flash, Personnalisée 1, Personnalisée 2, Personnalisée 3 )

Déclenchement Vue par vue, Continu, Retardateur, Intervallomètre

Obturateur Obturateur électronique

Vitesse d’obturation 1/8000 à 30 sec., Pose longue

Dimensions D x L (en cm) 112.6×69.9×45.3mm

Poids (en gramme) 422 g (batterie et carte SD comprises), 370 g (Appareil seul)

Capteur d’images Capteur Bayer CMOS plein format (24x36mm) retro éclairé

Taille des fichiers Plein format

Monture d’objectifs L-Mount

Nombre de pixels effectifs / total Env.24.6MP (6072×4056) / Env. 25.38MP (6104×4142)

Système de filtre couleur Filtre de couleurs primaires RVB

Recadrage Equivalent à environ 1,5 fois la focale de l’objectif (sur les appareils plein format 24×36 mm)

Espace couleur sRGB / Adobe RGB

Format d’enregistrement vidéo Cinéma DNG(8bit / 10bit / 12bit)/ MOV : H.264 (compression ALL-I / compression GOP)

Format d’enregistrement audio Codec linéaire PMC (2ch 48kHz /16bit)

Format vidéo sortie externe HDMI Sortie HDMI, Enregistreur externe : ATOMOS Ninja Inferno, Blackmagic Video Assist 4K supportés

Format audio sortie externe HDMI Codec linéaire PMC (2ch 48kHz /16bit)

Sensibilité AF -5~18 IL (F1.4 : 100 ISO)

Modes AF Mode Auto, mode de sélection à 49 zones, zone de déplacement libre, mode AF détection du visage / des yeux, mode suivi AF

Vérouillage AF Par pression à mi-course sur le déclencheur ou par pression sur le bouton AEL

Autres fonctions AF AF+MF, Assistance MF, Guide MF, Intensification de Mise au point (focus peaking), Fonction de déclenchement AF, AF-ON, Mise au point rapide, Pré-AF, AF pendant l’exposition en agrandissement de l’image

Mode de mesure de l’exposition Évaluative, Mesure Spot, Mesure moyenne pondérée centrale

Plage de sensibilité de l’exposition -5~18 IL (50mm F1.4 : 100 ISO)

Correction d’exposition ±5 IL (par incrément de 1/3 IL)

Vérouillage AEL Par pression à mi-course sur le déclencheur ou par pression sur le bouton AEL (changement de réglage nécessaire).

Bracketing Exposition sur 3/5 vues sur 3 IL (incrément par 1/3, StandardSous-exposéSurexposé) (Séquence modifiable)

Système de stabilisation d’image Système électronique

Retardateur / Télécommande 2 sec./10 sec. (Retardateur)

Mode de déclenchement Vue par vue, Continu, Retardateur, Intervallomètre

Vitesse de prise de vue continue High Speed : 18 vues/sec, Medium Speed :5 vues/sec, Low Speed : 3 vues/sec

Nombre maximum de vues HIGH:12 vues、MED:12 vues、LOW:24 vues

Mode d’émission lumière du flash Commande automatique de l’éclairage S-TTL, Manuel, Flash sans fil, Multi-émission

Mode flash Réduction de l’effet des yeux rouges / Synchronisation lente, Synchronisation 2ème rideau

Correction d’exposition du flash Max. ±3 IL par incréments de 1/3 IL

Vitesse de réglage du flash Max. 1/30sec. *1/15 sec. ou moins à 14bit

Prise en charge flash externe Disponible lorsque la console contact HU-11 (fournie avec ce produit) est installée (S-TTL, TTL sans cordon, contact synchro X).

Intervallomètre Disponible

Mode d’enregistrement photo Fill light / Correction des ombres / Prise de vue HDR

Mode d’enregistrement ciné Prise de vue pendant le tournage d’une vidéo / Prise de vue HDR / Viseur du réalisateur

Mode de lecture photo Développement DNG depuis l’appareil

Mode de lecture ciné Cinémagraphe / Découpe d’image fixe

Microphone intégré, haut parleur Micro stéréo, haut-parleur mono

Interface USB USB3.1 GEN1 Type C

Interface HDMI Type D (Ver.1.4)

Prise de déclenchement Également utilisé comme prise pour micro externe

Micro externe Disponible (par le contact d’alimentation)

Sortie casque Indisponible

Prise synchro flash Prise dédiée (avec la console contact HU-11 (fournie avec ce produit) installée)

Alimentation Batterie Li-ion BP-51 *Alimentation USB disponible (lorsque l’alimentation est coupée)

Température 0~+40℃

Taux d’humidité de fonctionnement 85% ou moins (sans condensation)

CONTENU DANS LA BOITE 

Sigma fp
Sigma BP-51 Batterie Lithium-Ion (7.2V, 1200mAh)
Courroie
Porte-sangle
Adaptateur secteur USB
Câble USB Type-A à Type-C
Hot Shoe Unit
Body Cap

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ACCESSOIRES 

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26 octobre 2019

BOITIER NU DU NIKON Z6

Le boitier nu du NIKON Z6 
Nikon

Nikon Z6 – Appareil Photo Boitier Nu

Le Nikon Z6 est un appareil photo hybride Plein format qui introduit la nouvelle monture Z de chez Nikon. Cette monture Z bénéficie d’un diamètre extra-large de 55 mm (soit 17% plus large que la monture F). Le Nikon Z6 bénéficie aussi d’une distance réduite entre le capteur et la monture Z (seulement 16mm ! Soit une distance réduite à 65%) pour offrir un appareil compact et absorber plus de lumière.

Référence : NIKONZ6

indication de prix moyen 

1 540,00  HT

1 848,00  TTC

 

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POUR LE CINEMA NUMÉRIQUE LA NOUVELLE CAMERA PANASONIC VARICAM AU-V35LT1G LT RÉSOLUTION K4 PRO AVEC CAPTEUR SUPER 35 mm

Panasonic

Panasonic VariCam AU-V35LT1G LT – Caméra

La Panasonic AU-V35LT1G VariCam LT est une caméra cinéma 4K compacte avec capteur Super 35mm

 

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L’aspect cinéma de la VariCam au creux de votre main

La VariCam LT offre une extraordinaire qualité d’image permettant de réaliser votre “vision”.

La VariCam LT : compacité, légèreté et qualité cinéma haut de gamme !

Les outils d’étalonnage avancés, la gestion des fichiers et les fonctionnalités d’enregistrement proxy intégrés à la VariCam LT sont une “révolution” pour une optimisation du workflow.

La VariCam LT se présente dans un boîtier léger et compact en magnésium et offre la même qualité d’image que la caméra VariCam 35, plus volumineuse. Le capteur Super 35, identique à celui de la VariCam 35, dispose d’une large plage dynamique, d’une gamme chromatique étendue et d’une haute sensibilité pour une acquisition d’image en 4K. Il dispose de deux ISO natifs de 800 et 5 000. La sensibilité native de 5000 ISO favorise les prises de vue claires dans des conditions très peu lumineuses. Sa taille et sa conception autorisent un large éventail de styles de prise de vue. Cette nouvelle caméra peut aussi être utilisée en configuration d’épaule ergonomique et confortable ou encore être montée sur un support ou un drone.

La VariCam LT intègre une nouvelle fonctionnalité avec son support d’objectif EF*1, qui permet de puiser dans un large choix d’objectifs. Le support EF*1 peut être enlevé par l’utilisateur final et remplacé par un support PL (en option) qui bénéficiera ainsi d’encore plus de choix d’objectifs. Le workflow de la VariCam LT est très similaire à celui de la VariCam 35. Les deux caméras intègrent une fonction d’enregistrement à double codec permettant à l’utilisateur d’enregistrer dans un codec principal ainsi que dans un fichier proxy plus petit. En outre, chaque caméra dispose d’une fonction d’étalonnage des couleurs intégrée et prend en charge les codecs AVC-Intra 4K et Apple ProRes*2.

La VariCam LT, une impressionnante qualité d’image cinématographique
Même capteur que la VariCam 35

La VariCam LT est dotée du capteur MOS Super 35 conçu spécialement pour la VariCam 35. Il autorise une résolution 4K (4096×2160) et UHD (3840×2160) et offre une haute sensibilité, un faible bruit, une large plage dynamique et une profondeur de champ cinématographique. Ce capteur a reçu le prix Hollywood Post Alliance Engineering Excellence Award 2015.

Large plage dynamique de 14 pas

La caméra dispose d’une plage dynamique de 14 pas ce qui permet d’obtenir une image précise dans son intégralité, dans les zones sombres comme lumineuses. Même lors du tournage de scènes peu éclairées, particulièrement importantes dans les productions cinématographiques, la VariCam LT fournit des images très peu bruitées sans aucun compromis sur la qualité. La technologie “V-Log” est capable de créer les 14 pas de la plage dynamique grâce au capteur de la VariCam LT, augmentant ainsi énormément les possibilités de création.

Double paramètres ISO natifs de 800 et 5000

La VariCam LT intègre deux paramètres ISO natifs : 800 et 5000. Elle dispose ainsi d’une sensibilité élevée tout en gardant un faible niveau de bruit à 5000 ISO. Le niveau de bruit à 5000 ISO est presque identique à celui observé à 800 ISO. Afin de parvenir à ce résultat, deux circuits analogiques ont été intégrés à chaque pixel du capteur de la VariCam LT : un par ISO natif. La sensibilité de la caméra est ainsi plus élevée sans que le bruit n’augmente. Habituellement, avec les caméras numériques,le bruit est dû au processus d’augmentation de la sensibilité ISO. Cette fonctionnalité de la VariCam est révolutionnaire pour le tournage de scènes peu lumineuses, cette sensibilité de 5000 ISO permetant en particulier de filmer en lumière naturelle pour conserver l’ambiance et la rendre plus réaliste.

Gamme chromatique étendue

La VariCam LT est équipée de la technologie “V-Gamut” qui lui procure une gamme chromatique plus étendue que celle des films classiques. La technologie V-Gamut comprend également tout l’espace colorimétrique BT. 2020.

Fichier scène et V-LOOK

La courbe gamma “V-Log” permet d’obtenir une plage dynamique de 14 pas et facilite les réglages d’étalonnage des couleurs en post-production. La VariCam LT dispose également d’une nouvelle fonction de fichier de scène avec 5 positions. Le mode VariCam-LOOK (V-LOOK) est un réglage récemment développé visant à créer des images cinématographiques sans étalonnage des couleurs. Une courbe gamma nouvellement conçue permettant de conserver les détails sur une plage de tons plus étendue dans l’espace de couleur Rec 709 a également été intégrée à la VariCam LT. Le réglage gamma “V-709” propose un ton adapté au visionnage sur moniteurs standards tandis que le “BC-LOOK” crée une apparence ressemblant aux images TV classiques.

Terminaux de sortie moniteur

En filmant en 4K, la VariCam LT permet une conversion descendante en Full HD via deux sorties 3G HD SDI et une sortie VF (BNC). L’image de votre viseur avec l’étalonnage des couleurs intégré et la superposition des informations peut être appliquée à chaque sortie.

Fonctions de prise de vue avancées pour la réalisation de films

Résolution native 4K / 60 p

La fréquence d’images maximale en filmant en 4K (4096×2160) ou UHD (3840×2160) et de 60 p (60 ips). Cela permet une restitution fluide en haute résolution des images en enregistrant des scènes d’action rapides.

Ralentis 2K & HD / 240 p

En filmant en résolution 2K (2048×1080) et HD (1920×1080), une grande vitesse de 240 ips peut être utilisée pour produire des ralentis extrêmes. Ce résultat est obtenu en recadrant la zone enregistrée par le capteur d’images afin d’acquérir une vitesse de numérisation accrue. Des fréquences d’images variables allant de 1 à 120 ips sont possibles en AVC-Intra 2K422 et allant de 120 à 240 ips en AVC-Intra 2K-LT. La fréquence d’image peut-être modifiée pendant l’enregistrement.

Prise de vue infrarouge (IR)

La VariCam LT intègre un filtre infrarouge amovible. L’utilisateur peut filmer en infrarouge pour obtenir des images 4K lors de scènes nocturnes sans éclairage. C’est idéal, par exemple, pour filmer la faune sans éclairage. Le filtre IR peut également être utilisé de jour, comme outil créatif pour obtenir des images uniques.

Interface de contrôle avec moniteur intégré

L’interface de contrôle intègre un écran LCD de type 3.5. Elle peut être utilisée pour accéder aux commandes du menu ou comme moniteur pour obtenir un aperçu en direct. Les touches et boutons sont réparties autour de l’écran pour un fonctionnement rapide et précis. Les réglages fréquemment utilisés sont accessibles directement. La structure amovible permet de contrôler la caméra à une distance allant jusqu’à 90 cm.

Interface HD SDI standard pour le viseur

La VariCam LT est dotée d’un connecteur BNC classique pour le viseur. Les utilisateurs peuvent choisir parmi différents moniteurs HD ou viseurs en supplément du nouveau viseur de Panasonic (AU-VCVF10G). L’alimentation continue et les connecteurs pour la commande du viseur de Panasonic sont aussi fournis.

Robustesse, durabilité et fiabilité

  •  Le support de l’objectif est en acier inoxydable et est conçu pour empêcher le décalage de la bride causé par les écarts de température.
  •  Le boîtier de la caméra est composé de magnésium rigide.
  •  Les faces supérieures et inférieures sont plates pour une installation plus simple des différentes plaques et des divers accessoires.
  •  Des trous de fixation sont présents des deux côtés ainsi que sur la poignée pour le montage des accessoires.
  •  Parmi les nouveaux accessoires, on compte la nouvelle épaulière AU-VSHL2G et la poignée AU-VGRP1G.

Workflow révolutionnaire : multi-codec et rushes intégrés
L’enregistrement multi-codec 4K/UHD/2K/HD

L’AVC-Intra 4K est un codec de compression intra-image adapté aux productions cinématographiques en 4K. Grâce à lui, la VariCam LT peut enregistrer en 4K (4096×2160) ou en UHD (3840×2160). Pour l’enregistrement en 2K, la VariCam LT prend en charge les codecs AVC-Intra 2K444/2K422/2K-LT.
Pour l’enregistrement en HD, la VariCam LT prend en charge les codecs AVC-Intra 444/422/100/LT et Apple ProRes 4444/HQ. Grâce à la carte expressP2 de 256 Go, la caméra peut enregistrer approximativement 90 minutes de vidéo en 4K/23,98p avec le codec AVC-Intra 4K422.
* ProRes est soumis à une licence d’Apple Inc. Le codec Apple ProRes est soumis à une licence de Atomos.
Atomos est une marque de commerce et est protégée par les droits d’auteur d’Atomos Global Pty. Ltd.

Panasonic VariCam AU-V35LT1G LT - Caméra

Étalonnage des couleurs intégrés

La VariCam LT intègre une fonction d’étalonnage des couleurs (3D LUT/CDL). Elle permet ainsi de régler les couleurs sur le plateau de tournage ou sur le terrain, en utilisant l’interface de contrôle ou un logiciel tiers. Il en résulte que les rushes, qui étaient auparavant créés a posteriori, peuvent désormais être produits directement avec le caméra sur le plateau de tournage. Les informations d’étalonnage, comme les fichier 3D LUT et CDL, peuvent être enregistrées avec les données de l’image, permettant ainsi de fournir à l’équipe de montage la même qualité de prise de vue que celle créée sur le plateau de tournage. 

Enregistrement principal et proxy

En plus de l’enregistrement dans le codec principal, la VariCam LT est capable d’enregistrer des fichiers sur une carte mémoire SD. Cette fonctionnalité permet d’enregistrer un format non-étalonné 4K master avec la fonction V-Log sur une carte expressP2 tout en enregistrant simultanément des fichiers HD étalonnés sur la carte mémoire SD. Le premier mode d’enregistrement est utilisé pour créer un produit livrable tandis que l’enregistrement proxy est destiné au visionnage et au montage. Les noms et time codes de chaque fichier correspondent exactement.

Flexible System Configuration

Panasonic VariCam AU-V35LT1G LT - Caméra

*1 : Panasonic ne garantit pas la compatibilité ou la performance de tous les objectifs EF.
Pour plus de détails, consultez les mises à jours sur le site internet de Panasonic.
*2 : ProRes est soumis à une licence d’Apple Inc. Le codec Apple ProRes est soumis à une licence de Atomos

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15 octobre 2019

LE BOITIER NU NUMÉRIQUE DU NIKON D7000

LE NIKON D7000 

QUI SE SOUVIENT ENCORE DU BON REFLEX NUMERIQUE BOITIER NU NIKON D7000 ?

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Vue d’ensemble

Intégrant les technologies d'image de pointe dans un boîtier étonnamment compact, le D7000 marque une nouvelle ère en matière de liberté de création. Suffisamment résistant pour être transporté partout et performant pour gérer toutes les situations, sa gamme de fonctionnalités avancées satisfera tout photographe désireux d'améliorer ses compétences. Si vous êtes passionné de photographie, ce reflex numérique est fait pour vous.

 

 

Le reflex numérique D7000 intègre des technologies d'image de pointe dans un boîtier étonnamment compact. Il est également suffisamment résistant pour devenir le compagnon idéal de tous les instants. Laissez vous séduire par sa gamme de fonctionnalités avancées qui vous permettra d'améliorer vos compétences.

Si vous êtes passionné de photographie, ce reflex numérique est fait pour vous.

 

 

 

 

Conçu pour stimuler votre passion pour la photographie, le D7000 renferme toutes les fonctions dont vous avez besoin dans un boîtier étonnamment compact. A vous d'explorer une nouvelle ère de créativité.

 Le D7000, votre nouvelle passion

 

 Capteur d'image CMOS 16.2 Mpixels


Capteur d'image CMOS 16.2 millions de pixels. Ce nouveau capteur permet d'obtenir des images fidèles alliant des couleurs éclatantes, un bruit réduit au minimum et des dégradés subtils. 

 

Conception robuste

 

 Votre force créative

Le corps en alliage de magnésium confère à l'appareil une protection sans faille contre l'usure, sans l'alourdir. Un système de joints étanches permet de le protéger de l'humidité et de la poussière.

 

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Informations générales sur le produit

Marque

NIKON 

Nom du produit

Reflex numérique NIKON D7000 boîtier nu 

Catégorie

APPAREIL PHOTO RÉFLEX 

Général

Type de Produit

Appareil photo numérique - Reflex avec mode Live View, enregistrement de film 

Résolution du Capteur

16.2 mégapixels 

Type de capteur optique

CMOS 

Taille du capteur optique

APS-C (23.6 x 15.6 mm) 

Nombre total de pixels

16 900 000 pixels 

Elimination des poussières du capteur

Oui 

Fonctions du capteur

Unité d'auto-nettoyage du capteur 

Format de vidéo numérique

H.264, MOV 

Format d'enregistrement de l'image

JPEG, RAW + JPEG, NEF (RAW) 

Autofocus

Détection de contraste et de phase TTL 

Nombre de points (zones) d'autofocus

39 

Contrôle AE/AF

Dynamic-area AF, 3D-tracking AF, Auto-area AF, Face-priority AF 

Processeur d'images

EXPEED 2 

Couleur du boitier

Noir 

Résolution effective du détecteur

16 200 000 pixels 

Détection des visages

Oui 

Facteur de recadrage de l'angle de champ

1.5 

Objectif inclus

Corps uniquement 

Standard d'impression

Impression directe, prise en charge de DPOF, prise en charge d'Exif Print, prise en charge de PictBridge 

ISO maximum

25600 

Interface

Audio/vidéo composite, HDMI, USB 2.0 

Résolution vidéo max.

1920 x 1080 

Résolution du capteur

16.2 mégapixels 

Système de lentilles

Type de montage d'objectif

Nikon F 

Affichage

Caractéristiques d'affichage

Contrôle de la luminosité de l'écran 

Type

3" Ecran LCD 

Facteur de forme d'écran

Intégré 

Format d'affichage

921 000 pixels 

Viseur

Type de viseur

Optique - pentaprisme fixe au niveau du regard 

Cadres du viseur

Cadre d'autofocus 

Couverture de champ du viseur optique

100% 

Grossissement du viseur optique

0.94x 

Plage de correction dioptrique du viseur optique

De -3 à +1 

Exposition et balance des blancs

Balance des blancs

Personnalisé, automatique, préréglages 

Préréglages du niveau du blanc

Incandescent, fluorescent, trouble, soleil, Flash, lumière teintée, 2500K - 10000K 

Bracketing de la balance des blancs

Oui 

Modes d'Exposition

Programme, ampoule, automatique, manuel, priorité d'ouverture, priorité d'obturateur, flash de programme i-TTL 

Compensation de l'exposition

Marge EV ±5, par incrément de 0,5 ou 0,33 EV 

Portée de l'exposition

EV 0-20 (ISO 100) 

Vitesse maximale de l'obturateur

1/8000 sec 

Sensibilité

ISO auto, ISO 100-25 600 

Modes de prises de vue

Couleur automne, paysage, mode portrait, silhouette, gros plan, fête/intérieur, plage/neige, portrait nuit, animaux, enfants, alimentation, paysage de nuit, aube/crépuscule, mode sports, coucher de soleil, candela, clé haute, clair-obscure, bourgeon 

Posemètre

Lesté au centre, spot (2,4 %), matrice 3D couleur II 

Effets Spéciaux

Neutre, Vif, fisheye, monochrome, paysage, portrait, miniature, croquis couleur, contour couleur 

Vitesse Synchronisation X

1/250 

Vitesse d'obturation min.

