L'ACTEUR ECOSSAIS SEAN CONNERY ( 1930-2020 )  ... DIT JAMES BOND 007 

 

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BIOGRAPHIE 

Sean Connery [ˈʃɔːn ˈkɒnəɹi][1] est un acteur et producteur britannique né le 25 août 1930 à Édimbourg (Écosse) et mort le 31 octobre 2020 à Nassau (Bahamas).

Révélé en devenant le premier acteur incarnant le personnage de James Bond au cinéma, il tient ce rôle, qui lui confère une célébrité mondiale, dans six films d'EON Productions  James Bond 007 contre Dr No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967) et Les diamants sont éternels (1971)  et revient dans le non officiel Jamais plus jamais (1983). En parallèle de James Bond, ses autres films notables de l'époque sont Pas de printemps pour Marnie (1964), Le Crime de l'Orient-Express (1974), L'Homme qui voulut être roi (1975) et Un pont trop loin (1977).

Après plusieurs années incertaines, il se renouvelle avec des rôles de mentors à partir des années 1980 dans de grands succès commerciaux comme Highlander (1986), Le Nom de la rose (1986), Les Incorruptibles (1987) et Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989). Sa notoriété consolidée, il remporte de nombreux prix, dont l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Incorruptibles, le BAFTA du meilleur acteur pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose et un Cecil B. DeMille Award en 1996 pour l'ensemble de sa carrière. Il prend sa retraite après son rôle d’Allan Quatermain dans La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003).

Icône du cinéma britannique, Sean Connery est anobli par la reine Élisabeth II en 2000, pour services rendus au cinéma britannique devenant ainsi Sir Sean Connery[2]. Il est également membre de l'ordre de l'Empire britannique. Fier de ses origines écossaises, il affiche publiquement son soutien à l'indépendantisme écossais[3].

Biographie

Jeunesse

Thomas Sean Connery naît le 25 août 1930 dans le quartier de Fountainbridge, situé à Édimbourg, en Écosse. Issu d'un milieu très modeste, il est le premier fils de Joseph Connery (1902-1972), ouvrier dans une usine de caoutchouc et chauffeur d'engins de chantiers et d'Euphemia McBain « Effie » McLean (1908-1985), femme de ménage[4],[5]. Son père était un catholique d'ascendance irlandaise, alors que sa mère était une protestante écossaise[6].

À la naissance de son frère Neil, en 1938, il a huit ans et il doit travailler pour gagner sa vie. Il est distributeur de lait (milkman)[7] le matin et apprenti boucher l'après-midi, après l'école[8].

Sean Connery abandonne l'école à l'âge de 13 ans. En 1946, il s'engage à seize ans dans la Royal Navy pour trois ans. Son entraînement se déroule à Portsmouth, au sein de l’école d’artillerie navale ainsi qu’avec les membres d’une équipe de contrôle anti-aérien. Quelques mois après son incorporation, il est assigné comme matelot à bord du porte-avion HMS Formidable, l’un des fleurons de la marine britannique ayant servi dans la mer du Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant sa période d'engagement, il se fait faire ses deux tatouages : sur un avant bras, l'inscription « Dad and Mum » (« Papa et Maman ») et sur l'autre « Scotland forever » (« Écosse pour toujours »).

Deux ans plus tard, à l’âge de dix-neuf ans, Sean Connery est réformé à cause d'un ulcère gastro-duodénal (UGB), un mal dont souffre la plupart des jeunes hommes de sa famille. Il vit alors de divers petits métiers : maçon, livreur, terrassier, maître-nageur à la piscine de Portobello (quartier à Edimbourg), homme à tout faire dans les coulisses du King’s Theatre et, pour quinze shillings de l’heure, modèle pour les étudiants de l’Edinburgh College of Art[9], qui admirent sa carrure et sa beauté.

Grâce à Archie Brennan, un ami bodybuilder ayant décroché le titre de Mr. Scotland, il travaille même comme polisseur de cercueils et commence à s'adonner au culturisme. Il indique dans sa biographie qu'il décroche la 3e place du concours de Mister Univers en 1950[10]. Cependant, il ne figure pas dans le palmarès officiel. De toute évidence, il ne possédait pas une musculature capable de rivaliser avec celles de Steve Reeves, le vainqueur de 1950, ou de Reg Park, arrivé second. Probablement Sean Connery faisait-il allusion à la troisième place du concours junior à Londres[11]. C'est cependant par le canal du culturisme qu'un autre compétiteur lui suggère de passer une audition pour un rôle de figurant dans la comédie musicale South Pacific, qui sera jouée en 1951.

C'est ainsi qu'au début des années 1950, il rencontre son premier véritable amour, la jeune actrice Carol Sopel, dont les parents, juifs orthodoxes, refusent le mariage. Un moment brisé de chagrin, il se reprend et s'interdit toute sensiblerie, se fabriquant un personnage de macho ténébreux[12].

Il compte alors ses premiers engagements. Durant cette décennie, il apparaît tour à tour à la télévision, au théâtre dans Point of Departure, A Witch in Time, Témoin à charge d'Agatha Christie et au cinéma, en 1955, dans Geordie de Frank Launder et Au bord du volcan (Action of the Tiger) de Terence Young, qui constituent son apprentissage.

En 1958, il participe à une audition au Royaume-Uni et en Irlande, organisée par le studio Walt Disney Pictures pour Darby O'Gill et les Farfadets (Darby O'Gill and the Little People, 1959)[13].

Il est particulièrement remarqué pour son rôle dans le téléfilm Anna Karénine produit par Rudolph Cartier pour la BBC en 1961, où il partage l'affiche avec Claire Bloom[14].

Son premier rôle à la télévision américaine est celui d'un porteur dans un épisode de The Jack Benny Show.

En 1962, il participe à l'épopée de Le Jour le plus long (The Longest Day) dans le rôle de Flanaghan (dans la scène du débarquement sur la plage de Sword, il tombe à l'eau en sortant de la barge).

James Bond : 1962-1971 et 1983

Sean Connery dans Pas de printemps pour Marnie (1964).

En 1961, le London Express organise un concours afin de trouver un acteur original pour le rôle de James Bond, l'agent 007, sorti de l'imagination de l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming[15]. Sean Connery remporte le concours devant pas moins de six cents candidats (dont David Niven, qui jouera James Bond dans la parodie Casino Royale, en 1967, James Mason ou encore Cary Grant)[16], et va incarner le héros dans sept épisodes, six produits par EON Productions, la société d'Albert R. Broccoli et d'Harry Saltzman, et le septième non officiel produit par Warner Bros. :

L'acteur est choisi par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli après que les autres aspirants au rôle de James Bond ont été écartés, le budget restreint contraignant les producteurs à engager un acteur inconnu. Albert R. Broccoli explique que c'est en visionnant Darby O'Gill et les Farfadets (Darby O'Gill and the Little People) qu'il décida d'engager Sean Connery pour interpréter le personnage de James Bond[17].

Le créateur de James Bond, Ian Fleming, émet des réserves sur le choix de l'acteur : « He's not what I envisioned of James Bond looks » (« Il ne ressemble pas à l'idée que je me faisais de James Bond ») et « I’m looking for Commander Bond and not an overgrown stunt-man » (« Je recherche le capitaine de frégate Bond, pas un cascadeur qui a trop grandi »), ajoutant que Sean Connery (musclé, 1,88 m et écossais) n'est pas assez raffiné. Mais Ann Charterism, la compagne de Ian Fleming, objecte que Sean Connery a le « charisme sexuel requis ». Ian Fleming changera d'avis après la première triomphale de James Bond 007 contre Dr No (Dr. No) : il est tellement impressionné par la performance de Sean Connery qu'il imagine un héritage mi-écossais et mi-suisse pour le James Bond littéraire de ses prochains romans. C'est dans ce film qu'il prononce pour la première fois l'un des slogans les plus célèbres du cinéma mondial face à Eunice Gayson, interprète de Sylvia Trench, devant la table d'un casino, lors du dialogue suivant :
« J'admire votre courage, Mlle, euh… ?
— Trench, Sylvia Trench. J'admire votre chance, M… ?
— Bond, James Bond »
[18].

Sean Connery et Tania Mallet sur le tournage de Goldfinger (1964).

Le succès du film donne immédiatement à Sean Connery une dimension internationale et marque le début d’une prestigieuse filmographie, avec des cachets à la hauteur de sa notoriété croissante. Mais en juin 1967, après le tournage de On ne vit que deux fois (You Only Live Twice), il décide d'abandonner le rôle, lassé des scénarios répétitifs, du manque de développement du personnage, de l'association permanente entre lui et James Bond aux yeux du public et de la peur d'être prisonnier d'un seul emploi.

Sean Connery lors de la production du film Opération Tonnerre (1965).