30 sec 

Type de microphone

Mode de fonctionnement du microphone

Mono 

Mémoire / stockage

Stockage d'image

4 928 x 3 264 
3696 x 2448 
2464 x 1632 

Acquisition vidéo

H.264 - 1920 x 1080 
H.264 - 1280 x 720 
H.264 - 640 x 424 

Logement pour carte mémoire

Carte SD double 

Cartes mémoires prises en charge

Carte mémoire SD, Carte mémoire SDXC, Carte mémoire SDHC 

Batterie

Type de batterie

Nikon EN-EL15 Lithium Ion - spécifique au fabricant 

Détails

1 x batterie rechargeable ion-lithium (inclus) 

Logiciels

Logiciels

Pilotes de périphérique & utilitaires, Nikon ViewNX 2 

Connexions

Type de connecteur

USB 
Sortie HDMI 
Sortie audio/vidéo composite 
Télécommande 

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Dimensions et poids

Largeur

13.2 cm 

Profondeur

7.7 cm 

Hauteur

10.5 cm 

Poids

0.69 kg 

Divers

Matériau du boitier

Alliage de magnésium 

Accessoires inclus

Couverture d'oculaire, chargeur de batteries, Capuchon, sangle pour le cou, câble USB, housse pour écran LCD, oeilleton, protection pour griffe de flash, câble audio / vidéo 

Protection

Résistant aux éclaboussures, résistant à la poussière 

Compatible with Windows 7

Le logiciel et les dispositifs «Compatible with Windows 7» ont l’assurance de Microsoft que ces produits ont subi des tests de compatibilité et de fiabilité avec Windows 7 32-bit et 64-bit. 

Caractéristiques d’environnement

Température maximale de fonctionnement

40 °C 

Température minimale de fonctionnement

0 °C 

Fonctions supplémentaires

Délai du retardateur

10 secondes, 2 sec., 5 secondes, 20 sec 

Fonctions supplémentaires

Date/heure d'impression, bouton d'aperçu de profondeur de champ, rotation numérique de l'image, détection de l'orientation de l'appareil, affichage de l'histogramme, blocage AE, verrou autofocus, rognage d'une image, redimensionnement d'une image, compatible GPS, mode d'affichage en ligne LCD, système anti-yeux rouges intégré à l'appareil photo, fonction AF priorité visage, affichage éclairage principal, fonctions de montage intégrées à la caméra, technologie d'éclairage D-Lighting Active, système Dust Delete Data, système de reconnaissance de scène (SRS), zoom visages, entrée texte vers en-tête Exif 

Flash

Griffe porte-flash 

Vitesse du mode rafale

5 images par seconde, 6 images par seconde 

Flash de l'appareil photo

Modes flash

Synchronisation 2ème rideau, synchro lente, réduction des yeux rouges 

Flash de l'appareil photo

Flash intégré 

Caractéristiques

Dispositif d'éclairage AF, compensation +/- du flash, Commande sans fil 

Atténuation des yeux rouges

Oui 

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LE REFLEX NUMERIQUE CANON 1 DX MARK II

Très haute technologie avec CANON

Le Reflex Numérique Canon 1DX Mark II

 

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Haute résolution, sensibilité et latitude
Le CANON 1DX Mark II intègre un capteur plein-format CMOS 20,2 Millions de pixels extrêmement sensible qui collecte la lumière efficacement et la transforme en signal numérique tout en réduisant le bruit à des sensibilités ISO faibles et élevées. 

Découvrez le CANON 1DX Mark II nu reflex numérique en vidéo (en anglais)


Autofocus net, rapide et précis
Grâce à une zone de mise au point étendue composée de 61 collimateurs AF sélectionnables individuellement (dont 41 collimateurs AF de type croisé et 5 collimateurs de type double croisé), le CANON 1DX Mark II vous offre davantage de flexibilité lors du cadrage des sujets.
La fonction Autofocus AI Servo III+ avancée et à la technologie EOS iTR offrent au CANON 1DX Mark II un système autofocus exceptionnellement net, rapide et précis.

Haute vitesse
Le CANON 1DX Mark II est capable de réaliser des rafales jusqu'à 14 images/s avec un suivi AF/AE complet et jusqu'à 16 images/s en mode Visée par l'écran grâce à la vitesse des processeurs DIGIC 6+ et au nouveau système d'acquisition en miroir.
L'appareil photo reflex CANON 1DX Mark II peut prendre, grâce à une carte CFast 2.0, voir sa rafale augmenter jusqu'à 170 images RAW 14 bits sans compression.


Vidéo 4K
Enregistrez vos vidéos directement sur la carte CFast 2.0 en résolution 4K (4096 × 2160) jusqu'à 60p ou en Full HD jusqu'à 120p, réaliser tous les ralentis que vous souhaitez. Effectuez votre mise au point rapidement et avec précision en vous aidant de l'écran tactile LCD et de la technologie AF CMOS Dual Pixel qui vous garantit un suivi AF impressionnant en mode Visée par l'écran.

Connectivité complète
La technologie SuperSpeed USB 3.0 et la connectivité Gigabit garantissent une flexibilité inégalée en matière de flux de travail.
La fonction Recadrer et redimensionner vous permet de retoucher simplement et directement vos images depuis votre appareil photo et la présence d'un GPS intégré vous assure un ajustement automatique de l'heure où que vous soyiez dans le monde.

1DxMarkIIp2-75

Points forts du reflex numérique nu CANON 1DX Mark II :

  • Capteur Plein-Format 20.2MP
  • Double processeur DIGIC 6+
  • Ecran LCD tactile 3.2" à 1.62 millions de points
  • 61 collimateurs dont 41 de type croisé
  • Sensibilité ISO native de 51200 extensible à 409600
  • Rafale de 14 images/s et 16 images/s en Live View
  • Vidéo 4K
  • Gps intégré

Caractéristiques du reflex numérique nu CANON 1DX Mark II :

CAPTEUR D'IMAGE
Type : CMOS 35,9 × 23,9 mm
Nombre de pixels effectifs : Environ 20,2 millions de pixels
Nombre total de pixels : Environ 21,5 millions de pixels
Ratio d’aspect : 3:2
Filtre passe bas : Intégré/Fixe
Nettoyage du capteur : Système EOS de nettoyage intégré
Type de filtre couleurs : Couleurs primaires

PROCESSEUR D'IMAGE
Type : Double DIGIC 6+

OBJECTIF
Monture d'objectif : EF (sauf modèles EF-S / EF-M)
Distance focale : Égale à celle de l'objectif

MISE AU POINT
Type : Enregistrement d'image secondaire TTL, système de détection des différences de phase avec capteur AF dédié
Système/Collimateurs AF : 61 collimateurs / max. 41 collimateurs AF de type croisé, dont 5 collimateurs de type double croisé à f/2,8 et 61 collimateurs / 21 collimateurs AF de type croisé à f/8 (11)
Plage de fonctionnement AF : -3 à 18 IL (valeurs d'exposition) (à 23 °C et pour 100 ISO)
Sélection du collimateur AF : Taille (normale, petite)
Modes AF : One Shot / Autofocus AI Servo (AI Servo AF III+)

Sélection du collimateur AF : 
Sélection automatique : les 61 collimateurs AF (basé sur le paramètre EOS iTR AF)
Sélection manuelle : 1 seul collimateur AF (possibilité de sélectionner 61, 15 et 9 collimateurs ou des collimateurs de type croisé uniquement)
Sélection manuelle : autofocus spot avec un seul collimateur 
Sélection manuelle : extension du collimateur AF à 4 collimateurs (haut, bas, gauche, droite)
Sélection manuelle : extension du collimateur AF aux 8 collimateurs environnants
Sélection manuelle : Zone AF (tous les collimateurs AF répartis en 9 zones de mise au point)
Sélection manuelle : Zone large AF (tous les collimateurs AF répartis en 3 zones de mise au point)
Les collimateurs AF peuvent être sélectionnés individuellement pour les prises de vue au format vertical ou horizontal.

Affichage du collimateur AF sélectionné : Collimateur actif illuminé dans le viseur et affiché sur l'écran de Contrôle rapide
Mémorisation de l'AF : Mémorisé lorsque le déclencheur est enfoncé à mi-course en mode AF One Shot ou lorsque le bouton AF-ON est enclenché
Faisceau d'assistance AF : Émis par le flash Speedlite optionnel
Mise au point manuelle : Par la bague de l'objectif
Micro-réglage AF Manuel : réglage de +/- 20 niveaux (grand-angle et téléobjectif pour zooms)
Appliquer la même valeur d'ajustement à tous les objectifs
Ajuster jusqu'à 40 objectifs individuellement
Réglages mémorisés pour l'objectif par numéro de série

1DxMarkIIp3-18


CONTRÔLE D'EXPOSITION
Modes de mesure : Environ Capteur de mesure RVB + IR d'environ 360.000 pixels, mesure sur 216 zones. Système EOS iSA (Intelligent Subject Analysis)
(1) Mesure évaluative (couplée à tous les collimateurs AF)
(2) Mesure sélective (environ 6,2 % du viseur, au centre)
(3) Mesure spot : Mesure spot centrale (environ 1,5 % du viseur, au centre) - Mesure spot liée au collimateur AF - Mesure multi/spot
(4) Moyenne à prédominance centrale

Plage de mesure de luminosité : 0 à 20 IL (à 23 °C, 100 ISO, avec mesure évaluative)
Mémorisation d’exposition :
Auto : utilisé en mode Autofocus One-Shot avec mesure évaluative, mémorisation d'exposition effective une fois la mise au point réalisée
Manuelle : via la touche de mémorisation d'exposition en modes P, Av, Tv et M

Correction d'exposition : +/-5 IL par paliers de 1/2 ou de 1/3 (combinable avec le bracketing d'exposition automatique, AEB)
AEB : +/- 3 IL par paliers de 1/3 ou de 1/2
Prise de vue anti-scintillement : Oui
Scintillements détectés à une fréquence de 100 ou 120 Hz. La vitesse de prise de vue en continu maximale peut chuter.
Sensibilité ISO : Auto : 100 à 51.200 (par paliers de 1/3 ou d'une valeur) 
Sensibilité ISO extensible à L : 50, H1 : 102.400, H2 : 204.800, H3 : 409.600

OBTURATEUR
Type : Obturateur avec plan focal à contrôle électronique
Vitesse : 30-1/8000 s (par paliers de 1/3 ou de 1/2), pose longue (Plage totale ; Varie selon le mode de prise de vue)
Déclencheur : Déclencheur électromagnétique de type « toucher léger »

BALANCE DES BLANCS
Type : Balance des blancs auto par le capteur d'image
Réglages : AWB , Lumière du jour, Ombragé, Nuageux, Lumière tungstène, Éclairage fluorescent blanc, Flash, Personnalisé, Réglage de la température de couleur
Correction de balance des blancs : 
1. Bleu/ambre +/-9
2. Magenta/vert +/-9

Balance des blancs personnalisée : Oui, possibilité d'enregistrer 5 réglages
Bracketing de la balance des blancs : +/-3 valeurs par paliers de 1 valeur (3, 2, 5 ou 7 images bracketées par déclenchement)
Correction fine sélectionnable : bleu/ambre ou magenta/vert

VISEUR
Type : Pentaprisme
Couverture (verticale/horizontale) : Environ 100%
Agrandissement : Environ 0,76x (4)
Relief oculaire : Environ 20 mm (depuis le centre de l'oculaire)
Correction dioptrique : -3 à +1 m-1 (dioptries)
Verre de visée : Interchangeable. Verre de visée standard EC-C6 fourni. Peut être remplacé par les modèles Ec-A, B ou L.
Miroir : Miroir semi-transparent à retour rapide

Informations dans le viseur :
Informations sur l'autofocus : collimateurs AF simple/spot, cadrage AF, statut AF, indicateur de mise au point, mode AF, sélection du collimateur AF, enregistrement du collimateur AF 
Informations sur l'exposition : vitesse d'obturation, valeur d'ouverture, sensibilité ISO (toujours affichée), mémorisation d'exposition, niveau/correction de l'exposition, mesure du flash, cercle de mesure spot, avertissement d'exposition, AEB, mode mesure, mode de prise de vue
Informations sur le flash : recyclage, synchronisation haute vitesse, mémorisation d'exposition au flash, correction d'exposition au flash, atténuation des yeux rouges.
Informations sur l'image : informations sur la carte, rafale maximum (affichage à 2 chiffres), priorité hautes lumières (D+).
Informations sur la composition : grille, niveau électronique
Autres informations : vérification de la batterie, symbole d'avertissement, détection des tremblements, mode d'acquisition, balance des blancs, indicateur JPEG/RAW

Aperçu de la profondeur de champ : Oui, avec le bouton d'aperçu de la profondeur de champ
Obturateur d'oculaire : Intégré

1DxMarkIIp4-72

ÉCRAN LCD
Type : Écran Clear View LCD II de 8,11 cm (3,2 pouces), env. 1.620.000 points
Couverture : Environ 100%
Angle de champ (horizontal/vertical) : Environ 170° verticalement et horizontalement
Traitement : Anti-reflet et anti-traces. Verre renforcé inclus.
Réglage de la luminosité : Manuel : sept niveaux de réglage
Utilisation de l'écran tactile : Méthode capacitive. Dans le cadre d'une prise de vue avec Visée par l'écran et d'un enregistrement vidéo pour la sélection du collimateur AF / l'activation et la vue agrandie. L'écran tactile peut être désactivé.

Options d'affichage :
(1) Écran de contrôle rapide
(2) Réglages de l'appareil photo
(3) Niveau électronique sur deux axes
(4) Écran de Contrôle rapide personnalisable

FLASH
Modes : Flash auto E-TTL II, manuel
Synchronisation X : 1/250 s
Correction d'exposition au flash : +/- 3 IL par paliers de 1/3 avec les flashes Speedlite de série EX
Bracketing d'exposition au flash : Oui, avec un flash externe compatible
Mémorisation d'exposition au flash : Oui
Mémorisation d'exposition au flash : Oui
Synchronisation sur le deuxième rideau : Oui
Griffe/borne PC : Oui/Oui
Compatibilité flash externe : E-TTL II avec les flashes Speedlite de série EX, prise en charge du multiflash sans fil
Contrôle flash externe : Via l'écran de menu du boîtier

1DxMarkIIp5-48

PRISE DE VUES
Modes : Programme d'exposition automatique, Priorité Vitesse AE, Priorité à l'ouverture, Manuel (photo et vidéo), Pose longue, Personnalisé (×3)
Styles d'image : Auto, Standard, Portrait, Paysage, Détails fins, Neutre, Fidèle, Monochrome, Défini par l'utilisateur (×3)
Espace colorimétrique : sRVB et Adobe RVB

Traitement de l'image : 
Priorité hautes lumières
Auto Lighting Optimizer (Correction auto de luminosité) (4 réglages)
Réduction du bruit en pose longue
Réduction du bruit en ISO élevée (4 paramètres)
Correction optique de l'objectif (impossible avec M-RAW et S-RAW) :
- Correction du vignetage
- Correction de l'aberration chromatique
- Correction de la distorsion (pendant ou après la prise de vue) 
- Correction de la diffraction (pendant ou après la prise de vue)
- Optimiseur d'objectif numérique (après la prise de vue)
Rééchantillonnage M1, M2 ou S (les images extraites des vidéos 4K et les images en qualité S ne peuvent pas être rééchantillonnées)
Cadrage : les images JPEG peuvent être cadrées (ratio d'aspect fixe : 3:2 ou 2:3).
- 41 dimensions de cadrage au choix, de 13 à 95 % (en diagonale)
- Changement du sens d'orientation du cadrage : vertical et horizontal
- Le cadre de recadrage peut être déplacé sur l'écran tactile.
Traitement des images RAW, uniquement pendant la lecture des images 
Exposition multiple

Modes d'acquisition : Vue par vue, continu élevé, continu faible, vue par vue silencieux, continu élevé silencieux, continu faible silencieux, retardateur (2 s + à distance, 10 s + à distance)
Prise de vue en continu : Maximum Environ 14 im./s avec suivi AF/AE complet, vitesse maintenue jusqu'à un nombre illimité d'images JPEG ou 170 images RAW, avec carte CFast 2.0™ (1) (2) (10)
Maximum 16 im./s en mode Visée par l'écran avec le miroir verrouillé et l'exposition et l'AF verrouillés sur la première image

MODE VISÉE PAR L'ÉCRAN
Type : Viseur électronique avec capteur d'image
Couverture : Environ 100 % (horizontalement et verticalement)
Fréquence d'image : 29,97 im./s

MISE AU POINT
Mise au point :
Manuelle (agrandissement de l'image 5× ou 10× en tout point de l'écran)
Autofocus AF CMOS Dual Pixel (détection de visages et suivi AF, FlexiZone - Single), disponible avec tous les objectifs EF

Mesure : 
Mesure évaluative en temps réel avec le capteur d'image (315 zones)
Mesure partielle (environ 6,5 % de l'écran en mode Visée par l'écran)
Mesure spot (environ 2,8 % de l'écran en mode de visée par l'écran)
Mesure moyenne à prépondérance centrale
Le délai de mesure actif peut être modifié

Options d'affichage :
3 niveaux disponibles via la touche INFO. : Aucune information, Informations basiques de prise de vue, Histogramme 
Statut Exposition multiple également disponible en mode Exposition multiple

TYPE DE FICHIER - PHOTOS
Photo : 
JPEG : 10 options de compression
RAW : RAW, M-RAW, S-RAW (14 bits, Canon RAW original 2e édition) 
Compatible Exif 2.30 et format Design rule for Camera File system 2.0 
Compatible DPOF (Digital Print Order Format) version 1.1
Enregistrement simultané en RAW + JPEG : Oui, toutes les combinaisons RAW + JPEG sont possibles, possibilité de formats différents sur cartes séparées

Taille d'image : 
JPEG : (L) 5472 × 3648, (M1) 4368 × 2912, (M2) 3648 × 2432, (S) 2736 × 1824 
RAW : (RAW) 5472 x 3648, (M-RAW) 4104 x 2736, (S-RAW) 2736 x 1824

Dossiers : De nouveaux dossiers peuvent être créés manuellement et sélectionnés
Enregistrement simultané en RAW + JPEG : Oui, toutes les combinaisons RAW + JPEG sont possibles, possibilité de formats différents sur cartes séparées

Numérotation des fichiers : 
(1) Numérotation consécutive
(2) Réinitialisation auto
(3) Réinitialisation manuelle

Vidéo EOS : 
Vidéo MOV : 4K - Motion JPEG (enregistrement interne uniquement), Full HD - MPEG4 AVC/H.264 débit (moyen) variable, Audio : PCM linéaire
Vidéo MP4 : Full HD - MPEG4 AVC/H.264, audio : AAC

Taille de vidéo : 4K (17:9) - 4096 × 2160 /  Full HD (16:9) - 1920 × 1080
Fréquence d'image : 119,9p / 59,94p / 29,97p / 24p / 23,98p (avec NTSC). 100p / 50p / 25p / 24p (avec PAL). 119,9p / 100p dans les vidéos Full HD de qualité à cadence élevée uniquement

Échantillonnage des couleurs (enregistrement interne) : 4K - YCbCr4:2:2 (8 bits) / Full HD - YCbCr4:2:0 (8 bits)
Durée de vidéo : Durée maximale 29 min 59 s (à l'exception des vidéos à cadence élevée). Fichiers non limités à 4 Go avec carte exFAT CF ou CFast
Vidéo à cadence élevée : Vidéo MOV : Full HD - 1920 × 1080 à 100 ou 119,9 im./s
Enregistré sous forme de vidéo en mode ralenti avec vitesse divisée par 4
Durée maximale d'une scène : 7 min 29 s

Taille de vidéo : 4K (17:9) - 4096 × 2160 / Full HD (16:9) - 1920 × 1080 / Extraction à partir des vidéos 4K
Possibilité d'extraire des images JPEG de 8,8 millions de pixels des vidéos 4K
Débit binaire/Mbit/s
MOV :
4K (59,94p / 50p) : env. 800 Mbit/s
4K (29,97p / 25p / 24p / 23,98p) : env. 500 Mbit/s
Full HD (119,9p / 100p) / ALL-I : env. 360 Mbit/s
Full HD (59.94p/50.00p)/ALL-I : environ 180 Mbit/s
Full HD (59,94p / 50p) / IPB : environ 60 Mbit/s
Full HD (29,97p / 25p / 24p / 23,98p) / ALL-I : env. 90 Mbit/s
Full HD (29,97p / 25p / 24p / 23,98p) / IPB (standard) : env. 30 Mbit/s

MP4 :
Full HD (59,94p / 50p) / IPB (standard) : env. 60 Mbit/s
Full HD (29,97p / 25p / 24p / 23,98p) / IPB (standard) : env. 30 Mbit/s
Full HD (29,97p / 25p) / IPB (léger) : env. 12 Mbit/s

Microphone : Mono intégré (48 Khz, 16 bits, 2 canaux)
Affichage HDMI : Écran externe uniquement, écran externe sans informations affichées ou en simultané sur l'appareil photo et l'écran externe
Sortie HDMI : Enregistrement Full HD uniquement, format YCbCr 4:2:2 non compressé, 8 bits, sortie son via HDMI également possible

MISE AU POINT
AF CMOS Dual Pixel, Détection de visages, Suivi AF et Autofocus Servo vidéo, Mise au point manuelle

ISO : 
4K - Auto : 100-12.800, H : 25.600, H1 : 51.200, H2 : 102.400, H3 : 204.800
Full HD - Auto : 100-25.600, H : 51.200, H1 : 102.400, H2 : 204.800

GPS INTÉGRÉ
Informations de géolocalisation : Longitude, latitude, altitude, heure UTC