Sa sixième et dernière participation officielle en tant que 007 a lieu dans l'épisode Les diamants sont éternels (Diamonds Are Forever) en 1971. Il s'agit du 7e épisode de la saga, George Lazenby incarnant l'agent 007 dans le 6e épisode : Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty's Secret Service). Sean Connery est payé un million de dollars pour ce rôle. En 1973, il décline l'offre de cinq millions de dollars pour tourner dans le film suivant Vivre et laisser mourir (Live and Let Die), qui consacrera le début de la prestation de Roger Moore dans le rôle du Commander Bond.

Le remake d’Opération Tonnerre (Thunderball) en 1983 voit Sean Connery revenir pour la septième et dernière fois en James Bond dans le film non officiel Jamais plus jamais (Never Say Never Again). Le titre du film vient d'un commentaire de Sean Connery à la fin des Diamants sont éternels (Diamonds Are Forever), sur le fait qu'il ne jouerait « plus jamais » le rôle de James Bond[19].

Après plus de quarante ans, l'interprétation de James Bond par Sean Connery reste pour certains la meilleure[20], malgré les interprétations populaires de George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig.

 

Les sentiments de Sean Connery à propos du personnage de James Bond vont de l'affection au ressentiment : un jour, il dit qu'il déteste tellement le personnage qu'il pourrait le tuer, et un autre, qu'il n'a jamais détesté James Bond, mais qu'il aurait simplement voulu pouvoir en développer d'autres facettes. Il affirme également qu'il se souciait toujours de l'avenir du personnage et de la franchise, ayant été l'une de ses icônes pendant trop longtemps pour ne pas s'en inquiéter, et que tous les films avaient leurs points positifs.

Collaboration avec Sidney Lumet

Sean Connery collabore plusieurs fois avec Sidney Lumet. Il s'agit, à chaque fois pour l'acteur, de produire des compositions dramatiques dans des œuvres ambitieuses. Drame antimilitariste avec La Colline des hommes perdus (The Hill, 1965), satire noire sur le Watergate avec Le Dossier Anderson (The Anderson Tapes, 1971), suspense divertissant avec Le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express, 1974) et comédie dramatique avec Family Business (1989). The Offence (1973) marque le sommet de leur collaboration. La noirceur totale du film et son traitement radical poussent les distributeurs à annuler la sortie française. Le film est lentement devenu culte et, après des années de purgatoire, est finalement sorti en salle en France, presque 35 ans après sa réalisation.

Autres films

Sean Connery tournant Les diamants sont éternels à Amsterdam (1971).

Bien que James Bond soit son rôle le plus connu, Sean Connery réalise en parallèle une carrière brillante et tourne avec les plus grands réalisateurs : Guy Hamilton, Alfred Hitchcock (Pas de printemps pour Marnie), John Huston (L'Homme qui voulut être roi[1]), Richard Lester (Cuba), Richard Attenborough (Un pont trop loin), Steven Spielberg (Indiana Jones et la Dernière Croisade[1]), Jean-Jacques Annaud (Le Nom de la rose) ou Brian De Palma (Les Incorruptibles), pour n’en citer que quelques-uns.

Ses interprétations du Colonel Arbuthnott dans Le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express) de Sidney Lumet en 1974 et du cheik Mulay Hamid El Raisulil dans le film de John Milius Le Lion et le Vent (The Wind and the Lion), en 1975, lui valent une considérable renommée de la part de la critique et du public et font de lui un acteur à part entière, et non plus cantonné dans un seul rôle d'agent secret britannique.

En 1974, il tourne sous la direction de John Boorman l'étrange film de science-fiction Zardoz où il partage l'affiche avec Charlotte Rampling. Film culte pour les uns, « navet » catastrophique pour les autres, Zardoz divise encore critique et spectateurs quarante ans plus tard. Shalako (1968) est la seule incursion de la star dans le western ; ce film, où il donne la réplique à Brigitte Bardot, est peu aimé des amateurs du genre[2]. Traître sur commande (The Molly Maguires) de Martin Ritt, est sabordé et gravement amputé lors de sa sortie éclair en 1969.

Sean Connery lors d'une conférence de presse à Amsterdam (1976).

La Rose et la Flèche (Robin and Marian) de Richard Lester sorti en 1976 offre à Sean Connery la possibilité de jouer un Robin des Bois vieillissant, immature et terrifié par la fuite du temps[3]. Produit par un modeste studio (American International Pictures), Meteor est un échec commercial considéré comme ayant accompagné le déclin du genre du film catastrophe.