Modes de positionnement :
Mode 1 : l'appareil photo continue à recevoir les signaux GPS à intervalles réguliers lorsqu'il est éteint.
Mode 2 : le GPS est désactivé lorsque l'appareil photo est éteint.
Intervalles de mise à jour de la position : 1 s/5 s/10 s/15 s/30 s/1 min/2 min ou 5 min.
Précision de la position : Portée d'environ 30 m (si les conditions de réception des signaux des satellites GPS sont satisfaisantes, par temps clair et sans obstacle)

Systèmes de navigation satellite compatibles :
• Satellites GPS (États-Unis)
• Satellites GLONASS (Russie)
• Satellite Michibiki Quasi-Zenith (Japon)

Format des fichiers journaux : NMEA. Sur la base d'un fichier journal par jour.
Zoom en lecture : Environ 2x à 10x
Retardateur : Fonction de classement d'image
Utilisation des fichiers journaux : Transférez les données de journalisation sur la carte mémoire et copiez-les sur un ordinateur.
Utilisez Map Utility pour ajouter des fichiers journaux aux images.
Boussole numérique : Non fournie

AUTRES FONCTIONS
Fonctions personnalisées : 34 fonctions personnalisées avec 104 réglages

Balise de métadonnées : 
Informations de copyright de l'utilisateur (réglable dans l'appareil)
Notation des images (0 à 5 étoiles)
Transfert des images avec légende (enregistrée via EOS Utility)

Résistance Humidité / Poussière : Oui
Mémo vocal : Jusqu'à 30 secondes par image - 48 Khz/16 bits ou 8 Khz/8 bits/p>
Détecteur de sens de cadrage : Oui
Zoom en lecture : 1,5× à 10×

Formats d'affichage : 
(1) Image seule 
(2) Image unique avec informations (2 niveaux d'informations ; basique et détaillé) 
Informations sur l'objectif et histogramme RVB
Balance des blancs
Style d'image
Espace colorimétrique et réduction du bruit
Correction optique de l'objectif
Informations GPS
(3) Index 4 images
(4) Index 9 images
(5) Index 36 images
(6) Index 100 images
(7) Affichage de saut (1, 10 ou 100 images, date, dossier, vidéos, photos, images protégées, notation)
(8) Montage vidéo
(9) Traitement RAW
(10) Notation

Diaporama : 
Sélection des images : toutes les images, par date, par dossier, vidéos, photos, images protégées, notation
Durée de lecture : 1, 2, 3, 5, 10 ou 20 secondes
Répétition : activée/désactivée

Histogramme :
Luminosité : oui 
RVB : oui
Alerte de surexposition : Oui
Effacement d'images : Image unique, images sélectionnées, dossier, carte
Protection contre l'effacement d'images : Protection contre l'effacement d'une image à la fois, d'un dossier ou d'une carte
Retardateur : 2 s, 10 s

Catégories des menus :
(1) Menu Prise de vue 1 - 6
(2) Menu AF 1 - 5
(3) Menu Lecture 1 - 3
(4) Menu Configuration 1 - 4
(5) Menu des fonctions personnalisées 1 - 8
(6) Mon menu (1 - 5 sélectionnables par l'utilisateur)

Langues du menu : 25 langues (Anglais, allemand, français, néerlandais, danois, portugais, finnois, italien, norvégien, suédois, espagnol, grec, russe, polonais, tchèque, hongrois, roumain, ukrainien, turc, arabe, thaï, chinois simplifié, chinois traditionnel, coréen et japonais)
Mise à jour du firmware : Mise à jour possible par l'utilisateur (appareil photo, objectif, WFT, flash Speedlite externe)

INTERFACE
Ordinateur : SuperSpeed USB 3.0
Autres : Sortie HDMI Mini (type C, compatibles HDMI-CEC), terminal d'extension système (pour WFT-E8 et WFT-E6), microphone externe en entrée (mini-prise stéréo), prise casque (mini-prise stéréo), connecteur RJ-45 (Ethernet Gigabit), terminal de type N3 (récepteur de télécommande)

IMPRESSION DIRECTE
Imprimantes Canon : Imprimantes photo Canon compactes et imprimantes PIXMA
PictBridge : Oui

STOCKAGE
Type :
1 CompactFlash Type I (compatible avec les cartes UDMA 7) (non compatible avec les cartes Type II et Microdrive)
1 carte CFast 2.0™

SYSTÈMES D'EXPLOITATION PRIS EN CHARGE
PC et Macintosh :
Windows 7 (sauf Starter Edition), Windows 8 et Windows 10
OS X v10.7-10.11

LOGICIELS
Traitement de l'image : Digital Photo Professional 4 (traitement des images RAW)
Autres : EOS Utility 3 (inclus : Remote Capture), Picture Style Editor

ALIMENTATION
Batteries : Batterie lithium-ion rechargeable LP-E19 (fournie) / LP-E4N / LP-E4

Autonomie de la batterie :
Environ 1210 clichés (à 23 °C) [5]
Environ 1020 (à 0 °C)

Témoin de batterie : 6 niveaux + pourcentage
Économie d'énergie : Mise hors tension au bout de 1, 2, 4, 8, 15 ou 30 min.
Alimentation électrique et chargeur de batterie : Chargeur de batterie LC-E19 (fourni), adaptateur secteur AC-E19, coupleur secteur DR-E19, kit adaptateur secteur ACK-E4

CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES
Matériaux du boîtier : Carrosserie du boîtier en alliage de magnésium
Environnement d’utilisation : 0 à 45 °C, 85 % d'humidité maximum
Dimensions (L × H × P) : 158 × 167,6 × 82,6 mm
Poids (boîtier uniquement) : Environ 1340 g

1DxMarkIIp6-32

 

SON PRIX TTC EN FRANCE 

- 6.000,00 euros

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20 septembre 2019

AMERICAN INTERNATIONAL COMPANY INTERNET COUNCIL LLC AND DIACONESCO.TV PRODUCTION

AMERICAN INTERNATIONAL COMPANY INTERNET COUNCIL LLC COMPANY PRODUCTION POST-PRODUCTION REALISATION DISTRIBUTION TELEVISION & VIDEO FILMS VIDEO 4K 

REGICEUR NUMBER  N° 559508-94 in 2005 - usa

Phone : 0033(0) 632 173 633

diaconesco@gmail.com

diaconesco@uno.it

internetcouncil@internetcouncil.us

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16 septembre 2019

L' ACTEUR AMÉRICAIN CLINT EASTWOOD ( 2 ème et dernière partie )

CINEMA AMERICAIN CINEMA AMERICAIN CINEMA AMERICAIN

Clint Eastwood le dernier géant du cinéma américain 

Source : WIKI PEDIA 

images (1)

... En janvier 2005, lors d'un dîner de gala à New York, Clint Eastwood s'en prend vigoureusement au réalisateur Michael Moore, déclarant : « Michael, si vous vous présentez un jour à ma porte avec une caméra, je vous tue », faisant référence au comportement de Michael Moore envers son vieil ami Charlton Heston, dans le film-documentaire Bowling for Columbine. Jouant sur l'ambiguïté de la plaisanterie, alors que la salle éclate de rire, Eastwood précise : « Je suis sérieux »144,143.

Maire de Carmel

Eastwood réussit une incursion dans la politique en devenant maire de Carmel en Californie en avril 1986, une petite ville située sur la péninsule Monterey et regroupant une communauté d'artistesL2 9. Lorsqu'il apprend qu'Eastwood est élu avec 72 % des voixL1 182, le président des États-Unis, l'ancien acteur Ronald Reagan, l'appelle et lui dit : « qu'est-ce qu'un acteur qui joue avec un singe vient faire en politique ? », se référant au rôle d'Eastwood dans Ça va cogner et à son propre rôle dans Bedtime for BonzoL2 9. Durant son mandat, Eastwood a tourné Le Maître de guerre et Bird.

En 1988, il annonce qu'il ne se représentera pas aux élections de Carmel, préférant passer du temps avec ses enfants déjà adolescentsL1 190. Son mandat de maire est mitigé ; si beaucoup ont apprécié ses actions, tels que le Carmel Pine Cone ou encore la législature de l'État de Californie[pas clair], des habitants de la ville parlent de mettre en place une réforme empêchant une célébrité de se présenter au poste de maireL1 191.

Commission des parcs et loisirs de Californie

ClintEastwoodtakepride1

Photographie de Clint Eastwood en plein meeting, en train de parler dans un micro
Take Pride in America où intervient Eastwood

En 2001, il est nommé à la Commission des parcs et loisirs de l'État de Californie (California State Park and Recreation Commission) par le gouverneur démocrate Gray Davis145, puis à nouveau en 2004 par le gouverneur Arnold Schwarzenegger, qu'il soutient lors des élections de 2003 et 2006146. Peu après, Schwarzenegger annonce la fermeture de 80 % des California State Parks.

Eastwood, vice-président, et Robert Shriver, président de la Commission, et beau-frère de Schwarzenegger, créent ensemble en 2005 un comité s'opposant à la construction d'une autoroute à six voies. Cette autoroute, d'une longueur de 16 miles (26 km), aurait traversé le parc de San Onofre State Beach, au nord de San Diego, une des plages de surf les plus appréciées de Californie du Sud. Eastwood et Shriver lancent une action en justice en 2006 et exhortent la Commission des côtes de Californie (California Coastal Commission) à rejeter le projet, ce qu'elle fait en février 2008147.

En mars 2008, Clint Eastwood et Bobby Shriver, dont les mandats ont expiré, ne sont pas reconduits dans leurs fonctions147. Le Natural Resources Defense Council (Conseil de défense des ressources naturelles) demande une enquête législative concernant la décision de ne pas renouveler leurs mandats148. Selon le NRDC et The New Republic, Eastwood et Shriver n'ont pas été reconduits à cause de leur opposition à la prolongation de l'autoroute California State Route 241149,150. Au cours de la conférence de presse où Schwarzenegger annonce la nomination d'Alice Huffman et de Lindy DeKoven, il ne fait cependant aucune allusion à une quelconque raison de l'éviction d'Eastwood et Shriver151.

En avril 2005, le gouverneur Schwarzenegger a par ailleurs nommé Eastwood avec l'acteur et réalisateur Danny DeVito, l'acteur et réalisateur Bill Duke, le producteur Tom Werner et la productrice et réalisatrice Lili Zanuck à la Commission du film de Californie (California Film Commission)152.

Fondation David-Lynch

Il s'engage en faveur de la Fondation David-Lynch : « Je suis un partisan inconditionnel de la méditation transcendantale, que je pratique depuis près de quarante ans »153.

Musée de la police[modifier | modifier le code]

Le National Law Enforcement Officers a annoncé le 18 juillet 2011 que Clint Eastwood a accepté la place de président d'honneur d'un musée sur la police154. Ce musée a ouvert ses portes en 2013 à Washington, à côté d'un mémorial rend hommage aux 19 298 policiers tués en service depuis 1791, est en fait consacré à l'histoire et au rôle des forces de sécurité américaines. Clint Eastwood s'est dit « très honoré de contribuer à raconter l'histoire héroïque du métier et du dévouement » ; d'avoir été choisi comme président d'honneur : l’acteur et réalisateur avoue se sentir très concerné par ce métier qui perd des milliers d'hommes et de femmes chaque année : « police mérite cet hommage. Un policier est tué en service toutes les 53 heures aux États-Unis. Malgré les risques, 800 000 femmes et hommes travaillent chaque jour pour nous servir et nous protéger »155,156. Son rôle sera de présenter au public les diverses expositions du musée. Sa notoriété permettra également au musée de rassembler les fonds manquants qui devraient permettre au musée d'ouvrir ses portes.

Par ailleurs, il existe un poste de police australien portant le nom de Clint Eastwood157.

Style de vie

Peinture murale représentant le visage de profil de Clint Eastwood
Représentation de la silhouette d'Eastwood sur un bâtiment

Clint Eastwood, qui a toujours été non-fumeur, prend conscience de l'importance de la santé et des aptitudes physiques dès l’adolescence : il se maintient en bonne forme physique et mange des repas sains dès lors. Alors qu'il devient célèbre durant la production de la série télévisée Rawhide, Eastwood apparaît souvent dans des magazines et des journaux qui traitent de son style de vie équilibré. Dans l'édition d'août 1959 du TV Guide, par exemple, Eastwood est photographié en train de faire des pompes et de donner des conseils sur le fitness et la nutrition : il préconise aux lecteurs de manger beaucoup de fruits, de crudités et de vitamines mais d'éviter les boissons sucrées et alcooliséesL1 252.

Le 21 juillet 1970, le père d'Eastwood meurt d'un infarctus du myocarde à l’âge de soixante-quatre ansL1 253. Cela provoque un grand choc chez Clint Eastwood, dont le grand-père avait vécu jusqu'à l'âge de quatre-vingt-douze ans et avait eu un profond impact sur sa vie. Cet événement bouleverse Eastwood, comme le décrit Fritz Manes : « la seule mauvaise chose qui lui soit arrivée dans sa vie ». À partir de ce moment, il devient plus productif, travaillant plus rapidement tout en conservant son efficacitéL1 78. Bien qu'il ait toujours été en bonne santé, sa prudence redouble après la mort de son père, ne buvant, par exemple, plus de spiritueux, et adoptant un régime plus rigoureuxL1 78. Il reste cependant favorable à la bière et ouvre même un pub du nom de Hog's Breath Inn à Carmel-by-the-Sea en 1971L1 254. L'acteur-réalisateur détient également le Mission Ranch Hotel and Restaurant situé dans la même ville158.

En 1975, Eastwood déclare publiquement qu'il pratique la méditation transcendantale lors de The Merv Griffin Show.

Clint Eastwood détient, par ailleurs, le Tehàma Golf Club de Carmel-by-the-Sea. Ce club privé est composé d'approximativement trois cents membres. Le prix d'adhésion est d'environ 500 000 $. Il a également investi dans le Pebble Beach Golf Links, mondialement reconnu159. En plus d'être passionné de golf, Clint Eastwood est également très bon pilote d'hélicoptèreL1 6,L1 56.

Vie privée

Clint Eastwood est officiellement le père de 7 enfants. Il a aussi eu une fille cachée, Laurie Murray, née d'une relation extra-conjugale. La mère de cette enfant la confia à l'adoption, sans en parler à l'acteur. À l'âge de 30 ans, Laurie Murray engagea un détective privé pour connaître ses origines160,161.

Dans la culture populaire

À la suite de sa carrière, tant comme acteur que comme réalisateur et producteur, Clint Eastwood a vu son nom utilisé dans de nombreux médias, tels que le cinéma, la télévision, la musique ou encore la littérature et les jeux vidéo. La référence la plus fréquente à Eastwood est l'utilisation du personnage Harry Callahan et de son .44 Magnum issus de la série de L'Inspecteur Harry. C'est par exemple le cas dans Casper où un personnage voit son reflet dans un miroir se transformer en Harry, et prononcer une réplique en référence à ce dernier. Dans Transformers, un autobot nommé Ironhide fait une imitation d'Eastwood dans L'Inspecteur Harry. Par ailleurs, Jim Carrey fait à deux reprises allusion à Clint Eastwood, qui a jadis lancé sa carrière. Dans The Mask, son personnage sort de sa veste un arsenal de revolvers, en demandant « Do you feel lucky, punks? ». Puis, dans le film Bruce tout-puissant, Carrey réplique « Be careful what you wish for, Punk ».

« L’Homme sans nom » a souvent été réutilisé dans divers médias. Dans Retour vers le futur 3, Marty McFly se fait appeler Clint Eastwood, alors que le film parodie les westerns. D'ailleurs, dans Retour vers le futur 2, le personnage de Biff regarde à la télé Pour une poignée de dollars. Le personnage Roland de Gilead, créé par Stephen King, s'inspire aussi clairement du personnage d'Eastwood dans Le Bon, la Brute et le Truand. Dans le clip vidéo de Prince Charming, interprété par Adam and the Ants, on peut voir le chanteur habillé comme Eastwood dans Le Bon, la Brute et le Truand. Dans un épisode de SupernaturalDean Winchester se fait appeler shérif Eastwood alors qu'il est dans le Far West.

D'autres fois, c'est seulement le nom d'Eastwood qui est utilisé. On peut le trouver dans l'attraction The Great Movie Ride, dans le jeu vidéo Overwatch, où il est interprété par McCree un personnage qui vient du Far Ouest. On peut aussi citer Serious Sam : Second ContactGorillaz a également interprété deux chansons intitulées Clint Eastwood et Dirty Harry.

Eastwood apparaît également à la télévision dans des publicités. La première, aux côtés de Jack Nicholson, concerne le tourisme en Californie162,163 ; Eastwood se trouve sur son terrain de golf favori, et Nicholson est assis dans les gradins du Staples Center. La seconde est contre la drogue164,165 et la dernière concerne le lait166.

Distinctions

Clint Eastwood portant le costume de docteur de l'Université du Pacifique, en train de recevoir son prix
Clint Eastwood reçoit l'Honorary Degree de la part de l'Université du Pacifique

Le 22 août 1984, le Grauman's Chinese Theater sur l'Hollywood Boulevard fait l'honneur à Eastwood de laisser ses empreintes dans le ciment qui le devanceL1 84. Par ailleurs, l'acteur et réalisateur reçoit de l'American Film Institute le Life Achievement Award en 1996 et l'Honorary Degree en 2009. Il fait aussi partie des deux seuls artistes à avoir été nommés à la fois pour l’Oscar du meilleur acteur et du meilleur réalisateur pour le même film : Impitoyable (1992) et Million Dollar Baby (2004)N 35. En 2005, il devient ainsi le réalisateur le plus âgé à recevoir un Oscar. Eastwood fait également partie des réalisateurs ayant gagné un Oscar qui sont aussi connus pour leur réalisation que pour leur interprétation dans un film.

Clint Eastwood a reçu de nombreux prix durant sa carrière, tels que le Kennedy Center Honors. En 1995, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences lui décerne l'Irving G. Thalberg Memorial Award pour la créativité dont il a fait preuve durant toute sa carrière de producteurL2 13. En 2006, il reçoit l'Honorary Degree de la part de l'Université du Pacifique et un prix similaire de l'Université de Californie du Sud en 2007. Pour ses compositions, Eastwood a notamment été nommé à un Grammy Awardsen 2006 ; il a gagné le Satellite Award de la meilleure chanson originale en 2007 et il a été nommé à deux reprises au Critics Choice Awards du meilleur compositeur. En 2007, il est le premier prétendant au Jack Valenti Humanitarian Award pour son travail sur Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima, une cérémonie annuelle présentée par la MPAA167.

Le 6 décembre 2006, le gouverneur de CalifornieArnold Schwarzenegger, et la Première Dame Maria Shriver font entrer Eastwood dans le California Hall of Fame. À la fin de l’année suivante, en France, Eastwood est décoré de la Légion d'honneur. Le président français de l'époque, Jacques Chirac, a déclaré qu'il donnait « à comprendre la complexité de l’Amérique, avec sa grandeur et avec ses fragilités, avec l'élan de ses rêves et avec ses interrogations inquiètes »168.

Le 22 septembre 2007, Clint Eastwood est nommé docteur en Musique par le Berklee College of Music durant le Monterey Jazz Festival. Il a longtemps fait partie du conseil d'administration de cette université. En recevant cette distinction, Eastwood déclare dans son discours qu'il s'agit de « l’un des plus grands honneurs [qu'on lui ai] fait »169. L'année suivante, il reçoit du National Board of Review le prix du meilleur acteur pour sa performance dans Gran Torino170.

Ordre du Soleil levant qu'a reçu Eastwood

Le 29 avril 2009, le gouvernement japonais annonce qu'Eastwood a reçu l'Ordre du Soleil levant avec des raies d'or et un ruban, ce qui représente la troisième plus grande des huit classes associées à ce prix171. À la fin de l'année, il est nommé Commandeur de la Légion d'honneur168. En 2010, il est couronné par l'American National Medal of Arts pour son service et sa contribution à l’art cinématographique national. Il s'agit de la plus haute récompense décernée à un artiste en Amérique. Parmi les prix pour lesquels il a été nommé, on trouve notamment six Oscars, trois BAFTA Awards, deux Prix David di Donatello, deux Césars, neuf Golden Globeset quatre Saturn Awards. En outre, il a fait partie à cinq reprises de la sélection officielle du Festival de Cannes et il a remporté deux récompenses à la Mostra de Venise. Parmi les prix qu'il a gagnés, il y a quatre Oscars, trois Césars, deux DGA Awards, deux Golden Globes, sept Kinema Junpo Awards, deux Satellite Awards et une Palme d'honneur lors du Festival de Cannes 2009.

Il a reçu à Lyon le Prix Lumière 2009 du premier Festival Lumière pour l'ensemble de sa carrière. Clint Eastwood est également décoré de l'ordre des arts et des lettres, au rang d'officier.

Voix francophones

En version françaiseJacques Deschamps double l'acteur pour son personnage de l'« homme sans nom » dans la Trilogie du dollar (1964 à 1966) de Sergio Leone172(composée de Pour une poignée de dollarsEt pour quelques dollars de plusLe Bon, la Brute et le Truand172). Jean Lagache est sa voix pour quelques films (dont Joe KiddLe Canardeur et L'Évadé d'Alcatraz172). Néanmoins, c'est à partir de 1971, que Jean-Claude Michel devient la voix française régulière de Clint Eastwood dans la plupart de ses rôles jusqu'en 1997 (et de façon ininterrompue de 1980 à 1993 - dont la série de films L'Inspecteur HarryBronco BillyPink CadillacImpitoyable et Dans la ligne de mire172,173etc.). Puis à partir de 1999, l'année de la mort de Jean-Claude Michel, Hervé Jolly lui succède et devient la voix française la plus fréquente de l'acteur (Jugé coupableSpace CowboysCréance de sangGran TorinoUne nouvelle chance, et La Mule)174. Occasionnellement, il a aussi été doublé à trois reprises par Jacques Thébault (la série RawhideUn shérif à New York et Sierra torride172) et deux fois par Denis Savignat172 (Quand les aigles attaquent et De l'or pour les braves). À titre exceptionnel, Pierre Hatet lui prête son timbre si particulier dans Les Proies172Alain Doutey dans Sur la route de Madison172 et Marc Cassot lors du film Million Dollar Baby172.

En version québécoiseJean Fontaine a principalement été la voix de l'acteur (dont Les Enjeux de la mortLa Cadillac roseLa Recrue175etc.). Lors de rares occasions, Hubert Fielden l'a également doublé à deux reprises (Les Pionniers de l'espace et Gran Torino175). Exceptionnellement, Jean-Marie Moncelet lui prête sa voix pour le film La Fille à un million de dollars175.

Versions françaises
Versions québécoises
Note : La liste indique les titres québécois.

Notes et références

Notes

  1.  Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2.  À noter par ailleurs que la biographie autorisée écrite par Richard Schickel sous le titre Clint Eastwood ne dévoile aucun trait des origines de l'acteur et réalisateur Clint Eastwood.
  3.  (en) This is just a wonderful one, it goes to everybody i can think off. […] In the year of the woman, the greatest woman on the planet is here tonight — my mother, Ruth.
  4.  Sonny est un terme familier anglais, diminutif de l'anglais son, c'est-à-dire fils. Sonnypeut être traduit par « fiston », par exemple.
    (fr) familli.fr, « Sonny [archive] », consulté le 20 octobre 2009
  5.  Où il côtoie Jackie Jensen, futur joueur star des Red Sox de Boston
  6.  Cette théorie a été avancée par les premiers attachés presse de Clint Eastwood. Néanmoins, elle est vite considérée comme un mensonge : dès la sortie de Honkytonk Man, on apprend qu'il anéantissait tous les efforts de ses professeurs d'art dramatique qui cherchaient à lui donner un rôle dans leur pièce. Sally Rinehart Nero, professeur d'anglais et d'art dramatique, affirme que Clint Eatwood n'était inscrit à aucun de ses cours ou ateliers.
  7.  I.e. le journal d'Oakland
  8. ↑ a et b Cette théorie selon laquelle Eastwood aurait été remarqué par Arthur Lubin en personne durant le tournage de Francis chez les wacs est inexacte, car Eastwood avait déjà quitté Fort Ord quand le tournage eut lieu. Arthur Lubin est un réalisateur polyvalent sous contrat avec Universal, à l'apogée de son succès dans les années 1950. Clint est sans doute le « beau gosse » dont parlent ces communiqués. Néanmoins, le réalisateur expliqua qu'une personne le conduisit à une station-service de Los Angeles où Clint travaillait. C'est là que les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois.
  9.  Voir les dialogues du passage où apparaît Clint sur Wikiquote : La Revanche de la créature.
  10.  Anita Ekberg est d'ailleurs sans cesse prise en photographie devant la piscine de la Villa Sands, où elle arbore son célèbre maillot de bain en peau de léopard.
  11.  Rawhide désigne un cuir non traité, ou le fouet fabriqué dans ce cuir.
  12.  Le tournage s'effectue entre deux saisons de Rawhide, permettant à Eastwood de conserver son contrat avec les producteurs de la série. C'est d'ailleurs cet argument d'Irving qui a décidé Eastwood à accepter ce contrat.
  13.  Ce qui équivaut à 1 500 000  d'après (fr) « fxtop [archive] » (consulté le 9 novembre 2009).
  14.  Un shérif à New York était initialement, avant la refonte du scénario, un remake de Rawhide. En effet, le scénario représentait un nouveau Rowdy du sud-ouest à New York, un peu perdu, qui s'essaye à faire la loi.
  15.  Quand les aignes attaquent est un film de guerre, alors que Clint Eastwood n'avait jusqu'à présent joué que dans des westerns.
  16.  À noter que ce film est le dernier de sa carrière.
  17.  Toutefois, s'il est vrai qu'Universal ne lui propose pas, de 1969 à 1973, des scripts intéressants, la société n'est pas seule responsable. Don Siegel et Eastwood ont carte blanche pour travailler le script.
  18.  Paul Newman refuse de jouer dans ce film, du fait de son pacifisme. Dans sa biographie, Let Me Entertain You, David Brown, coproducteur du film, assure pourtant qu'Eastwood était également quelqu'un de pacifiste.
  19.  Eastwood n'ayant aucune notion d'escalade dut suivre une formation de quelques jours. Au cours de ce tournage, David Knowles, un alpiniste qui accompagnait l'équipe pour l'aider à travers la montagne, trouve la mort lors d'un éboulement.
    p. 323.
  20.  C'est ainsi, par exemple, que son directeur de la photographie fait une chute de trois mètres, après laquelle il doit réapprendre à marcher, son côté gauche étant resté paralysé durant plusieurs jours.
  21.  De son côté, Sondra Locke est mariée au même homme depuis son adolescence. Mais il s'agit plus d'un « mariage de façade ». En effet, lorsque le couple a emménagé à Hollywood, Anderson s'est rendu compte qu'il est homosexuel.
    p. 378.
  22.  Eastwood ne désirait plus avoir d'enfant, il déclare même que c'est Maggie Johnson qui avait voulu en avoir avec lui. Il pense que cela nuirait à leur couple.
  23.  Qu'Eastwood incarne pour la première fois un héros fanfaron.
  24.  Le film réalise toutefois un score tout à fait bon à la fin de son exploitation : 80 000 000 $, voire la section filmographie de l'article (année 1980).
    (en) Box-office mojo, « Every Which Way But Loose [archive] », consulté le 6 janvier 2010.
  25.  Dans le roman de Clancy Carlile, c'est le personnage d'Eastwood, Red Stoval, qui propose à son neveu, Whit, de fumer un joint. Pour garder l'image de l'homme bien, Eastwood modifie la scène : c'est un étranger qui fume le joint sous la table où est installé Whit, qui inhale donc de la fumée accidentellement. De plus, la Packard devient une Lincoln Continental. L'univers musical souhaité par Carlile est aussi entièrement modifié, tendant à être plus commercial.
  26.  L'actrice Sondra Locke, à l'époque, avait peur que son image reste jamais associée à celle de l'homme qui partageait sa vie.
  27.  Il avait préféré terminer un script pour la Columbia Pictures avant celui d'Eastwood.
  28.  Le personnage de Sondra Locke élimine plusieurs des hommes qui ont violé sa sœur, dont George Wilburn et Kruger.
  29.  Variety a même publié à ce sujet : « Certains ont pensé que le ministre socialiste aurait été gêné d'honorer personnellement une star amerloque dont les films d'action avaient de par le passé été fréquemment accusés d'être porteurs d'une idéologie de droite ».
  30.  Kyle Eastwood a déjà vingt ans, alors qu'Alison en a seize. Cette dernière dira cependant, à l'occasion d'une interview : « je ne crois pas que ça [notre éducation] ait eu un impact sur sa décision ».
  31.  Selon Clint Eastwood : Une légende, c'est ce motif qui l'a poussé à accepter de prendre en charge le projet.
  32.  « Clint Eastwood - Libertarian »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur USA Today, 25 janvier 2004 « I like the libertarian view, which is to leave everyone alone » (j'aime la vision libertarienne, qui consiste à laisser tout le monde tranquille).
  33.  À propos de la chasse, après une remarque de Hillary Clinton : “I don't go for hunting. I just don't like killing creatures. Unless they're trying to kill me. Then that would be fine.” (« Je ne chasse pas. Je n'aime pas tuer les animaux. Sauf s'ils essaient de me tuer. Alors ça va. »). « Clint Eastwood targets the legacy of Dirty Harry » [archive], sur Los Angeles Times1er juin 2008.
  34.  Sur « The Other Son » [archive], sur Los Angeles Times, 19 octobre 2008p. 4 : « Crimes against children are the most hideous of all. I think they would be on the top of my list of justification for capital punishment »
  35.  L'autre homme est Warren Beatty pour Heaven Can Wait et Reds.
  36.  La trilogie du dollar est composée de Pour une poignée de dollarsEt pour quelques dollars de plusLe Bon, la Brute et le Truand.

Références[modifier | modifier le code]

Clint Eastwood : Une légende[modifier | modifier le code]

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Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Les ouvrages sont classés selon leur(s) auteur(s) par ordre alphabétique.

Films biographiques

Clint Eastwood : 35 ans de carrière, 35 films. Coffret DVD distribué par Warner à l’occasion des trente-cinq années de carrière d'Eastwood
  • 1976 : Harry Callahan / Clint Eastwood: Something special in films
  • 1976 : Eastwood in Action
  • 1982 : Clint Eastwood: Director (téléfilm)
  • 1989 : Eastwood & Bronson: Pablihasa detektib
  • 1992 : Eastwood… A Star (téléfilm)
  • 1992 : Eastwood & co: Making 'Unforgiven' (téléfilm)
  • 1992 : Clint Eastwood on Westerns (téléfilm)
  • 1993 : Clint Eastwood: The Man from Malpaso (téléfilm)
  • 1996 : The American Film Institute Salute to Clint Eastwood (téléfilm)
  • 1997 : Eastwood on Eastwood (téléfilm)
  • 1997 : Eastwood After Hours: Live at Carnegie Hall (téléfilm)
  • 2000 : American Masters: Clint Eastwood, Out of the Shadows (téléfilm)
  • 2003 : Biography: Clint Eastwood, Gut Instinct
  • 2010 : The Eastwood Factor (documentaire)

Articles connexes

Liens externes

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31 juillet 2019

L'ACTEUR AMERICAIN CLINT EASTWOOD

CIMEMA AMERICAIN  CINEMA AMERICAIN

Clint Eastwood le dernier géant du cinéma américain

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dernière interwiew de Clint Eastwood


Il ne compte plus les présidents ni les guerres que son pays a connus. Clint Eastwood, 84 ans, exerce toujours sa liberté de penser. À l’heure où son dernier film, American Sniper, interroge à nouveau le rapport des États-Unis à la violence, ce monstre sacré s’est confié à Florence Colombani à Los Angeles.

Les grands séducteurs ne meurent jamais. Surtout à Hollywood. « Je suis heureux de vous revoir », me lance Clint Eastwood, 84 ans, comme s’il se souvenait de toutes celles qui ont croisé sa route, le temps d’un verre ou d’une interview. Nous sommes dans une suite du Los Angeles Athletic Club, l’hôtel Art déco où Charlie Chaplin avait ses habitudes. Le cinéaste n’a pas pris une ride depuis notre dernière rencontre, cinq ans plus tôt, à Paris. Il a toujours ce regard bleu électrique, cette posture bien droite, la voix joliment éraillée. Est-ce à cause de sa taille (1,93 m) qu’il doit sans cesse plier et déplier ses grands compas sous la table ? Il parle lentement. Observe chaque détail. Meryl Streep dit que « Clint est à tout moment parfaitement conscient de l’effet qu’il produit » et elle a raison. L’acteur donne l’impression que rien ne compte plus à ses yeux que d’être là, maintenant, face à vous. Son sourire vous emporte : « J’espère que vous allez aimer Los Angeles. »

Clint Eastwood est un paradoxe vivant. En apparence, il ressemble au papy machiste et réactionnaire de Gran Torino (2008). Il incarne toujours une Amérique sûre d’elle, persuadée que ses interventions militaires sur la planète vont punir les méchants et rétablir l’ordre. Son nouveau film, American Sniper, dont la sortie française est prévue le 18 février, ne va pas améliorer les choses. Dans ce drôle d’objet aux accents militaristes, qui figure parmi les meilleurs films du cinéaste, Clint retrace la vie de Chris Kyle, tireur d’élite devenu célèbre pour avoir abattu pas moins de cent soixante « terroristes » en Irak, femmes et enfants compris, sans jamais exprimer le moindre regret sinon celui de ne pas en avoir tué davantage. Après la guerre, le soldat rentre aux États-Unis, monte un club de tir et se fait assassiner à bout portant par un marine de 25 ans. Clint Eastwood a rencontré la veuve et les enfants de Chris Kyle pour écrire cette histoire. Même s’il récuse les comparaisons avec son héros (« Je suis patriote mais je n’ai jamais ressenti la nécessité de me battre pour mon pays »), il porte un regard tendre sur un homme « qui veut être sur le terrain alors que sa famille a besoin de lui à la maison ». Il ajoute : « Pas mal de gars avaient ce genre de convictions dans le temps. »

C’est l’autre face du cinéaste, celle qui le rend si désarmant : il trouve toujours un gramme d’humanité quelque part, même au milieu d’un torrent de boue. Et il le sublime avec grâce. Qui aurait pu imaginer l’inspecteur Harry tournant un portrait de femme aussi touchant que Sur la route de Madison ? Quand il jouait les cow-boys, il affichait déjà cette élégance minimaliste. Sergio Leone lui avait expliqué qu’il devait en faire le moins possible, rester calme et immobile sur le champ de bataille au moment où tout le monde se tirait dessus. Quand il filme aujourd’hui, les personnages semblent avoir trouvé la paix intérieure à l’image de Kevin Costner dans Un monde parfait. Quel autre réalisateur aurait pu transformer Matt Damon en capitaine courage pour Invictus ? Même la délicate Hilary Swank est devenue boxeuse dans Million Dollar Baby. Lors de sa rencontre avec Clint Eastwood, elle avait les mains moites, le cœur qui battait à cent à l’heure. Lui s’est contenté de poser ses pieds sur la table en disant : « Bon, t’as intérêt à t’entraîner. »

Maître-nageur pendant la guerre

L’acteur a longtemps été associé à une réplique. Souvenez-vous: au début du Retour de l’inspecteur Harry (1983), il pénètre dans un restaurant, surprend des braqueurs en action, abat aussitôt l’un d’eux, mais un autre, plus coriace, s’empare de la serveuse et menace de la tuer. « Go ahead ! Make my day », lui  répond Harry-Clint dans une savoureuse formule, ainsi traduite en français : « Vas-y ! Fais-moi plaisir. » Le message est clair : rien ne peut altérer le plaisir de « Dirty Harry » quand il veut faire régner la justice. Deux ans plus tard, un autre acteur (moins bon que Clint, il est vrai) devenu président des États-Unis, reprendra l’expression : « Je suis prêt à signer un veto pour bloquer toute augmentation des impôts imposée par le Congrès, lance Ronald Reagan à un parterre de chefs d’entreprise. Et je n’ai qu’une chose à dire à ceux qui veulent augmenter les impôts : “Go ahead ! Make my day.” »

Cette formule a longtemps associé Eastwood à une droite réactionnaire, en particulier auprès des critiques de cinéma. La terrible Pauline Kael, critique cinématographique du New Yorker, est allée jusqu’à qualifier l’acteur de « fasciste ». « Je vous assure que ces films n’ont pas été faits par des fascistes », me glisse aujourd’hui Clint Eastwood. La réalité est évidemment plus complexe. En 1952, cet enfant de la classe ouvrière d’Oakland, Californie, a pris sa carte du parti républicain pour soutenir Dwight Eisenhower. Il militait surtout pour un candidat désireux d’en finir avec la guerre de Corée (1950-1953). « J’avais 11 ans au moment de l’attaque de Pearl Harbor, me raconte-t-il. Je me ­rappelle le patriotisme de ces années de guerre, la ferveur des gens... mais ça a été une période terrible. À la fin, tout le monde disait : “C’est merveilleux, c’est terminé.” Et cinq ans plus tard, tout recommençait. On mobilisait à nouveau et je devais faire partie du contingent. On me parle de la Corée. “Où c’est ? j’ai demandé. Qu’est-ce qui se passe là-bas ?” C’était surréaliste. » Il ne participera pas aux combats. ­Officiellement, l’armée a préféré utiliser ses qualités de maître-nageur pour ­former les jeunes recrues au camp de base.

“Je préfèrerai qu'on essaie de s'améliorer plutôt que d'intervenir chez les autres. ”

Aujourd’hui, l’acteur critique ouvertement la longue tradition interventionniste des États-Unis, au risque de brouiller son image de cinéaste fasciné par les guerres : « Je pense qu’il faut laisser les autres tranquilles, soupire-t-il. Si la guerre de Corée n’était pas nécessaire, celle du Vietnam ne l’était pas davantage. Et l’Irak, était-ce obligatoire ? Si encore on avait remplacé Saddam Hussein par Abraham Lincoln... Et si les armes chimiques sont si importantes, pourquoi est-ce qu’on ne bombarde pas l’Iran ? » Il précise :« Mon point de vue sur la guerre n’est pas du tout celui de Chris Kyle. Lui pense qu’il a eu raison sur toute la ligne. Il refuse de s’excuser. Il pense que c’est juste d’aller là-bas et de se battre pour un pays qui, de toute façon, ne croit sans doute pas à la démocratie. Moi, je préférerais qu’on reste ici et qu’on essaie de s’améliorer, d’améliorer notre situation plutôt que d’intervenir chez les autres. »

C’est l’ambiguïté – et le génie – de Clint Eastwood : il n’aime pas la guerre mais dépeint mieux que quiconque la fraternité qui se tisse au fil des épreuves. Dans Lettres d’Iwo Jima (2006), récit de la Seconde Guerre mondiale vue du côté nippon, il filme les soldats japonais avec une infinie précision et délicatesse. « Je parvenais à m’identifier à eux », me dit-il. Pourquoi ? « Parce que c’étaient des conscrits. Ils n’avaient pas choisi d’être là. Quand on est mobilisé, on vous arrache à votre vie, on vous soumet à un entraînement pour vous transformer en militaire, à la fois dans le corps mais aussi dans l’esprit. Toute mon unité est partie en Corée, à un moment dramatique où il y avait beaucoup de morts. Et moi j’ai échappé à cela. » Ses souvenirs traversent American Sniper. Clint, le jeune homme qui n’est pas allé au front en Corée, n’a pas oublié ses camarades morts au combat. À 84 ans, après tant de succès et d’honneurs, il a aussi fait ce film pour leur rendre hommage.

La mélancolie des "old days"

Clint Eastwood se définit comme un « libertarien » : il est convaincu que l’État doit intervenir le moins possible dans la vie des individus afin de ne pas entraver leur liberté – les impôts sont considérés comme une hérésie. Le cinéaste ne s’est pas limité à la théorie, il s’est confronté au terrain. Entre 1986 et 1988, il a été maire (sans étiquette) de Carmel-by-the-Sea, chiquissime station balnéaire de Californie. Il y vit toujours, entre sa splendide villa et son club de golf huppé où Jack Nicholson travaille son swing, cigare au bec. Il pratique la méditation, fait du yoga chaque matin, se nourrit de plats végétariens. Il s’est promis une chose : jamais on ne le reprendra à briguer un mandat. Comme s’il avait compris que le public pouvait excuser un mauvais film, pas un mauvais édile. « La politique, me confie-t-il, c’est derrière moi. Tout ce que je demande aux élus, c’est de travailler davantage. Allez les gars, arrêtez de faire campagne, mettez-vous au boulot. »

Les républicains sont fiers de ses engagements. En 2008, Clint a soutenu le candidat John McCain, vétéran du Vietnam : « Je l’admirais pour son courage et son honnêteté, raconte-t-il. Je respecte son expérience de soldat. Il a été prisonnier de guerre pendant des années. Il a même été torturé. Mais est-ce qu’il aurait été un bon président ? On ne le saura jamais. » Quatre ans plus tard, le cinéaste s’est donné sans compter pour le candidat Mitt Romney. Un épisode de la campagne est resté célèbre. Lors d’un meeting républicain, il est monté sur scène pour interpréter un curieux sketch dans lequel il dialoguait avec une chaise vide censée être occupée par le président Obama. « Je sais que, dans votre parti, certains ont été déçus que vous ne fermiez pas Gitmo [le surnom donné à la prison de Guantanamo]. Moi, je me dis : pourquoi fermer une chose qui nous a coûté tant d’argent ? » Un monologue gênant. Sur Twitter, le vrai Barack Obama a répliqué avec humour, en diffusant un portrait de lui assis dans un fauteuil du Bureau ovale, accompagné de ce commentaire : « Cette chaise est occupée. »

À l’évocation de cet épisode, Clint Eastwood se montre sévère à l’égard de Mitt Romney : « Il manquait d’élan, d’énergie. Il prenait les coups sans répondre. » Il confie n’avoir « jamais caché [ses] doutes sur la capacité de Barack Obama à être un grand chef d’État. » Mais précise-t-il, « il me semblait qu’il manquait d’expérience et je pense qu’on a vu que c’était le cas. » Cela ne l’a pas empêché de croire que ce premier président noir « mettrait un point final au racisme par sa seule existence ». En 2009, lors de la sortie d’Invictus, film sur la réconciliation en Afrique du Sud après l’apartheid, il m’avait raconté avec dégoût les souvenirs de la ségrégation en Amérique. « Même si j’ai parfois l’air nostalgique, je reconnais qu’il y a des domaines où mon pays est meilleur qu’autrefois. La tolérance et le respect de l’autre ont beaucoup progressé depuis ma naissance. Et j’en suis heureux. »

La nostalgie. C’est l’autre versant d’Eastwood qui ajoute encore à son charme. Au fil de l’interview, il s’enflamme pour « des vieux films, des séries B, qui dépassaient souvent ce que l’on peut faire aujourd’hui ». Il regrette le temps où les hommes ne se lamentaient pas. « Après la guerre, on leur disait : “Allez, rentrez chez vous, adios.” Il n’y avait pas d’accompagnement psychologique. Les gens repartaient chez eux mais ils n’avaient pas le droit de se plaindre, alors qu’aujourd’hui, c’est la mode. » Il lui arrive de prononcer l’expression « old days » (autrefois) avec une pointe de mélancolie. Les old days, ce pays disparu où il écoutait la radio pendant des heures avec ses copains : « Imaginez un peu, on s’asseyait près du poste et on restait là, sans bouger, captivés par la magie des mots ou de la musique. Ça paraît incroyable aujourd’hui. » Rien ne l’agace davantage que ces débats télévisés où l’hystérie empêche toute discussion. « Tout ce qu’on voit, c’est des gens qui se crient dessus, qui se coupent sans cesse la parole, qui passent leur temps à dire que c’est la faute des autres », confiait-il au magazine GQ en 2011. Aujourd’hui, il ajoute dans un regard attristé : « Autrefois, il n’y avait pas la famille ­Kardashian. »

Impitoyable : "Notre Consitution protège la liberté de culte et celle de porter une arme"

La remarque n’est pas anodine. Elle recèle une part d’amertume personnelle : c’est la téléréalité qui a eu raison de son dernier mariage avec l’animatrice Dina Ruiz. Pour de mystérieuses motivations, Mme Eastwood avait eu envie de s’afficher dans une émission intitulée Mrs. Eastwood & Company avec ses filles Francesca et Morgan. Des caméras suivaient les trois femmes dans des occupations aussi passionnantes que la pose d’un piercing sur le nombril et les séances de shopping. Tout le programme reposait sur l’apparition du grand Clint. Mais celui-ci a surtout passé son temps à éviter la caméra. « En tout et pour tout, l’inspecteur Harry n’apparaît qu’au détour de deux scènes, visiblement dépassé par cette dictature de la transparence que tout le monde, à part lui, a l’air de trouver normale », a relevé Télérama. Le programme a dû s’arrêter au bout d’une saison, faute de spectateurs. Et le mariage entre l’icône du cinéma et l’animatrice n’y a pas résisté.