Au milieu des années 1980, Sean Connery tourne pour Cannon Group un film d'heroic fantasy, L'Épée du vaillant (Sword of the Valiant: The Legend of Sir Gawain and the Green Knight) de Stephen Weeks, adapté du roman de chevalerie Sire Gauvain et le Chevalier vert (Sir Gawain and the Green Knight). Le film, lourd échec commercial, est considéré comme un désastre artistique[4].

En 1982, Sean Connery fait une apparition dans la comédie de Terry Gilliam Bandits, bandits (Time Bandits) dans le rôle d'Agamemnon aux côtés des Monty Python. Le choix du casting vient d'une plaisanterie que le scénariste Michael Palin inclut dans le script, dans lequel il décrit le personnage d'Agamemnon comme étant « Sean Connery (ou quelqu'un d'une stature équivalente, mais moins cher) ». Après avoir lu le script, Sean Connery fut heureux de pouvoir jouer ce rôle secondaire.

Audrey Hepburn et Sean Connery dans La Rose et la Flèche (1976).

Après son expérience dans Jamais plus jamais (Never Say Never Again), en 1983, et l'affaire judiciaire qui s'ensuit à propos des droits d'auteur, Sean Connery a une période de froid avec les majors et ne tourne plus pendant deux ans. En 1983, Fred Zinnemann, lequel, à 75 ans, signe là son testament cinématographique, le dirige dans Cinq jours, ce printemps-là (Five Days One Summer). La même année, son rôle secondaire dans Highlander, où il donne la réplique à Christophe Lambert, démontre son habileté à jouer les mentors pour de jeunes élèves, ce qui va devenir un rôle récurrent dans les films suivants[5] notamment la production européenne Le Nom de la rose (The Name of the Rose) de Jean-Jacques Annaud, pour laquelle il reçoit le British Academy Film Award du meilleur acteur pour son rôle de Guillaume de Baskerville[6]. L'intérêt de Sean Connery pour le cinéma est ravivé et sa carrière relancée.

Sean Connery lors de la première de Seems Like Old Times (1980).

En 1987, sa performance remarquée dans le rôle d'un policier dans Les Incorruptibles (The Untouchables) lui vaut l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle[7]. Les succès conséquents au box-office de films comme Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade, 1989), où il joue le professeur Henry Jones, père du personnage titre joué par Harrison Ford (bien qu'ils n'aient que 12 ans d'écart), À la poursuite d'Octobre rouge (The Hunt for Red October, 1990), l'un des épisodes de la série Jack Ryan créée par Tom Clancy, La Maison Russie (The Russia House, 1990), Rock (The Rock, 1996) ou encore Haute Voltige (Entrapment, 1999) le rétablissent comme étant un acteur capable de jouer des rôles majeurs. Ses rôles dans Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade) et Rock (The Rock) sont des clins d'œil à son passé d'agent 007 : Steven Spielberg et George Lucas voulaient que Sean Connery soit le « père d'Indiana Jones » puisque James Bond avait directement inspiré la série Indiana Jones, et son personnage dans Rock (The Rock) est un agent secret britannique emprisonné aux États-Unis dans les années 1960.

 

Choisissant ses rôles avec discernement, il parvient au fil du temps à modifier son image d’aventurier baroudeur pour afficher une solitude non dénuée d’humour. Il en joue en acceptant des rôles secondaires ou des caméos, mais toujours de prestige (Richard Cœur de Lion dans Robin des Bois, prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves) en 1991 ; le roi Arthur dans Lancelot, le premier chevalier (First Knight) en 1995). Certains des derniers films de Sean Connery sont mal accueillis par le public et la critique, comme le film adapté de la série britannique éponyme Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) ou encore La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), tirée de la bande dessinée d'Alan Moore, mais il reçoit aussi des retours positifs pour À la rencontre de Forrester (Finding Forrester) de Gus Van Sant en 2001 par exemple. Il a également été souvent critiqué pour ne jamais se défaire de son accent écossais, même lorsqu'il jouait des personnages russes ou irlandais, ce à quoi il a toujours répondu que c'était par respect pour son pays.

Retraite

Sean Connery sur le tapis rouge du Festival de Cannes (1999).

En 2003, après le tournage du film La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), il annonce sa retraite cinématographique[1]. En décembre 2004, lors d'une interview pour le journal The Scotsman depuis sa maison aux Bahamas, Sean Connery explique qu'il souhaite faire une pause dans sa carrière d'acteur pour se consacrer à l'écriture de son autobiographie[2]. Il révèle qu'il a reçu des offres pour tourner dans les trilogies Matrix (The Matrix) et Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings), mais les a déclinées toutes les deux, affirmant « ne pas les comprendre »[3]. Après le succès de ces productions, il a décidé d'accepter le rôle proposé dans La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), bien qu'il « ne l'ait pas compris » non plus.

Un mois avant son 75e anniversaire, en juillet 2005, on rapporte qu'il a décidé de se retirer du cinéma après les désillusions que lui ont causées « the idiots now in Hollywood » (« les idiots qui sont maintenant à Hollywood ») et les désagréments survenus lors du tournage de La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen) en 2003[2], sans compter de mauvaises critiques, même si le film fut un succès au box-office. Il participe cependant aux interviews pour les bonus inclus dans le DVD du film. Il était prévu qu'il joue dans un film à 80 millions de dollars sur Saladin et les croisades qui aurait dû être filmé en Jordanie, mais le producteur Moustapha Akkad est tué lors des attentats du 9 novembre 2005 à Amman et le film est annulé. Toujours en 2005, il reprend le rôle de James Bond en prêtant sa voix au jeu vidéo James Bond 007: Bons baisers de Russie (James Bond 007: From Russia with Love), développé par Electronic Arts, adaptation sur consoles de Bons Baisers de Russie (From Russia with Love)[4].

Au Tartan Day de mars 2006 à New York (la journée de célébration des liens entre l'Écosse et les descendants d'immigrés écossais en Amérique du Nord), il confirme une nouvelle fois son désir de prendre sa retraite. Le 7 juin 2007, il dément les rumeurs selon lesquelles il ferait une apparition dans le quatrième épisode d'Indiana Jones, disant : « retirement is just too much fun » (« la retraite est simplement trop amusante »)[5]. Il apparaît cependant dans le film, en photo sur le bureau d'Indiana Jones. Sean Connery est malgré tout sorti de sa retraite en 2012 pour prêter sa voix à un petit film d'animation Sir Billi (en), inédit en France[6].

Famille, vie privée et affaires financières

Sean Connery en kilt lors du Tartan Day à Washington (2004).

 

De 1962 à 1973, Sean Connery est marié à l'actrice australienne Diane Cilento. Leur fils Jason Connery, né à Londres le 11 janvier 1963, devient également acteur après des études dans une école d'art dramatique de Bristol, la Bristol Old Vic Theatre School.

En 1974, en raison d'une fiscalité qu'il juge trop lourde en Grande-Bretagne et parce qu'il se dit victime de discrimination politique, il décide de s'installer en Espagne. Avec Linda Christian, la première James Bond girl, il découvre la villa Casa Malibu. D'autres artistes y seront hébergés comme le chanteur populaire autrichien Christian Anders[7] dans les années 1970[8].

Il se remarie l'année suivante avec une Niçoise, résidant à Casablanca au Maroc, la Française Micheline Roquebrune, qu'il surnomme « Mucha »[9]. Ils se rencontrent la première fois en mars 1970 puis en 1973 lors du tournoi de golf de Mohammédia au Maroc[10]. C'est le « coup de foudre » mais leurs divorces respectifs seront difficiles.

À partir de la fin des années 1970, « Mucha » découvre que Sean Connery n'est pas bien conseillé et elle épluche ses comptes en vue de faire valoir ses droits financiers contre les producteurs ou les studios de cinéma. En 1977, l'acteur poursuit ainsi Allied Artists, pour qui il avait joué dans L'homme qui voulait être roi, réclamant un cachet de 63 000 £ et des dommages et intérêts.

Au début des années 1980, Sean Connery poursuit Kenneth Richards, son conseiller financier qui a hypothéqué les biens de l'acteur à son insu. Lorsqu'il s'en aperçoit, son patrimoine, évalué à 6 millions de livres sterling, appartient de facto à des banques. À l'issue des poursuites pour détournement de fonds et escroquerie, l'acteur obtient 2,8 millions de livres sterling de dommages et intérêts.

Il se brouille également pendant quelques années avec MGM-UA Entertainment Co et Albert R. Broccoli, le producteur de la série des James Bond.

« Mucha » identifie ensuite Michael Ovitz comme agent digne de confiance pour Sean Connery. L'homme, co-créateur de l'agence Creative Artists Agency de 1975 à 1995, sera le n° 1 des imprésarios pour Hollywood.