Avec le temps, Clint Eastwood est devenu un expert ès séparations. Les femmes lui sont souvent tombées dessus. « À Hollywood, il y a beaucoup de moyens de régler son flux hormonal », a coutume de dire le malheureux séducteur. Officiellement, il a vécu avec cinq femmes, eu sept enfants. Sa séparation houleuse avec l’actrice Sondra Locke, au milieu des années 1990, a fait la joie de la presse américaine. Devant le juge, Clint Eastwood a répété soixante-dix-neuf fois la formule : « Je ne me souviens pas. » Grand prince, il a quand même autorisé l’actrice à conserver son téléphone mais il s’est battu pour la garde du perroquet. Les enfants ont-ils souffert de ses multiples histoires ? Le cinéaste ne le dit pas. Kyle, âgé de 46 ans, est un pianiste de jazz reconnu. Alison, sa petite sœur, a joué dans Minuit dans le jardin du bien et du mal. Scott, sosie du père, marche dans ses pas : en novembre 2014, il a joué au côté de Brad Pitt dans Fury. Un film de guerre, évidemment.

 

Un corps sur le pavé

Devant la caméra d’Eastwood, les enfants sont souvent des victimes. Meurtris, violés, assassinés comme dans L’Échange ou dans Mystic River. Dans American Sniper, plongés au cœur de la barbarie des adultes, ils portent des bombes qui menacent d’exploser à tout moment. « Mon grand âge me rend sans doute plus sensible, glisse le cinéaste. L’innocence des enfants peut être si facilement broyée par la société. Les enfants meurent de faim ou simplement parce qu’ils sont au mauvais endroit au mauvais moment. » Chris Kyle est lui-même élevé à la dure par son père. La scène de chasse est filmée comme un rite de passage vers l’âge adulte. « Moi aussi, j’ai chassé quand j’étais gamin, confie Clint Eastwood. Mais je n’ai pas aimé ça. Jamais je ne tirerai sur un cerf. »

Ce que le film exalte, le réalisateur le tempère avec soin. En particulier l’association de la Bible et du fusil, si souvent présente dans les westerns. « Notre Constitution protège la liberté de culte et celle de porter une arme. Pour ma part, je ne suis pas vraiment actif sur le plan religieux, même si je respecte ceux qui croient. Et je n’aime pas les armes, même si je comprends que l’on veuille en avoir une avec soi. Quand les choses dégénèrent, ça ne suffit pas de compter sur la police. Les policiers eux-mêmes vous diront qu’ils ne peuvent pas vous protéger. Si vous les appelez, ils vous diront : “On arrive dans trente-cinq minutes.” Et tout ce qu’ils trouveront, c’est un corps sur le pavé autour duquel ils dessinent à la craie. »

Avant de le quitter, je lui demande s’il a un autre projet en tête. Il a soudain l’air anxieux. Le temps file si vite. Il veut encore tourner « un vieux film, dit-il. Un film d’autrefois. » Il marque une pause, regard lointain, voix fébrile : « Vous aussi, vous aimez les vieux films, non ? » Une fois de plus le sortilège opère. J’en viens presque à imaginer que Clint Eastwood s’intéresse à ma réponse. Les grands séducteurs ne meurent décidément jamais.

 

Article paru dans le numéro 20 de Vanity Fair France (février 2015).

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par WIKIPEDIA DICTIONNAIRE

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Clint Eastwood (prononcé /klɪnt istwʊd/) est un acteur, réalisateur, compositeur et producteur de cinéma américain, né le 31 mai 1930 à San Francisco (État de Californie).

Autodidacte, il entre grâce à des amis au studio Universal où il interprète d’abord des petits rôles dans des séries B, puis l’un des rôles phares d'une longue série, Rawhide. Il se fait alors remarquer par Sergio Leone qui l’embauche pour la Trilogie du dollar (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand). Devenu célèbre, il interprète de nombreux rôles, d’abord pour Universal, puis pour Warner Bros., notamment ceux de L'Inspecteur Harry. En 1968, il devient producteur avec la création de la société Malpaso et réalise son premier film en 1971, avec Un frisson dans la nuit. Aujourd'hui, avec plus de quatre-vingts films à son actif, parmi lesquels Impitoyable, Sur la route de Madison ou encore Mystic River et plus récemment Million Dollar Baby, Gran Torino et J. Edgar, Clint Eastwood figure parmi les cinéastes les plus connus au monde.

D'abord connu pour ses rôles d'antihéros volontiers redresseur de torts et tragiques, dans des films d'action violents ou des westerns tels que L'Homme des Hautes Plaines ou encore Pale Rider, il a ensuite endossé des rôles plus touchants dans des films empreints d'un certain classicisme, influencés par le cinéma de John Ford et de Howard Hawks. Il est également connu pour ses comédies telles que Doux, dur et dingue et Ça va cogner. Il a ainsi été récompensé à de nombreuses reprises, remportant notamment quatre Oscars, cinq Golden Globes, trois Césars et la Palme d'honneur au Festival de Cannes en 2009.

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Sommaire

 

Sommaire

Biographie

Origines

Hôpital où naquit Clint Eastwood à San Francisco
Hôpital Saint Francis où naît Clint Eastwood

Clint Eastwood a toujours été mystérieux sur ses origines, sa vie privée et son passé. Eastwood est sélectif car il veut être celui qui sait sans divulguer. Lors d'interviews, il dévoile seulement la partie de son arbre généalogique qui met en valeur son imageN 1,L1 1. Pourtant, les origines d'Eastwood suivent de près l'histoire américaine. Ses ancêtres arrivent en Amérique du Nord au milieu du XVIIe siècle. Ils font partie des premiers colons à se lancer dans la conquête de l'Ouest. Sa famille se partage donc entre des membres installés à New York, dans l'Ohio, dans le Michigan, en Virginie, dans l'Illinois, en Louisiane, au Kansas, dans le Colorado, le Nevada, en Californie et enfin en AlaskaL1 2. Bien avant que Clint Eastwood naisse, sa famille est marquée par le monde du spectacle. Le premier Eastwood né en Amérique est Lewis Eastwood. Ses parents sont venus d'Angleterre ; ils sont toutefois d'origine irlandaiseL2 1,1. Bien qu'il ait déclaré à la presse être « le premier de la famille à avoir réussi »L1 3, Clint Eastwood est bien loin de la vérité : à la fin du XVIIIe siècle, Lewis Eastwood est devenu un entrepreneur renommé, classé cent troisième parmi les mille deux cents commissionnaires de la ville de New YorkL1 3. L'un des petits-fils de Lewis, Asa Bedesco Eastwood, l'arrière-grand-père de Clint, quitte la ville pour devenir mineur. C'est à cause de lui que le réalisateur a souvent montré, à travers ses films, une tendresse particulière à l'égard des mineurs, comme dans La Kermesse de l'Ouest (1969), L'Homme des Hautes Plaines (1973) ou encore dans Pale Rider, le cavalier solitaire (1985)L1 4. Habitué du commerce, Burr, l'un des fils d'Asa Bedesco, quitte sa famille pour travailler comme magasinier, emploi dans lequel il monte rapidement l'échelle socialeL1 5. Il épouse Jessie Anderson, une immigrante d'ÉcosseL1 5, qui lui donne deux fils, dont Clinton. Clinton se marie en 1927 avec Margaret Ruth Runner, une femme de la haute sociétéL2 1. Ils donnent naissance à un garçon qui leur dédie plus tard l'Oscar du meilleur film qu'il remporte pour ImpitoyableL1 6,2,3 :

« Cette victoire est simplement merveilleuse, je la décerne à toutes les personnes auxquelles je pourrais penser. […] Durant cette année de la femme, la plus grande femme sur la planète est ici ce soir — ma mère, RuthN 2. »

Clinton Eastwood Jr. est donc né le 31 mai 1930, à l'hôpital Saint Francis de San Francisco. À cette époque, le nourrisson était déjà célèbre. Sa mère déclare au journal anglais News of the World : « C'était le plus gros bébé de la maternité. Il pesait 5,2 kg. Les infirmières s'amusaient beaucoup à le montrer aux autres mamans. Elles l'appelaient « Samson ». Il était tellement grandL1 7,4. » Il fut surnommé Clinton Jr. en hommage à son père, bien que son nom complet soit Clinton Elias Eastwood Jr5. Toutefois, il fut surnommé par ses parents « Sonny »N 3. Les liens familiaux sont forts chez les Eastwood, comme l'exprime Ruth lors de la naissance de son fils : « Je suis tombée amoureuse de lui dès qu'il est néL4 1 ! ». Et cet amour est largement restitué dans tous les films dans lesquels Clint Jr. est impliqué par la suiteL4 1.

Enfance

La Grande Dépression

Photographie de nuit de la ville d'Oakland
Oakland, où Eastwood aurait passé son enfance

Ses différents attachés de presse ont, durant quarante ans, clamé que Clint Eastwood était originaire d'OaklandL1 8, ville ouvrière qui mettrait en valeur la réussite d'Eastwood. Ce dernier a même déclaré dans une interview que s'il traitait si souvent les gens de « trous du cul » dans ses films, c'était probablement à cause de son enfance passée à OaklandL1 8. Mais cette information n'est pas vraiment exacte. Dans la biographie écrite par Schickel publiée en 1996, on découvre qu'Eastwood a, en fait, grandi à PiedmontL3 1,L1 8. Schickel y déclare que les Eastwood ont grandi dans une « modeste maison au toit couvert de bardeaux », mais il précise que « cette maison était [toutefois] située à la limite d'Oakland »L3 1. L'enfance de Clint Eastwood est marquée par la Grande Dépression et le passage au cinéma sonore. Les journaux locaux ne traitent guère de la crise. Toutefois le chômage ne cesse d'augmenter. Il atteint un taux de 28 % en Californie. Si Oakland, d'origine ouvrière, est très touchée par la Grande Dépression, Piedmont fait figure de banlieue chic où la crise n'a pas de réel impact sur la vie de tous les joursL1 8. Toutefois, les parents du jeune Eastwood quittent la région : Clinton Sr. vient de perdre son emploi de commercial chez East Bay Refrigeration ProductsL1 9,6.

Photographie prise en hauteur de Spokane
Spokane, ville dans laquelle Clinton Sr. trouve un travail temporaire

Selon les divers témoignages, Clinton Sr. se met en quête de travail partout où il y en aL4 2. Il déclare ainsi à son fils : « dans la vie, on n’a rien pour rien », ce que Clint Jr. n’a jamais contestéL4 2. C'est d'ailleurs peut-être de ce nomadisme que naît la future passion d'Eastwood pour les westernsL4 3. Il n'a ni diplôme universitaire ni qualification professionnelle. Les voyant découragés, le frère de Ruth, la mère de Clint Jr., les dépanne financièrement comme il peut. Il aide par ailleurs Clinton Sr. à trouver un emploi dans une usine de réfrigérateurs à SpokaneL1 9. Ce dernier enchaîne avec un travail de pompiste sur Sunset Boulevard qu'il obtient grâce à des amis. La famille s'installe alors à Pacific Palisades, un district de Los Angeles. C'est durant cette période que Clint Jr. manque de mourir noyé à l'âge de quatre ans et qu'il assiste à la naissance de sa sœur, Jeanne. L'enfance de Clint Jr. est ainsi marquée par des déménagements incessants dus aux changements de travail de son père : ils vont à Sacramento, à Redding et bien d'autres villesL1 10. Ces voyages vont durer près de six ans. Cependant, Schickel déclare dans son livre sur Clint Eastwood qu'« il n'y avait jamais ni panique ni désespoir dans ces déménagements. […] Quand la famille faisait ses paquets, M. Eastwood avait toujours retrouvé un emploi. Et à aucun moment Clint ne s'est senti délaissé ou abandonné durant cette périodeL3 1. » Au milieu des années 1930, la mère de Clint Eastwood achète la maison de sa tante à Piedmont pour une somme dérisoireL1 10. En évoquant cette période, l'acteur déclare au Village Voice, en 1976, que « c'était une époque merdique ». Il ajoute « on n'était pas itinérants. […] C'était pas Les Raisins de la colère, mais c'était pas le luxe non plus » au Rolling StoneL1 10.

De retour dans sa ville natale, Clint Eastwood rend souvent visite à sa grand-mère, Virginia May Runner, jusqu'en 1937, date à laquelle cette dernière déménage vers la région rurale, derrière les faubourgs Est d'Oakland. Malgré son départ, Clint Eastwood ne la perd pas de vue pour autant, il va chez elle de temps en temps. C'est durant ces quelques séjours que Clint Eastwood apprend à monter à cheval. Il y apprend également les valeurs du sacrifice et du devoir :

« Grand-mère a eu plus d'impact sur ce que je suis devenu que n'importe quelle théorie de l'éducation. Elle vivait seule et était très autonomeL1 11. »

Premiers pas dans le monde artistique

Il est âgé de dix ans lorsque son père trouve enfin un emploi lucratif en tant qu'assureur à la Connecticut Mutual Life Insurance Co. Mais la Guerre éclate. Clinton Sr. étant mobilisable, il devient tuyauteur sur des chantiers navals. Peu de temps après, l'économie prend un nouvel essor grâce à la Guerre, et les Eastwood en profitent. La famille achète une résidence sur la Hillside Avenue, à quelques pas de l'école de Clint Jr. L'époque de sa vie qu'il qualifiait de « merdiqueL1 10 » est terminée.

Photographie prise en hauteur de la ville de Piedmont
Piedmont, ville natale de Clint Eastwood

Bien qu'appartenant à une famille tournée vers la religion, Clint Jr. n'est inscrit sur aucun registre de baptême et ne va jamais à la messe. Ce manque est certainement dû aux déménagements de son enfance. Lorsque David Frost lui demande si la religion est importante pour lui, Clint Eastwood répond : « Je ne souscris à aucune religion officielle. Mais j'ai toujours accordé beaucoup d'importance à ce genre de choses […]. Surtout quand je suis dans la nature. Je crois que c'est pour ça que j'ai tourné autant de films […] dans la nature. […] Je n'ai jamais vraiment réfléchi là-dessus à haute voixL1 12. »

Clint trouve son premier travail comme caddy sur un terrain de golf. Il distribue aussi le journal Oakland Tribune, tond des pelouses et emballe les courses des clients d'une épicerie locale pour se faire de l'argent de poche. En parallèle, sa vie scolaire n'est pas très épanouie : il change près de dix fois d'établissementL1 13. Il fréquente notamment les écoles Glenview, Crocket Highlands et Frank Havens School, toutes à proximité de PiedmontL1 13. À la deuxième d'entre elles, Eastwood suit un cours de photographieN 4, ce qui se révèle être son premier contact avec le monde artistique. Plus tard, au collège, Clint Eastwood découvre la comédie. Bien qu'il soit introverti, il est choisi parmi tous les élèves de sa classe pour interpréter le rôle principal d'une pièce par son professeur d'anglais, Gertrude Falk. Désastreux au début, il prend peu à peu confiance en lui et termine la pièce avec plusieurs rires appréciateursL1 14.

Malgré la présence de sa sœur, Clint joue seul. Il s'invente des amis imaginaires et mime des scènes avec ses jouetsL1 15. Voici ce que Clint Eastwood déclara à ce sujet au McCall's en 1987 :

« Comme j'étais presque toujours le petit nouveau, je jouais souvent tout seul, et dans ces cas-là votre imagination devient très vite active. Vous vous inventez plein de petites histoires dans votre tête…L1 15 »

Il découvre le jazz grâce à sa mère qui collectionne des disques. De son côté, son père joue de la guitare et chante dans un groupe improvisé. Clint grandit ainsi en écoutant des morceaux de jazz et de rhythm and blues. Il commence lui-même à jouer de la clarinette, puis du piano. Il finit même par prendre des coursL1 16. Cela deviendra par la suite une de ses passions.

La période « rebelle »

Clint entre à l'école secondaire en 1945. Il est indifférent à l'éducation et doit suivre les cours de rattrapage pour pouvoir passer en deuxième annéeL1 17. Bien élevé et socialement avantagé, Clint Eastwood devient de plus en plus un « marginal » qui cherche à se montrer rebelleL1 17. Le personnage solitaire du collège est désormais entouré de plusieurs amis. Malgré son physique sportif, Eastwood n’est pas un bon athlète, il ne s'investit pas dans les équipes sportives de l'école. Il déclare à ce sujet qu'il ne s'est « jamais vraiment impliqué dans les sports d'équipe, à cause de tous les déménagements »L1 18. Ce n'est pas exactement la vraie raison puisqu'il ne déménagea plus à partir de 1940. Les seuls sports que le futur acteur pratique sont le golf et le tennis. Il n'est pas intéressé par les sports collectifs. C'est pourtant un travail collectif qu'il effectue en créant la Malpaso des années plus tard, en embauchant de nombreuses personnes qui travailleront à ses côtés.

Vue de l'entrée de l'école technique d'Oakland
L'école technique d'Oakland dans lequel Eastwood termine ses études

Après avoir validé sa première année à l'école secondaire de Piedmont, Clint Eastwood la quitte pour l'école technique. Les raisons de ce départ sont assez floues. Certains affirment que c'est à cause des cours de théâtre que dispensait l'école technique que l'acteur changea d'établissementN 5. D'autresL3 1 avancent que c'est l'absence de familles noires ou asiatiques qui poussèrent Clint Eastwood à partir et d'autresN 6 déclarent qu'il a quitté l'école sur la demande de ce dernierL1 19 — Clint aurait inscrit sur le panneau d'affichage du stade de l'école des propos obscènes sur l'une de ses employéesN 7.

Il finit son cursus dans cette école technique. Durant cette période, il obtient sa première voiture, alors qu'il n'avait pas l'âge légal pour la conduire. L'acteur avait deux priorités dans la vie : les voitures et les filles. Il assouvit sa passion avec ses copains, entre balades en voiture et flirt à l'arrièreL1 20. On remarque d'ailleurs qu'une fois sa société de production créée, il enchaîne les films sur ces thèmes : Le Canardeur (1974), L'Épreuve de force (1977), Honkytonk Man (1982), Pink Cadillac (1989) ou encore La Relève (1990). À l'école secondaire, plutôt que de suivre des cours de théâtre, Clint assiste à des cours de mécanique et d'aéronautique. Il ne pense alors pas à son avenir, préférant vivre aux côtés de ses amis plutôt que de travailler ses leçons.

En 1948, la famille Eastwood doit à nouveau déménager, à la suite d'une promotion de Clinton Sr. Il est nommé directeur de l'une des usines de la société, à Seattle. Ses parents laissent derrière eux Clint Jr., qui termine son semestre à l'école hébergé par Harry Pendleton, l'un de ses camarades. Ainsi, à dix-neuf ans, il obtient son baccalauréat américain, malgré une scolarité dissipéeL1 21,6. Après ceci, Clint Eastwood demeure encore chez son camarade quelque temps. Entouré de son groupe d'amis, il est persuadé que la vie étudiante n'a aucun attrait. Il ne voit qu'un côté positif : faire la fête. Dans cette optique, il côtoie nombre de discothèques chaque fin de semaine. Un soir, alors qu'il rentre chez lui en voiture, accompagné de quelques amis, ils sont contraints de s'arrêter pour ne pas percuter des chevaux qui traversent la route. L'un d'entre eux reconnaît les chevaux : « Stop ! Je sais à qui ces chevaux appartiennentL1 22. » Tous descendent alors de la voiture, et ramènent les chevaux à leur propriétaire qui n'était autre que Howard Hawks. Eastwood croisa pour la première fois Hawks, réalisateur et producteur notamment des westerns de John Wayne. « Ce fut la seule rencontre d'Eastwood avec Howard Hawks, qui était l'un de ses réalisateurs préférés […]. Il dit considérer Hawks, de même que John Ford et Anthony Mann, comme des hommes qui ont beaucoup influencé son propre travail » écrit Janet Maslin dans un article du New York Times en 1993L1 23. Cependant, Clint n'échange aucune parole avec Hawks lors de leur rencontre.

Le début de l'âge adulte

Les prémices de la collaboration avec Universal

Vue d'une fontaine et de quelques bâtiments en arrière-plan de la Seattle University
La Seattle University dans laquelle Clint souhaite poursuivre ses études

Au début de l'été 1949, Clint Eastwood part rejoindre sa famille à Seattle. Malgré son manque de qualifications, il se fait embaucher dans une usine de Weyerhaeuser Company à Springfield, dans laquelle il reste un an. Il enchaîne ensuite plusieurs petits travaux : il fait l'inventaire des pièces chez Boeing, conduit un camion pour Color Shake, puis est veilleur de nuit chez Bethlehem SteelL1 24. En parallèle, il suit une formation et obtient de la Croix-Rouge le diplôme de maître-nageurL1 25. Il reçoit en même temps sa convocation au service militaireL2 2, où ce diplôme se révéla précieux. Il décide alors de poursuivre des études supérieures de musique à la Seattle University. Les étudiants ne sont pas repris, à cause de l'engagement du général Lewis B. Hershey d'envoyer 30 000 hommes en quatre-vingt-dix jours en Corée. Clint fait appel auprès du conseil de révision pour obtenir un délaiL1 25, mais on le lui refuse.

Clint arrive en 1950L1 26 à Fort Ord, le centre de réception des appelés, où des milliers de jeunes recrues arrivent pour renforcer l'armée du général Douglas MacArthur, qui souhaite mener une offensive vers le nord de la Corée. Son diplôme de maître-nageur lui vaut de ne pas partir en Corée, mais de devenir professeur de natation au campL1 27,L2 3. Il n'est pas envoyé en Corée grâce à la qualité de ses cours pour laquelle il termine caporal, et fait même l'objet d'une citation récompensant son mériteL1 28.

En sa qualité d'enseignant militaire, il lui est nécessaire de faire preuve de sang-froid et de témoigner d'un esprit de commandement qui lui sert par la suite, quand il devient réalisateur. Clint Eastwood déclare qu'une équipe de tournage, « C'est comme un peloton. Je guide le peloton vers l'endroit où il doit allerL1 29. » Fort Ord ressemble à une vraie ville : outre la caserne, on y trouve un centre de sport, une cantine, un hôpital, des magasins, des théâtres et des cinémas. Universal Pictures semble avoir entretenu une grande relation avec Fort OrdL1 29. Les nouveaux films y sont souvent montrés avant leur sortie nationale ; leur projection bénéficie même de la présence des acteurs et réalisateurs. Clint passe ainsi ses deux années de service, sans toutefois réellement entrer en relation avec une quelconque célébrité du monde du cinéma ; il réussit pourtant à s'ouvrir les portes des studios Universal.

Plusieurs soldats s'entraînent au Fort Ord
Fort Ord durant un entraînement

En 1952, Clint Eastwood peut voter pour la première fois. À l'instar de toute sa famille, il s'oriente vers le Parti républicain et vote pour Dwight David EisenhowerL1 30,L1 31. Il est entré en contact avec Universal International durant son service militaire, mais la manière dont cela s'est déroulé est assez floue. Plusieurs théories ont été proposées, et personne ne peut dire laquelle est la bonne. La première d'entre elles a été publiée dans un communiqué de presse publicitaire du groupe, le 18 février 1955 : on y apprend que Clint a été découvert par un individu en visite au Fort Ord qui a remarqué son physique avantageuxL1 32. « Clint Eastwood a été découvert par le réalisateur Arthur Lubin durant le tournage de Francis chez les wacs à Fort OrdL1 32,N 8,6. » Le communiqué de CBS lors de la sortie de Rawhide est plus complet à ce sujet : « une équipe de tournage Universal International était en train de travailler à Fort Ord, en Californie. Un audacieux assistant-réalisateur remarqua le beau jeune homme de 1,95 mètre alors qu'il s'apprêtait à faire la queue pour la cantine. Il lui dit : « quand tu auras fini, passe faire un tour sur le plateau. Je voudrais que tu rencontres notre réalisateur ». Clint s'exécuta et le réalisateur fut tellement impressionné par son physique […] qu'il lui demanda de le rappeler à Universal dès qu'il aurait terminé son serviceL1 32,N 8. La deuxième théorie au sujet de cette rencontre est légèrement différente. Publiée par Schickel dans son livre, elle met en avant Chuck Hill, une recrue de Fort Ord, qui encourage Clint à se rendre à Los Angeles. Mais Clint ne fait rien. Les deux hommes restent en contact, et Hill obtient un jour un poste à Universal où il fait entrer en cachette son ami. Il le présente à un caméraman, Irving Glassberg, qui voit en lui la future vedetteL3 1,L1 33. La troisième théorie est avancée par Earl Leaf. Ce dernier affirme que Clint restait durant des heures assis sur un tabouret en espérant se faire remarquer, à l'image de Lana Turner, découverte sur un tabouret du bistro Schwab's. Et, un jour ses espoirs se réalisent lorsqu'il rencontre une jeune standardiste qui le fait entrer à UniversalL1 34. Il semble que la première théorie, bien que déformée, se rapproche le plus de la réalitéL1 34.

La chance de Clint

Plus tard, Clint Eastwood quitte Seattle, où il a mis enceinte une fille dont les parents fréquentaient les siens. Scandalisés, ils fournissent à Clint la somme nécessaire pour payer l'avortement de la jeune fille, malgré le fait qu'il propose de l'épouserL1 35. Il promet alors à ses parents de devenir plus sérieux. Plus tard, il explique à ses amis que cet épisode fut « dévastateur » pour lui, que cette fille reste son seul « véritable amour ». Il décide donc de partir pour Los Angeles où il reprend ses études au Los Angeles City College et se met à fréquenter une fille qu'il avait rencontrée et fréquentée durant son service à OrdL1 36 : Margaret Neville Johnson, surnommée « Maggie »L2 4. Elle y travaillait comme secrétaire pour l'Industria AmericanaL1 37,L2 5,7,8. Un an plus tard, le couple annonce ses fiançailles. Et, lors de Noël 1953, à South Pasadena, les deux amoureux se marientL1 35.

Le Los Angeles City College est considéré comme le meilleur établissement de la ville pour apprendre la comédie, il a notamment formé Kim Novak, Robert Vaughn ou encore James CoburnL1 38. D'ailleurs, beaucoup de studios y envoient leurs acteurs sous contrat, pour qu'ils poursuivent leur formation. Malgré cette réputation, Clint Eastwood ne va pas dans cette université pour suivre des cours d'art dramatique, mais pour y suivre une formation commercialeL1 38. Il étudie ainsi de septembre 1953 à février 1954. Mais au printemps, Eastwood décide d'abandonner ses études : en avril, grâce à des personnes rencontrées durant son service militaire, il est embauché chez Universal, où il signe un contrat de courte duréeL1 38. Malgré la récession qui sévit aux États-Unis, Universal semble s'en sortir en produisant de nombreux films à petit budget. Clint Eastwood est donc embauché comme « inconnu pas cher »L1 39, avec un salaire de 75 $ par semaine6. Mais à cette époque rien n'est encore gagné, Clint n'ayant jamais appris à jouer la comédie.

En 1950, cependant, Sophie Rosenstein crée la Universal Talent School où l'on apprend la comédie. Chaque année, plus de soixante personnes s'y présentent, dix seulement gagnent le droit de passer une audition et deux ou trois sont retenues pour faire un essai filmé. Le premier critère de sélection, à l'époque, est le physique. En rencontrant Clint, Arthur Lubin a déclaré qu'« il était tellement grand, mince et beau »L1 40. Il lui propose immédiatement de faire un essai filmé, mais Eastwood, n'ayant aucune expérience du métier d'acteur, ne sait pas où se positionner ni ce qu'il doit faireL1 41. Malgré cet essai décevant, Lubin lui affirme qu'« il faut persévérer. Je te conseille d'aller à l'école d'art dramatique du studioL1 41 ». C'est ainsi qu'Eastwood obtient son contrat avec la société Universal. Signé le 26 avril 1954, il stipule que le studio bénéficie de ses « services exclusifs à titre d'artiste pour ce qui est du cinéma, des apparitions personnelles et des productions théâtrales, radiophoniques et télévisuelles »L1 41. Le contrat dure vingt semaines, avec un salaire de 100 $ par semaine et la possibilité d'être prolongé.

Clint se montre un bon élève dès les premières semaines : s'il n'a pas toujours de bonnes notes, il est consciencieux et attentif, ce que relèvent les professeurs qui le considèrent comme l'un de leurs meilleurs élèvesL1 42. Toutefois, sa réussite se limite aux cours ; lorsque Eastwood joue, il demeure froid et rigideL1 43. D'ailleurs, lorsqu'il passe sa première audition pour jouer dans le film La police était au rendez-vous (Six Bridges to Cross) de Joseph Pevney en mai 1954, il n'obtient aucun rôleL1 44. Il tente, sans succès, de jouer des scènes tirées de Brigadoon, Tessa, La Nymphe au cœur fidèle ou encore de Sept ans de réflexion pour montrer aux directeurs de casting ce qu'il vaut. Alors, il se rabat sur le doublageL1 44. Il travaille ainsi sur La Révolte des Cipayes, Le Signe du païen, Le Fleuve de la dernière chance et sur Deux nigauds et les flicsL1 44.

Une carrière naissante

L'ayant remarqué à Universal lorsque Lubin travaillait sur son film Francis chez les wacs, Jack Arnold décide d'engager Eastwood pour les besoins du tournage de La Revanche de la créature. Il y joue le petit rôle d'un laborantin, Jennings, qui assiste un médecin (John Agar) qui mène des recherches sur un monstreL1 45,N 9. Durant les années 1950, il obtient plusieurs rôles, mais toutes ses apparitions sont insignifiantes pour l'intrigueL1 46. C'est ainsi que le jeune Eastwood et sa femme, Maggie, déménagent dans un appartement à la Villa Sands, sur Ventura Boulevard, pour être plus proches des studios UniversalL1 47. Ils y côtoient des jeunes célébrités telles que Gia Scala, Anita EkbergN 10 ou encore Lili KardellL1 47. Eastwood est alors un ami proche de Scala et de Kardell, toutes deux également comédiennes de la Talent School. La période rebelle est oubliée, Clint essaye désormais de réussir sa vie.

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Entrée des studios Universal où Eastwood suit ses cours

Clint Eastwood apparaît à l'écran moins souvent que ses collègues de la Talent School. On le voit dans quelques films, mais sa présence est à peine remarquable. On le retrouve dans Ne dites jamais adieu, Brisants humains ou encore dans Les Piliers du ciel et La corde est prêteL1 48. Il participe, sans être toutefois crédité, aux films Le Cavalier au masque, El Tigre, La Danseuse et le Milliardaire (Ain't Misbehavin'), Les Forbans, L'Enfer des hommes, La Jungle des hommes, Coup de fouet en retour (Backlash) et Benny GoodmanL1 49. Si Universal profite ainsi de lui, Clint en tire profit et observe durant son apprentissage toutes les étapes de la fabrication d'un film.

Mais, en septembre 1955, son contrat avec Universal est sur le point d'expirer. Eastwood est persuadé que la société le renouvellera. Aussi, en rentrant des deux semaines de vacances qui lui avaient été accordées avec sa femme, il est face à une désillusion : son contrat et celui de deux autres personnes n'ont pas été reconduitsL1 50. Cet échec renforce sa détermination à continuer sa carrière dans le cinéma. Son amitié avec Lubin demeure inchangée : celui-ci l'invite souvent à manger ou à voyager avec lui, il lui offre des costumes ou lui prête de l'argent. Le réalisateur étant homosexuel, certains pensent même qu'Eastwood l'est égalementL1 50. Sa femme, jalouse de cette relation, demande à Clint de ne plus jamais revoir Lubin. Toutefois, les deux hommes restent en contact. Lubin offre à Eastwood le plus grand rôle de sa carrière à l'époque, et sa première apparition au générique : celui d'un officier qui recrute pour la brigade des Rough Riders dans La VRP de choc (First Traveling Saleslady)L1 51.

Il enchaîne avec un petit rôle, toujours pour Lubin, comme pilote dans Escapade au Japon (Escapade in Japan) et des apparitions à la télévision. Eastwood essaie en vain d'obtenir un contrat avec la Warner Bros., avec la Paramount Pictures ou encore avec la 20th Century FoxL1 52. C'est en 1959 qu'il réussit enfin à obtenir un grand rôle, dans la série télévisée Maverick. Il interprète le rôle d'un méchant qui essaye d'épouser une fille riche pour son argentL1 52. Toutefois, il est loin de s'épanouir grâce à son travail ; c'est Maggie Johnson, sa femme, qui, grâce à son emploi comme mannequin, permet à la famille de subvenir à ses besoins.

Il obtient en revanche une place dans C'est la guerre (Lafayette Escadrille) de William A. Wellman et un rôle, bien plus important que le précédent, dans Ambush at Cimarron Pass, western réalisé par Jodie Copelan. Il y incarne un soldat sudiste qui explore la frontière à la recherche de trafiquants d'armes. Considérant Ambush at Cimarron Pass comme la « pire étape de sa carrière »L1 53, et abattu par le manque de succès, il est prêt à abandonner le cinémaL1 54. Lorsqu'il assiste à une projection du film avec sa femme, il lui déclare : « Je vais arrêter. Il faut vraiment que j'arrête. Il faut que je retourne à l'école. Je dois commencer à faire quelque chose de ma vieL1 54 ». Après avoir été brièvement sous contrat avec la Marsh Agency, il trouve un nouvel agentL1 55, Bill ShiffrinL1 54. C'est la signature de ce contrat qui est certainement décisive dans la carrière de Clint Eastwood à cette époque. Allant plus loin dans la collaboration que Lubin, Shiffrin va permettre à Eastwood de se distinguer, et ce, à la télévision.

L'âge adulte : Universal et United Artists

Un succès imminent

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la photo noir et blanc montre à gauche Clint à pied, à côté d'un cavaler monté. Ils portent le costume des cow-boys et un lasso pend à la selle.
Eastwood et Don Hight durant le tournage de Rawhide.

Shiffrin remarque la carrure d'Eastwood et l'estime parfait pour un casting dont il a entendu parlerL1 56. Ce casting est organisé par CBS Corporation pour les besoins d'un feuilleton, un western diffusé en épisodes d'une heure. En entrant dans les locaux de la société, un cadre (qui n'était autre que Robert Sparks) le remarque et lui demande : « Combien mesurez-vous ? ». À quoi Eastwood répond « 1,95 mètre »L1 57. Le cadre l'invite alors à le suivre dans son bureau. Eastwood y rencontre pour la première fois Charles Marquis Warren, le producteur de la sérieL1 57. Le lendemain, son agent lui annonce qu'il doit passer des essais : lire un monologue d'Henry Fonda issu de L'Étrange Incident. Clint pense avoir tout loupé ; pourtant, une semaine plus tard, Shiffrin le contacte pour lui annoncer qu'il a obtenu le rôleL1 58. Il vient d'obtenir son rôle le plus important à l'époque, celui d'un cow-boy nommé Rowdy. La série traite de la transhumance, c'est pourquoi Warren voulait la nommer Outrider9,L1 59, mais la direction de la chaîne préfère RawhideN 11, titre définitif de la sérieL1 59. Si le tournage débute bel et bien10, sa programmation reste incertaine, car CBS ne sait pas encore comment l'introduire dans son programme, comment la mettre en valeur. Clint se souvient avoir pensé que sa « carrière va s'arrêter là, dans un sous-sol, dans un tiroir à CBS »L1 60. À Noël, Eastwood et sa femme partent voir la famille de Clint à Piedmont. C'est alors qu'ils reçoivent un télégramme annonçant la diffusion imminente de Rawhide, et la reprise du tournage dès le mois suivantL1 60.

Vue générale de la ville de Nogales
Nogales, où a lieu le tournage de Rawhide11

Eric Fleming interprète le premier rôle de Rawhide, mais pourtant Eastwood se considère comme la vedette, il en parle comme de « sa série » à ses amisL1 61. Les deux acteurs, lors du premier jour de tournage, en Arizona, en viennent même aux mains. Toutefois, Eastwood, en public, marque toujours un certain respect pour Fleming. Par ailleurs, Eastwood est considéré sur le plateau de tournage comme un proche par beaucoup d'artistes, comme Charles Marquis Warren et Paul Brinegar, qui l'identifient à leur propre frèreL1 62. Et cela tout au long du tournage, où le personnage de Fleming évoque la compassion d'un grand frère envers son petit frère ; Eastwood incarne l'homme fougueux qui n'a pas encore suffisamment d'expérience. Finalement, au fil du temps, le personnage incarné par Fleming perd en importance au profit de celui d'Eastwood. Cela est encore plus marqué dans le premier épisode de la deuxième saison, quand Endre Bohem reprend la série après le départ de Warren. Pour la première fois l'épisode est présenté par Rowdy, qui déclare « je suis Rowdy Yates, bouvier de cette bande… »L1 63.

Si Fleming demeure la star de la série, Eastwood monte dans l'estime des gens, et son nom commence à être connuL1 64. Son salaire s'élève désormais à 750 $ par épisodeL1 65, lui permettant de quitter la Villa Sands pour une maison à Sherman OaksL1 66. Il incarne pour l'Amérique le fils idéal, le « petit »L1 64. Ce qui ne plait pas trop à Eastwood. En effet, Rowdy incarne le « jeunot », l'adolescent, alors que Clint va avoir trente ans en 1960 ; d'ailleurs, le nom « Rowdy » peut se traduire par une personne turbulente, chahuteuse12. Clint le surnomme « le Crétin des plaines »L1 64,13. Son salaire lui permet d'investir : il achète nombre de voituresL1 65 et de propriétésL1 67, telles que « Mal Paso » et une autre près de Monterey. Grâce à Rawhide, Clint Eastwood réalise sa première interview en 1959 :

« Il faut toujours se vendre. Il faut vanter partout les mérites de ce produit que l'on est. Il faut croire en soi de la même façon qu'un VRP croit en son aspirateur. C'est difficile, mais si vous ne le faites pas, personne ne peut savoir ce que vous valez. À Hollywood, on ne peut se permettre d'être humble que quand on est déjà devenu une starL1 67. »

En plus de son jeu d'acteur, le producteur de la série demande à Clint Eastwood de jouer de la guitare et d'interpréter A Drover's Life ; et, dans un autre épisode, de monter sur les planches d'un saloon et de chanter Beyond the SunL1 68. Si le jazz avait bercé son enfanceL1 16, c'est désormais la country qui l'intéresse. Il lance ainsi sa carrière musicale. En 1959, Clint enregistre son premier album sous le label Cameo qu'il intitule Cowboy FavoritesL1 69. Toutefois, le succès de l'album est très limitéL1 69. Il s'essaie à plusieurs autres reprises dans la musique, mais ses tentatives sont relativement mal accueillies.

 

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Photographie publicitaire de Clint pour la série Rawhide

Post-Rawhide

Dès la troisième saison de Rawhide, les journaux de Hollywood relatent à quel point Eastwood est las de la sérieL1 70. Depuis la signature du contrat, CBS empêche l'acteur d'accepter une quelconque apparition dans une autre production. Dans une interview publiée dans le Hollywood Reporter, Clint déclare : « Je me prépare à me faire renvoyer, ce qui signifie que je ne pourrai plus travailler ici, mais j'ai reçu des propositions de Londres et de Rome pour des films qui devraient me rapporter plus d'argent en une année que ce que j'ai touché pour Rawhide en trois ansL1 70. » Toutefois, selon l'agent actuel de l'acteur, Ruth Marsh, Eastwood mentait. Il n'avait reçu aucune proposition, et son interview n'avait qu'un but : une augmentation de salaireL1 70. Les seules demandes qu'il a reçues se limitent à des courtes apparitions dans des programmes télévisésL1 70.

 

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En 1964, la série quitte le Top 25 sur lequel elle trônait depuis les débuts de sa diffusionL1 71,L1 72. Endre Bohem quitte la série pour la laisser à Vincent M. Fennelly, qui la cède lui-même à Bernard L. Kowalski et Bruce Geller ; Eric Fleming aussi est de plus en plus souvent absent. Tout est mis en œuvre pour pallier cet insuccès soudain, mais cela se révèle infructueuxL1 71. La série perd peu à peu sa cohésion. Fleming se voit alors proposer un rôle dans un western italien tourné en Espagne : Pour une poignée de dollarsL1 73. Mais le salaire prévu n'est pas élevé et Fleming essaie de négocier une augmentation. Il finit par refuser l'offre, préférant voir son nom associé à de grosses productions hollywoodiennes. Par le biais de Irving L. Leonard, Fleming passe la proposition à ClintL1 73. Au début, Eastwood a la même réaction que Fleming : il ne veut pas s'embêter avec un petit rôle dans un western étranger ; pire, il refuse de lire le scénarioL1 74. Mais, encouragé par Irving, il s'exécute en fin de compte. Il remarque une « intrigue intelligemment construite », ainsi qu'une similitude avec Le Garde du corps d'Akira KurosawaL1 75. Eastwood se décide finalement à postuler pour le rôle de l'homme sans nomL1 76. Les producteurs, qui ne connaissent pas Clint Eastwood, sollicitent l'avis de Richard Harrison, un acteur américain installé en Italie et qui avait lui-même refusé le rôle : il leur confirme qu'Eastwood serait un interprète convaincant14. Eastwood est finalement embauché pour tenir le rôle principal de Pour une poignée de dollars et signe le contrat pour 15 000 $L1 77,N 12,L2 6. À la fin du tournage, durant le montage, Sergio Leone, le réalisateur, ne sait pas encore ce que va donner le film (il n'est pas encore le grand réalisateur qu'il deviendra) et il ne se fait aucune illusion sur le rendu finalL1 78.

 

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Clint Eastwood dans Pour une poignée de dollars en 1964

Tandis que la septième saison de Rawhide est diffusée, en 1965, Leone termine le montage de son film. Lorsqu'il montre le résultat final à ses associés, l'un d'eux, Duccio Tessari, lui déclare qu'il s'agit d'un « très bon film »L1 79. Le titre est modifié : il ne s'agit plus de The Magnificent Stranger mais de Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari). Pour la promotion du film, les producteurs tendent à montrer une œuvre américaine. Leone prend le pseudonyme de Bob Robertson, Ennio Morricone, le compositeur, devient Dan Savio et Gian Maria Volontè John WellsL1 80. Tout est fait pour que le film réussisse. Pourtant, lorsque Leone se rend au marché du film de Sorrente, aucun grand distributeur ne veut prendre de risque pour un western réalisé par un inconnuL1 80. Le film n'est finalement projeté que dans une seule salle. Après deux très mauvais jours, le film fait salle pleine. En Italie, le film rapporte finalement 3 000 000 000 ₤N 13. Les critiques, italienne comme américaine, sont très élogieuses. Finalement nommé A Fistful of Dollars aux États-Unis, le film est vu comme le succès inattendu de l'annéeL1 80. Eastwood devient alors une véritable star en Italie15.

« L'Homme sans nom »

Article détaillé : Trilogie du dollar.

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Décors du film Le Bon, La Brute et le Truand. On peut y voir différentes maisons en bois propres à l'époque des westerns

Fort de son succès, Leone propose à Eastwood un rôle dans une suite de son film. Le budget alloué augmente largement. Leone engage Luciano Vincenzoni pour l'écriture du scénario. Le film s'intitule finalement Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in più). Pour les besoins du tournage, un nouvel acteur est embauché : Lee Van Cleef. Par ailleurs, Sophia Loren vient de proclamer Eastwood « la plus grande star masculine d'Italie »L1 81. Si le premier volet a consolidé l'image d'Eastwood en Amérique, ce deuxième lui donne une certaine notoriété mondiale. C'est la United Artists qui décide de distribuer le film à l'étranger. Les distributeurs sont enthousiastes alors qu'ils sortent d'une projection à Rome. Ils achètent le film pour 900 000 $L1 82. Alors qu'ils signent le contrat, Arnold Picker, intéressé par la production de son prochain film, demande à Sergio Leone ce qu'il compte faire par la suite. Leone n'avait jusque là rien en tête, mais il lui vient l'idée d'Il Buono, il brutto, il cattivo. Enchanté, Picker lui demande combien coûtera le film et décide de le produire. Avec Eastwood, ils tournent finalement Le Bon, la Brute et le Truand. Entre temps, Dino De Laurentiis engage Clint pour un petit rôle dans un film à sketchs, Les Sorcières (Le Streghe), sous la direction de Vittorio De SicaL1 83. Durant le tournage de Le Bon, la Brute et le Truand, Eastwood gagne en assurance. Il s'affirme au sein de l'équipe de tournage. Il parle même de se mettre prochainement à son compte pour tourner ses propres films, en tant que producteur ou réalisateurL1 84. Pourtant, sa collaboration avec Leone est des plus fructueuses : Le Bon, la Brute et le Truand est le volet le plus rémunérateur de la trilogie, il rapporte 8 000 000 $ en coûts de locationL1 85,16.

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Toutefois, le succès de la trilogie est surtout européen. Aux États-Unis, elle est quelque peu critiquée, et Eastwood a du mal à se faire embaucherL1 86. Les attachés de presse de la United Artists déclarent que « les producteurs américains faisaient désormais la queue pour s'offrir les services de Clint », mais c'est loin d'être le casL1 86. On lui propose un jour Pendez-les haut et court (Hang 'Em High), écrit par Mel Goldberg et Leonard Freeman. Il se montre réticent, mais face à une forte insistance de Leonard Irving, il accepte. Le film est une coproduction d'United Artists et Malpaso, société créée par Eastwood lui-mêmeL1 87. Il est le principal actionnaire de la firme et a, par ce biais, un certain contrôle sur les films dans lesquels il apparaît : choix du script, des principaux acteurs et du réalisateur. C'est ainsi que Ted Post, un vieil ami de Clint, assure la réalisation de Pendez-les haut et court : « C'était lui qu'il voulait, se souvient Goldberg, parce qu'il y avait beaucoup de scènes de dialogue dans lesquelles il allait être obligé de jouer. Il a dit que le peu de scènes qu'il avait pris plaisir à faire dans Rawhide avaient été celles que Ted Post avait réaliséesL1 88. »

Pendez-les haut et court est le quatrième western dans lequel Eastwood apparaît. Cependant, c'est le premier à être véritablement apprécié par la critiqueL1 89. Le New York Post déclare qu'il s'agit d'un « western de qualité, plein de courage, de périls et de passion »L1 89. Le film est également une réussite au box-office : lors de son premier jour, en juillet 1968, le film rapporte 5 241 $, ce qui se révèle être la meilleure première de toute l'histoire d'United Artists à l'époque, y compris les James BondL1 89. En deux semaines, le film est déjà rentable pour les sociétés de productionL1 89. Variety rapporte qu'United Artists considère le succès du film comme une juste récompense pour ses trois ans de collaboration avec EastwoodL1 89. Le magazine rajoute ensuite que le nom d'Eastwood est désormais synonyme de succès au box-office.

À cette époque, le fils d'Omar Sharif désire que son père tourne un film de cow-boys. Jack Lee Thompson réalise le film, et Eastwood est prévu en second rôle. Toutefois, le producteur déclare que si le film est une défaite, c'est à cause de lui, Sharif, la principale célébrité du film. Alors, Omar Sharif décide de ne pas prendre Eastwood dans le second rôle, le considérant comme trop peu connu. Il engage Gregory Peck. Ils tournent ensemble L'Or de MacKenna alors qu'Eastwood tourne Pendez-les haut et court. Le premier film ne marche pas du tout, alors que le second fait un carton et permet à Eastwood d'accéder au rang de star. C'est depuis ce temps que Sharif déclare à Eastwood, quand il le croise : « n'oublie pas, c'est moi qui t’ai fait ! »17.

Mais United Artists est à l'époque une « petite » société, et les productions ne s'y enchaînent pas comme à Universal. Eastwood n'écarte pas l'idée de retourner un jour chez le major qui l'a jadis rejeté. D'ailleurs, le contrat de Clint avec UA n'est pas un contrat d'exclusivité, et Malpaso peut, quoi qu'il arrive, traiter avec toutes autres sociétésL1 90. Ainsi, Jennings Lang permet à l'acteur de signer un nouveau contrat avec Universal, avec un salaire à plus du double de celui d'UA. Ce dernier lui assure le premier rôle dans le prochain long métrage de Don Siegel, Un shérif à New YorkL1 90, qui devait initialement être un feuilleton, avant que le script ne soit réécrit par Dean Riesner. Clint désire incarner un « connard héroïque », selon ses mots, cherchant à se distinguer de ses précédents rôlesL1 91,N 14.

Clint, col bleu : un nouveau genre

Kyle Eastwood durant un conert, en train de jouer de la guitare
Kyle Eastwood (2005)

Le 19 mai 1968, quelques mois avant la sortie du film Un shérif à New York, Maggie Johnson accouche de leur premier enfant : Kyle Eastwood. Cela faisait plusieurs années que Maggie souhaitait avoir un enfant, sans jamais y parvenirL1 92. Si Clint se dit très fier de ce nouveau venuL1 93, il ne peut pas rester longtemps à en profiter, face à ses obligations professionnelles. Cette période de sa vie est sans doute la plus active. Il accepte de tourner dans le film Quand les aigles attaquent de Brian G. Hutton malgré un salaire plus bas qu'à l'accoutumée. Ce film lui permet d'affirmer sa position en Europe et de changer de genreL1 93,N 15. Par la suite, il accepte un rôle dans La Kermesse de l'Ouest (1969), un nouveau film qui se démarque de tous les autres puisqu'il s'agit d'un film musical. C'est une adaptation d'un spectacle de Broadway sur la ruée vers l'or. Le rôle d'Eastwood a été spécialement créé pour l'acteur, car absent du script originalL1 94. Mais le tournage ne se déroule pas comme prévu. Si le film se voit attribuer un budget imposant, cela comprend le salaire de toutes les célébrités engagées sur le tournage, celui des choristes et le coût des décors. Qui plus est, une météo peu clémente détruit tous les décors extérieurs et le réalisateur, Joshua Logan, apparaît instableN 16,L1 95. Quoi qu'il en soit, l'épouse de Clint Eastwood se plaint de la longue absence de son mari vis-à-vis de leur jeune enfant :

« Je veux que Clint soit plus proche de son fils. Je vous assure qu'il l'a à peine regardé jusqu'à présent. Il enchaîne les films à une telle vitesse qu'il n'est à la maison qu'une ou deux fois par semaine. La dernière fois qu'il est rentré d'un tournage, il faisait nuit. Kyle dormait et Clint a à peine jeté un coup d'œil sur lui. C'est un peu dur pour un jeune pèreL1 96. »

Vue générale de Morelos où a lieu le tournage de Sierra Torride
Le Morelos où a été tourné Sierra torride

Fin 1969, Leonard Irving, le président de la Malpaso et conseiller financier d'Eastwood, meurt. Cet événement aura un effet néfaste sur l'acteur. Leonard est remplacé chez Malpaso par Bob Daley, un vieil ami de Clint, et Roy Kaufman devient son conseiller financierL1 97. Durant cette période, l'acteur se lasse d'Universal qui ne lui propose que des films dont le script est platN 17. Par ailleurs, le contrat signé entre la Malpaso et Universal stipule qu'en cas de désaccord majeur entre les deux sociétés, Universal a le dernier mot. Eastwood n'aime pas ce sentiment d'emprisonnement. Le premier différend entre les deux sociétés survient avec leur coproduction de 1970 : Sierra torride. Personne ne se met d'accord sur le scriptL3 2. Le contrat a été signé avant le succès de Pendez-les haut et court et Un shérif à New York, et Eastwood ne peut plus revenir en arrière. Lors de la signature, il devait donner la réplique à Elizabeth Taylor, mais c'est Shirley MacLaine qui est finalement retenue. Taylor souhaitait tourner en Espagne, ce qu'approuvaient Eastwood et Siegel, mais pas UniversalL1 98. Finalement, la critique est moins généreuse avec ce film. Le meilleur commentaire paraît dans le New York Times : « il est néanmoins bon, et il reste dans la mémoire »L1 99. Sierra Torride fait tout de même partie du classement des mille meilleurs films de tous les temps, publié dans le The New York Times Guide to the Best 1000 Movies Ever Made18.

Ensuite, Eastwood ne dispose que de quelques mois pour profiter de son fils avant de repartir sur le tournage de De l'or pour les braves. Tournage qui ne se déroule pas comme prévu : la météo est une fois de plus peu clémente, et les effets spéciaux ne fonctionnent pas comme voulu, brûlant par exemple les décors. Lorsque le tournage touche à sa fin, Eastwood n'en peut plus. C'est ainsi le dernier contrat qu'il passe hors MalpasoL1 100. Il enchaîne avec Les Proies, réalisé par Don Siegel durant l'hiver 1969. Julian Blaustein est nommé producteur par les studios, mais, après avoir critiqué Eastwood, trouvant que « le rôle aurait dû être attribué à un homme plus jeune et d'apparence plus innocente », il est rapidement évincéL1 101. Clint Eastwood incarne finalement ce jeune soldat nommé McB qui se réfugie dans un camp de filles, qu'il charme une à une en leur racontant des mensonges. Un critique parisien, Pierre Rissient, propose d'organiser la première du film au Festival de Cannes 1971. Mais Hollywood étant peu à l'aise à Cannes à l'époque, Universal refuse cette offre, bien qu'Eastwood la trouve génialeL1 102. Le studio s'occupe seul de la distribution du film, que Schickel considère comme « stupide »L3 1. À la fin de sa distribution aux États-Unis, le film ne fait pas de bénéfice, rapportant à peine 1 000 000 $L1 102. Mais Rissient est toujours enthousiasmé par Les Proies et s'arrange pour que des critiques français le voient avant sa sortieL1 103. Après la première à Paris, Paris Match en publie une critique élogieuse, le trouvant « étrange et violent, comme les nouvelles d'Ambrose Bierce »L1 104.

Les débuts comme réalisateur

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Clint Eastwood, en 1970, lors d'un tournoi de tennis

En 1970, Eastwood perd son père, Clinton Eastwood, qui meurt d'une crise cardiaqueL1 105. Il abandonne durant plusieurs semaines son projet suivant : Un frisson dans la nuitL1 106. Quand il revient, Eastwood est différent : il ne boit plus d'alcool fort et fait davantage attention à sa santé. Voici les propos de Fritz Manes sur cette époque de sa vie :

« Il a été complètement dévasté par la mort de son père, et ce parce que c'était la seule mauvaise chose qui lui était jamais arrivée dans la vie. Jusqu'ici les problèmes qui survenaient étaient toujours réglés à la fin de la journée. Il n'arrivait pas à comprendre ce qui lui arrivait. Il l'a pris comme une affaire personnelle — comme si on lui avait fait quelque chose, à lui, personnellement. Il a mis beaucoup de temps à s'en remettre, et Bon Dieu, il a bien failli s'effondrerL1 106. »

Un frisson dans la nuit, le dernier projet qu'a conclu Leonard Irving avant de mourir, est le premier film d'Eastwood en tant que réalisateur ; il y joue également le rôle principal. Ce film lui permet d'aborder le thème du jazz, et d'explorer une nouvelle fois la psychose sexuelle, après Les Proies qui met en scène un soldat qui devient l’objet du désir de plusieurs femmes, ce qui lui permettra de survivreL1 106. La mort de son père a eu un impact sur le style visuel du film, très sombre et mélancoliqueL1 107. Le tournage se déroule mieux que prévu : il coûte 50 000 $ de moins et se termine quatre jours avant la date fixéeL1 108. Rissient, qui est devenu représentant européen de l'acteur, organise une projection du film et la première rétrospective de l'œuvre d'Eastwood au Festival du film de San Francisco en 197119,L1 109. Mais cette première apparition dans un festival n'est pas une réussite : Eastwood n'est en particulier pas très apprécié des féministes. Mais cela n'empêche pas le film d'être accueilli chaleureusement lors de sa sortie en sallesL1 109. Quoi qu'il en soit, Un frisson dans la nuit constitue un nouveau tournant dans la carrière de l'acteur : en plus d'être pour la première fois réalisateur, Eastwood ne joue plus un cow-boy ni un militaire.

La même année, Current Biography estime les recettes totales des films d'Eastwood sur le marché mondial à environ 200 000 000 $, tandis que Life consacre Eastwood « star du cinéma la plus populaire du monde »L1 110. À cette époque, Eastwood n'a plus de projet de films, jusqu'à ce que Jenning Langs lui présente le script de L'Inspecteur HarryL1 111. C'est l'histoire de Harry Calahan, un policier de San Francisco déterminé à arrêter un meurtrier psychotique par tous les moyens. Le script, qui appartenait initialement à Universal, est finalement acheté par la Warner Bros. Frank Sinatra est un temps pressenti pour interpréter le rôle principal, mais le projet traînant en longueur, l'acteur abandonne finalement pour laisser sa place à Eastwood. Harry est un solitaire qui vient de perdre sa femme et qui ne cherche plus l'amour. Andrew Robinson est choisi par Siegel pour interpréter le méchant du film. C'est ainsi que commence le tournage de L'Inspecteur HarryL1 112.

Harry le charognard

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Photographie des studios Old Tucson, on y voit un bâtiment avec un vaste balcon au premier et dernier étage, et le rez-de-chaussée est marqué par un couloir
Les studios Old Tucson où débute le tournage de Joe Kidd20

Le tournage s'avère difficile au début. Il comprend de nombreuses cascades périlleuses, complexes à mettre en placeL1 112. Par ailleurs, Siegel attrape la grippe et doit s'absenter plusieurs jours du tournage : Eastwood décide de prendre sa place pour diriger le film lui-même durant son absence. L'Inspecteur Harry est clairement opposé à l'avertissement Miranda qui vise à informer un suspect de ses droits constitutionnels avant un interrogatoireL1 113,21. D'ailleurs The New Yorker publie une critique franche en janvier 1972 : « ce genre de film d'action a toujours recélé un potentiel fasciste, qui a fini par faire surface. […] Nous aurions tous la permission de tuer, comme Dirty Harry (...Je pue peut-être, mais j'ai un gros flingue !...) Mais dans la mesure où le crime est causé par la dépravation, la misère, la psychopathologie, et l'injustice sociale, L'Inspecteur Harry est un film profondément immoral22 ».

Harry Callahan symbolise pour l'Amérique un nouvel essor, un renouveauL1 114 : à l'époque, alors que la police est contestée et que la guerre du Viêt Nam risque d'être une défaite, il incarne le héros dont les Américains ont besoin. En décembre 1971, le film sort en salle (début 1972 en France). Il se hisse très rapidement en tête du box-office, pour finalement rapporter en fin d'exploitation plus de 53 000 000 $L1 115. Grâce à ce film, Eastwood devient la célébrité d'Hollywood la plus lucrativeL1 115. Malgré quelques mauvaises critiques concernant le côté « fasciste » du film, il a été généralement très bien accueilli. Au moment de la sortie de L'Inspecteur Harry, Richard Nixon annonce au peuple américain qu'il compte se présenter une nouvelle fois aux élections présidentielles. Eastwood déclare qu'il soutient Nixon, et est invité à plusieurs repas officielsL1 116. C'est ainsi qu'il se voit offrir un mandat de six ans au National Council of the ArtsL1 117, un organisme consultatif sur les subventions fédérales à apporter aux initiatives artistiques, bien que le nom de Cesar Romero ait d'abord été avancé.

À son nouveau poste, Eastwood privilégie les petits artistes américains, notamment ceux du milieu du jazz. Néanmoins, selon les archives du conseil, il ne participe pas souvent aux réunions organiséesL1 118 : il n'assiste qu'à cinq des vingt-cinq réunions entre 1972 et 1976L1 119. C'est en raison de ce manque d'assiduité qu'on demande à Eastwood de démissionner avant le terme de son mandatL1 119.

Son film suivant, Joe Kidd (1972), relève du même style que les précédents : un homme solitaire tente de faire la loi. L'histoire originelle s'inspire de la vie d'un leader passionné de la lutte pour la terre, Reies Lopez Tijerina. Mais Elmore Leonard l'a sensiblement modifiée pour que le personnage d'Eastwood devienne le hérosL1 120. Durant le tournage, Clint attrape une grippe qui se transforme ensuite en allergie sous forme de bronchite. Cela provoque le retour de ses crises d'angoisse, mais elles s'estompent lorsqu'il va voir Roxanne Tunis, qui lui enseigne la méditation transcendantaleL1 121. Il déclare à ce sujet lors d'une interview en 200923 :

Photographie du Mono Lake, où l'on voit un chariot de mineur, seul, dans cet immense désert ; il représente le film L'Homme des Hautes Plaines, puisque le tournage de ce film s'est effectué là-bas

« Méditez-vous encore ?
— Deux fois par jour.
— Comment cela fonctionne-t-il pour vous ?
— Cela fonctionne très bien, parce que cela vous donne l'occasion de rassembler vos idées, je suis très scrupuleux à ce sujet quand je travaille. »

Clint Eastwood décide de passer pour la deuxième fois derrière la caméra avec L'Homme des Hautes Plaines. C'est le premier western qu'il tourne lui-mêmeL1 122. Ce film est très proche, par l'intrigue et la mise en scène, de ceux tournés avec Sergio Leone : un étranger arrive dans une ville et il est engagé pour la protéger de trois méchants. Le tournage s'effectue dans les environs du lac Mono, où Henry Bumstead crée un décor mystérieuxL1 123. Et, dans la scène finale, Eastwood fait un clin d'œil à trois de ses principales collaborations : alors qu'il part à cheval, on voit, gravés sur des pierres tombales, les noms de Don Siegel, Sergio Leone et de Brian G. Hutton. Eastwood déclare à la presse qu'il « enterre [ses] réalisateurs »L1 123. Cette même année 1972, sa femme donne naissance à leur deuxième enfant : Alison Eastwood. Maggie Johnson est d'autant plus heureuse qu'elle souhaitait depuis longtemps avoir une fille. Eastwood fait figure de mari modèle depuis bien des années, mais ses conquêtes ne passent plus inaperçues aux yeux de la presse. On peut désormais lire dans les premières pages des journaux des titres comme « Pourquoi dit-on que Clint Eastwood est le pire mari de tout HollywoodL1 124 ? »

L'âge adulte : Warner Bros.

Une suite à Harry ?

Juste avant la sortie en salles de son dernier film, Eastwood contacte Elmore Leonard pour lui demander s'il a un nouveau script en tête, quelque chose de similaire à l'Inspecteur HarryL1 125. En fait, si Clint Eastwood veut tourner une suite à Harry, c'est à cause du trop faible pourcentage qu'il touche sur les recettes du filmL1 125. Leonard lui propose un script qu'il a ébauché : un cultivateur d'artichauts qui vit à Castroville refuse de céder face à une association de malfaiteurs qui veut lui extorquer de l'argentL1 126. Eastwood refuse ce projet, surtout parce que Castroville est bien trop proche de Carmel où il vitL1 126. Leonard finalise tout de même son projet en le modifiant. Mr. Majestyk est tourné en 1973 avec Charles Bronson à la place d'Eastwood.

Clint Eastwood et William Holden sur le tournage de Breezy en 1973

Elmore Leonard parle toutefois d'une suite de L'Inspecteur Harry à Clint qui met tout en œuvre pour voir le projet écloreL1 126. Mais, entre-temps, Jo Heims lui propose un tout autre rôle : celui d'un agent immobilier propulsé dans une relation avec une fille « libérée »L1 126. Eastwood déclare ainsi à la presse : « J'ai bien cerné le personnage. Elle voulait que je le joue. Je lui ai dit : « Jo, je ne crois pas que je sois dans la bonne tranche d'âgeL1 126 ». Il accepte néanmoins de le mettre en scène et Breezy est tourné en 1973. Le film n'est pas une grande réussite : il n'a ni marqué le public, ni la critiqueL1 127.

Alors que Breezy ne marche pas, la Warner annonce qu'Eastwood va reprendre le costume de L'Inspecteur Harry pour une suite, d'abord nommée VigilanceL1 128. Au début, les scénaristes essaient de travailler dans la continuité du premier film, mais ils changent vite d'avis. Dans Magnum Force, son titre définitif, Harry gagne en charme, et il a désormais une relation avec une femme. Ce deuxième film comporte une intrigue plus simplisteL1 128. Durant le tournage, Eastwood, également producteur du film, a souvent été opposé au réalisateur, Ted Post, car il veut économiser le budgetL1 129. Lors de sa sortie en salle, le film est dénigré par les critiquesL2 7. On peut lire « toujours le même truc » ou encore « moralisme embrouillé » dans des périodiques américainsL1 130. La plus dure est écrite par Pauline Kael : « comme [Clint Eastwood] n'est pas acteur, on peut difficilement le traiter de mauvais acteur. Il faudrait qu'il fasse quelque chose pour que l'on puisse évaluer ses qualités de comédienL1 130. » Malgré tout, le film réalise un meilleur score au box-office que L'inspecteur Harry, rassemblant en fin d'exploitation plus de 39 000 000 $.

Photographie de la montagne enneigée de l'Eiger où a été tourné La Sanction
L'Eiger, où a lieu le tournage de La Sanction

Stan Kamen propose ensuite à Eastwood le script du Canardeur. C'est l'histoire d'un braqueur de banques, vétéran de la guerre de Corée, qui cherche à garder une longueur d'avance sur les membres de son groupe. Il se lie d'amitié avec un autre homme, surnommé « Pied de biche », durant un voyage. Ensemble, ils vont récupérer l'argent qu'a déjà caché le braqueur avant que quelqu'un ne s'en empare. Kamen refuse de vendre le projet si son auteur, Michael Cimino, n'en est pas le réalisateurL1 131. Eastwood accepte de rencontrer Cimino, qui n'est autre que le scénariste de Magnum Force, et ils s'entendent sur le projet. La Warner refuse au dernier moment de le produire, le trouvant trop atypique pour EastwoodL1 132, mais la United Artists reprend l'affaire. Clint n'apprécie pas beaucoup ce film parce que Jeff Bridges lui vole la vedetteL1 133 ; d'ailleurs, Bridges est nommé pour un Oscar et pas Eastwood. D'autre part, le film, dont beaucoup louent les qualités, ne remporte pas le succès attendu, ce qui l'énerve passablement. C'est pourquoi le deuxième film prévu entre Malpaso et UA ne voit finalement pas le jour.

Eastwood tourne ensuite, en tant que réalisateur et acteur, La Sanction, une adaptation du roman de Trevanian The Eiger Sanction. C'est l'histoire d'un universitaire spécialiste en histoire de l'art à qui l'on demande de reprendre du service en tant que tueur à gages, son ancien métier, pour exécuter une dernière mission en échange du tableau d'un grand artisteN 18. Le film est produit par Richard Zanuck et David Brown. Le tournage a lieu dans les Alpes suisses, pour donner un côté réaliste à la prise de vuesN 19. Le tournage manque d'être arrêté à cause des conditions extrêmes, et l'impatience d'Eastwood met en danger plusieurs techniciensN 20,L1 134. Lors de sa sortie, le film est boudé par la critique. On peut même lire que c'est une « farce grotesque »L1 135. Cela se répercute sur la réception du public qui s'avère très mauvaise. En fin d'exploitation, le film rapporte seulement 14 000 000 $L1 135.

Prémices d'une longue collaboration

Photographie de Paria, une ville fantôme où a eu lieu le tournage de Josey Wales ; c'est en fait un vaste désert

Frank Wells, le vice-président de la Warner Brothers, apprécie beaucoup Eastwood. Sa société détient par ailleurs tous les droits sur la saga de L'Inspecteur Harry. Clint Eastwood, à cette époque, est déçu de son film précédent, qui n'a pas marché, alors qu'il misait beaucoup dessusL1 135. Wells le persuade alors de signer avec la Warner, en septembre 1975, un contrat très avantageux. Le studio s'engage à tirer un grand nombre de copies des films d'Eastwood, accompagnées de campagnes publicitaires sans précédent. De plus, Eastwood peut enfin se prononcer sur la stratégie publicitaire à adopter, et sa société, Malpaso, gagne en importanceL1 136,L2 8.

Leur première collaboration, initiée par Malpaso, est Josey Wales hors-la-loi. Eastwood engage Philip Kaufman pour l'écriture du scénario et la réalisation. Mais au bout de quelques jours de tournage, il le renvoie24,L1 137. Les deux hommes ont des avis très divergents, et la méthode de prise de vues de Kaufman ne convient pas à l'acteur. Eastwood prend dès lors les commandes de la réalisation. Cette affaire fait beaucoup de bruit en Amérique, et mécontente la Directors Guild of AmericaL1 137 qui édicte une règle, baptisée la « règle Eastwood » qui punit ce genre d'action25. Finalement, à sa sortie, le film est apprécié par la critique. Il est aujourd'hui considéré comme « l'une de ses œuvres les plus profondes, les plus personnelles »L1 138. Cette bonne réception est en partie due à l'ampleur de la campagne publicitaire et aux invitations luxueuses offertes aux critiquesL1 139.

« Eastwood est un interprète si taciturne et intéressé par l'action qu'il est facile d'oublier le fait qu'il réalise beaucoup de ses films — et beaucoup parmi les meilleurs et les plus intelligents. Ici, avec l'humeur changeante, la beauté humble et la photographie de Bruce Surtees, il a réussi à créer un western sentimental magnifique. »

— Roger Ebert, au sujet de Josey Wales hors-la-loi, Chicago Sun-Times

Gail Morgan Hickman et S. W. Schurt, deux anciens élèves de l'école secondaire d'Oakland et grands admirateurs d'Eastwood, lui proposent un script de cent dix pages de leur invention. La Warner considère que l'intrigue a un bon potentiel, mais que le scénario nécessite une réécriture. Alors, Eastwood renvoie le texte aux deux jeunes, qui passent beaucoup de temps à retravailler leur histoire, pour finalement rendre un travail plus mauvaisL1 140. Avec cette perte de temps, Eastwood perd son statut de numéro un au box-office, et en même temps six mois de production qui lui coûtent cher. Le script devient la nouvelle suite des aventures de Harry Callahan, cette fois opposé à un groupe de terroristesL1 140. Eastwood engage Stirling Silliphant, qui vient de terminer une collaboration avec Don Siegel, pour adapter le scénario. La proposition majeure qu'il fait est d'associer Callahan avec une femme, et son histoire s'intitule L'inspecteur ne renonce jamais, titre du nouvel épisode de la saga. Par ailleurs, si Eastwood est pressenti pour la réalisation, c'est James Fargo, à la surprise générale, qui occupe finalement le posteL1 141. En fin de compte, le film est un grand succès, avec une recette de 46 236 000 $ aux États-Unis. Le côté féministe d'Eastwood est très apprécié, même s'il est élu « pire acteur de l'année » par Harvard LampoonL1 142. Il s'agit du plus grand succès, à l'époque, de l'acteur.

Les années Locke

Cela fait plusieurs mois, depuis Josey Wales hors-la-loi, qu'Eastwood a une relation avec l'actrice Sondra LockeL1 143. En parallèle, il se penche sur son prochain film : L'Épreuve de force, pour lequel il cherche une actrice devant interpréter un personnage lié à la mafia. La Warner pense d'abord à Barbra Streisand, une valeur sûre compte tenu du coût du scénario. Dennis Shryack et Michael Butler ont en effet vendu leur premier script à Universal pour 300 000 $ et 15 % des bénéfices, mais pour L'Épreuve de force, ils demandent 500 000 $ et 15 % des bénéficesL1 144. Toutefois, Eastwood voit mieux Sondra Locke dans le rôle, ce que les deux scénaristes approuvent quand ils découvrent un aspect fragile mêlé au côté dur de sa personnalitéL1 145. Avec ce film, Eastwood reprend le poste de réalisateur. Et, comme à son habitude, le tournage s'effectue très rapidement, Eastwood préférant la spontanéité de la première prise. Plusieurs critiques lui reprochent d'avoir trop mis l'accent sur les scènes de violenceL1 146. Selon d'autres, comme Arthur Kinght dans le Hollywood Reporter, c'est le jeu de Sondra Locke qui relève le film. Le film se révèle néanmoins être l'un des dix plus grands succès de l'année 1977.

Photographie du centre de Albuquerque où l’on aperçoit plusieurs buildings élevés
Lieu de tournage de Doux, dur et dingue (Albuquerque)

La fin du tournage de L'Épreuve de force marque le déménagement de Sondra Locke à Sherman Oaks (Los Angeles) pour se rapprocher d'Eastwood. Ils font ensemble la couverture du magazine People, pour leur deuxième collaboration. Eastwood y porte un regard ambigu sur Locke, et il la surnomme « princesse »L1 147. C'est ainsi que Maggie Johnson, l'épouse d'Eastwood, apprend sa relation avec l'actriceN 21. Elle appelle donc un avocat. La famille Eastwood effectue un dernier voyage à Hawaï, durant lequel Maggie Johnson espère sauver son couple. À son retour, l'acteur annonce à Locke que sa femme compte demander une séparation légale, et non un divorceL1 148. Cela faisait déjà une dizaine d'années que le couple allait mal, mais Maggie Johnson espérait se tromper quant à son mariL1 149. Un jour, Locke convainc son compagnon de tourner une comédie, Doux, dur et dingue, ce qui marque un brusque changement de cap dans la carrière de l'acteur et réalisateur. Les producteurs de Malpaso et de Warner sont d'ailleurs dubitatifs quant à cette idée. Ils organisent même un sondage auprès du public pour voir s'il assisterait à la projection d'un tel film avec Eastwood. Le résultat est mitigé, mais les studios acceptent finalement de financer le projetL1 150.Locke fait à nouveau partie de la distribution. La promotion est assurée par la sortie, peu avant la distribution du film, de la bande originale qui figure parmi les meilleures ventes country de l'annéeL1 151. Pour parfaire la publicité, la Warner diffuse des bandes-annonces à la télévision nationale américaine. Le film sort finalement fin 1978 dans 1 246 salles en même temps. La critique n'apprécie pas ce nouveau film, « tellement mauvais » selon Variety. Mais côté public, il obtient un véritable succès. La Warner, et Eastwood, battent leur record au box-office en enregistrant une recette totale de 85 196 485 $, rien qu'en Amérique.

Photographies de plusieurs cellules de la prise d'Alcatraz en Amérique
Prison d'Alcatraz

Pendant la distribution de Doux, dur et dingue, Johnson et Eastwood débattent du partage des biens de l'acteur. Dans un premier temps, il doit trouver une nouvelle maison, laissant l'ancienne à sa femme. Il en achète une à Shasta en Californie, qu'il partage avec sa compagne, LockeL1 152. Malgré ce rapprochement, le film suivant d'Eastwood ne comporte pas de rôle pour elle. L'Évadé d'Alcatraz possède une distribution composée quasi exclusivement d'hommes, qui jouent les détenus de la fameuse prison d'Alcatraz. L'histoire se fonde sur l'évasion de trois prisonniers qui a eu lieu en 1962. Eastwood a déjà tourné dans cette ancienne prison pour L'Inspecteur ne renonce jamais. Il accepte le rôle à condition que Malpaso en soit la compagnie productrice. Don Siegel, le réalisateur, qui désire également produire le film, double le salaire de l'acteur et achète le script pour être pleinement propriétaire du projet. Les deux hommes se fâchent quelque peu parce que Siegel décide de présenter le film à Paramount Pictures plutôt qu'à Warner, le studio qui produisait Eastwood jusque làL1 153. Dans un premier temps, Siegel se met en quête d'un autre acteur pour le rôle principal, bien que Paramount ait réellement envie de voir Eastwood jouer dans son film, le débauchant ainsi de Warner. Mais Siegel ravale sa fierté et prend rendez-vous avec Eastwood. À la fin de l'entrevue, les deux hommes sont à nouveau amis, et se lancent dans leur cinquième collaborationL1 154. Le tournage s'effectue rapidement, au milieu des visites touristiques du pénitencier. La Paramount a dépensé beaucoup d'argent pour la restauration des cellules.

Photographie d'un banc construit par la Malpaso pour la distribution de L'évadé d'Alcatraz : y est inscrit, dessus, « Malpaso Productions » ou encore « Escape from Alcatraz » ainsi que « Paramount Pictures »
Banc construit par Malpaso pour la distribution de L'Évadé d'Alcatraz

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Ce film est le premier de la collaboration d'Eastwood et de Siegel dont le montage s'effectue sans ce dernier. Eastwood assiste donc à toute la post-production. C'est le plus long des films dans lesquels Eastwood est dirigé par Siegel depuis leurs débuts : il dure 120 minutesL1 155. La conclusion contraste également avec beaucoup des films d'Eastwood puisque peu de personnes sont tuées. À sa sortie, en décembre 1979, le film est très bien accueilli par la critique : on parle de « grâce et sérénité cinématographique » et de « cinéma cristallin », et Siegel est catalogué « conteur classique »L1 155. Ce film est toutefois le dernier qui réunit au générique les noms de Siegel et Eastwood. Siegel paraît dégoûté de ce qu'Eastwood est devenuL1 155. Cela n'empêche pas L'Évadé d'Alcatraz d'être un succès au box-office, avec une recette finale de 43 000 000 $ aux États-Unis ; succès faible cependant au regard des précédents films d'Eastwood.

 

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Une mauvaise passe

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Photographie de Clint Eastwood en 1981. Il porte des lunettes de soleil, a les cheveux grisonnants et porte une chemise surmontée d'un pull
Clint Eastwood en 1981

À la fin des années 1970, Sondra Locke doit avorter deux fois d'Eastwood à sa demandeN 22. Un jour, elle découvre le script de Bronco Billy par le biais de Malpaso, script qu'elle apprécie particulièrement pour son côté chaleureux, et le propose à Eastwood. « C'était mon projet chouchou. Je l'ai supplié de le faire. Je trouvais ça tellement bienN 23. Je dirais que ça a été le truc le plus personnel de tout ce que j'ai fait avec ClintL1 156. » Pour se racheter auprès d'elle, il accepte le projet. Il prend les postes d'acteur et réalisateur et commence la production de Bronco Billy début 1980. Le tournage s'effectue rapidement, en six semaines, avec un budget minimaliste pour l'époque : 5 000 000 $L1 157. C'est David Worth, le directeur de la photographie, qui s'occupe de l'éclairage ainsi que de trouver les décors. Il arrive sur les lieux bien avant Eastwood pour tout préparer, afin que les prises de vues puissent débuter dès l'arrivée du réalisateurL1 157.

La Warner ne change pas sa stratégie et déploie une vaste campagne publicitaire dont le budget s'élève à 2 650 000 $, avec l'organisation d'avant-premières et une sortie dans 1 316 sallesL1 158. Tout le monde pense que le film va se placer en tête du box-office dès sa sortie. Mais à la surprise générale, Bronco Billy est la première collaboration entre Warner et Eastwood à faire une mauvaise première semaine : « Le lancement du film n'avait rien de comparable aux hauts standards auxquels Eastwood les avait habitués ». Alan Friedberg, président de la National Association of Theaters Owners, déclare même que « les gens aiment voir Clint Eastwood avec un cigarillo dans la bouche et un flingue dans la main […]. Mais Bronco Billy est une comédie, et il n'y a même pas de chimpanzéL1 159 ». Tandis que le film rate sa sortie, Eastwood est déjà sur le tournage du film suivant : Ça va cogner, une suite à Doux, dur et dingue. Lorsqu'il apprend la nouvelle, il entre dans une colère terrible, et menace de quitter Warner Brothers. Il décide de prendre désormais en main la campagne publicitaire de ses films. Il crée de nouvelles affiches pour Bronco Billy et des critiques décident de retourner le voir. Beaucoup d'entre eux publient de nouveaux commentaires sur le film ; on lit par exemple « le film ne marche pas au box-office et c'est vraiment dommage », dans le Los Angeles Weekly, ou encore « vraiment très drôle » dans VarietyL1 160. Malgré tout, le film est une déception pour Eastwood et pour Warner, et l'acteur prend la décision de ne plus tourner de comédie, du moins pour le momentL1 160.

Photographie d'un MiG-25 en plein vol, au-dessus d'une forêt
Un MiG-25, avion sur lequel se base l'avion fictif MiG-31 Firefox vu dans Firefox, l'arme absolue

L'histoire de Ça va cogner est bien différente de Doux, dur et dingue. Le personnage de Sondra Locke est méconnaissable. L'actrice déclare même à son compagnon : « mais qui suis-je ? Quels sont les liens entre mon personnage et celui d'avant ? », ce à quoi Eastwood répond, irrité, « s'ils remarquent ça… »L1 161. Le film est projeté dans 2 560 salles à sa sortie, un nombre record. Sorti à la fin de l'année 1980, il fait partie des films moyens, selon Warner. Et Ça va cogner est à nouveau une déception. Aux États-Unis, il ne réalise qu'une recette de 10 000 000 $ lors de sa semaine d'ouvertureN 24.

Eastwood enchaîne en 1981 avec Firefox, l'arme absolue, film qu'il réalise et produit, et dans lequel il interprète le rôle principal. Ce film est la toute première production d'Eastwood. S'il endosse ce nouveau poste, c'est pour passer outre une grève prochaine de la Directors Guild of America qui interdit la présence du réalisateur en salle de montage26. Il peut de cette manière assister au montage, en tant que producteur. En parallèle, le Museum of Modern Art de New York organise une journée d'hommage à Eastwood, ainsi qu'une projection de quatre de ses films27. À cette époque, l'acteur est las de jouer les durs, il veut en terminer avec Harry le charognard. Et, alors qu'il revoit l'un des scénaristes de L'Épreuve de force, Dennis Shryack, ce dernier lui présente un nouveau script dont le personnage central est un flic solitaire, d'âge mûr, qui lutte contre le crime organisé, mais qui perd toutes ses batailles. Eastwood y voit l'occasion idéale de donner une fin à L'Inspecteur Harry, ce serait sa dernière missionL1 162. Mais le décès de Jo Heims, scénariste de deux de ses films et du même âge que lui le bouleverse beaucoupL1 162. Peu après, Eastwood reçoit le script de Shryack, mais il déteste l'histoire, alors que c'est lui-même qui l'a demandée. Acheté par Andrew Davis, ce script devient finalement Sale temps pour un flic, et c'est Chuck Norris qui interprète le rôle principal. Peut-être pour se racheter, Eastwood demande à Shryack de lui écrire un western classique, dans le genre de L'Homme des vallées perdues, et publie une annonce dans laquelle il déclare être à la recherche d'un nouvel Inspecteur HarryL1 162.

L'homme politique, père dévoué et féministe

Eastwood a débuté sous le mandat d'Eisenhower, il s'est fait reconnaître du public durant celui de Nixon, et contribue ensuite à la célébrité de Reagan. En 1980 et 1984, l'acteur soutient la campagne de ce dernier, dont le slogan n'est autre qu'une réplique du Retour de l'inspecteur Harry : « Vas-y, fais-moi plaisir ! »L1 163. Dans son élan patriotique, Eastwood finance le projet de James Gritz : une expédition menée à deux reprises pour libérer des prisonniers au LaosL1 164. Ces expéditions sont des échecs puisque aucun prisonnier n'est découvert, et qu'en outre deux mercenaires américains y perdent la vie. Eastwood, en homme taciturne, ne daigne pas parler publiquement de cette affaire. Mais il envisage de l'utiliser pour son prochain Inspecteur HarryL1 165. Par ailleurs, si l'on met de côté Ça va cogner, la première production de Malpaso durant cette décennie Reagan, Firefox, l'arme absolue, démontre un retour manifeste à la Guerre froide comme source d'inspirationL1 166.

Photographie d'une Lincoln Continental vue de devant

En attendant de trouver un bon scénario pour les prochaines aventures de Harry Callahan, Eastwood décide d'adapter un roman de Clancy Carlile, Honkytonk Man, une tragédie émouvante et pittoresque sur les rêves puis la mort d'un chanteur de musique country