Sean Connery lors du festival international du film d'Édimbourg (2008).

 

En 2008, à propos des relations qu'il entretient avec son fils Jason, son ex-épouse déclare : « Mon fils n'a jamais reçu un centime de son père et il n'a aucune intention de lui laisser une part de son importante fortune. » Elle affirme également que Jason est accusé par son père de n'obtenir du travail que grâce à son illustre filiation[11].

En 2010, Sean Connery est poursuivi pour évasion fiscale sur des opérations immobilières douteuses dans le sud de l'Espagne[12], mais il est finalement blanchi de tout soupçon, contrairement à son épouse ainsi que seize autres personnes poursuivies, elles, pour fraude fiscale[13].

Engagement politique

À partir des années 1990, Sean Connery s'engage pour l'indépendance de l'Écosse, en devenant un des principaux contributeurs du Parti national écossais et en militant activement lors de chaque élection[14].

Cette prise de position retarde son anoblissement par la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, qui lui remet cependant les insignes de chevalier (Knight Bachelor's Badge) le 5 juillet 2000, cérémonie au cours de laquelle il arbore un costume traditionnel écossais dont le fameux kilt : une première qui fait s'émouvoir la presse britannique conservatrice.

Choisissant ses rôles avec discernement, il parvient au fil du temps à modifier son image d’aventurier baroudeur pour afficher une solitude non dénuée d’humour. Il en joue en acceptant des rôles secondaires ou des caméos, mais toujours de prestige (Richard Cœur de Lion dans Robin des Bois, prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves) en 1991 ; le roi Arthur dans Lancelot, le premier chevalier (First Knight) en 1995). Certains des derniers films de Sean Connery sont mal accueillis par le public et la critique, comme le film adapté de la série britannique éponyme Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) ou encore La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), tirée de la bande dessinée d'Alan Moore, mais il reçoit aussi des retours positifs pour À la rencontre de Forrester (Finding Forrester) de Gus Van Sant en 2001 par exemple. Il a également été souvent critiqué pour ne jamais se défaire de son accent écossais, même lorsqu'il jouait des personnages russes ou irlandais, ce à quoi il a toujours répondu que c'était par respect pour son pays.

Retraite

Sean Connery sur le tapis rouge du Festival de Cannes (1999).

 

En 2003, après le tournage du film La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), il annonce sa retraite cinématographique[1]. En décembre 2004, lors d'une interview pour le journal The Scotsman depuis sa maison aux Bahamas, Sean Connery explique qu'il souhaite faire une pause dans sa carrière d'acteur pour se consacrer à l'écriture de son autobiographie[2]. Il révèle qu'il a reçu des offres pour tourner dans les trilogies Matrix (The Matrix) et Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings), mais les a déclinées toutes les deux, affirmant « ne pas les comprendre »[3]. Après le succès de ces productions, il a décidé d'accepter le rôle proposé dans La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), bien qu'il « ne l'ait pas compris » non plus.

Un mois avant son 75e anniversaire, en juillet 2005, on rapporte qu'il a décidé de se retirer du cinéma après les désillusions que lui ont causées « the idiots now in Hollywood » (« les idiots qui sont maintenant à Hollywood ») et les désagréments survenus lors du tournage de La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen) en 2003[2], sans compter de mauvaises critiques, même si le film fut un succès au box-office. Il participe cependant aux interviews pour les bonus inclus dans le DVD du film. Il était prévu qu'il joue dans un film à 80 millions de dollars sur Saladin et les croisades qui aurait dû être filmé en Jordanie, mais le producteur Moustapha Akkad est tué lors des attentats du 9 novembre 2005 à Amman et le film est annulé. Toujours en 2005, il reprend le rôle de James Bond en prêtant sa voix au jeu vidéo James Bond 007: Bons baisers de Russie (James Bond 007: From Russia with Love), développé par Electronic Arts, adaptation sur consoles de Bons Baisers de Russie (From Russia with Love)[4].

Au Tartan Day de mars 2006 à New York (la journée de célébration des liens entre l'Écosse et les descendants d'immigrés écossais en Amérique du Nord), il confirme une nouvelle fois son désir de prendre sa retraite. Le 7 juin 2007, il dément les rumeurs selon lesquelles il ferait une apparition dans le quatrième épisode d'Indiana Jones, disant : « retirement is just too much fun » (« la retraite est simplement trop amusante »)[5]. Il apparaît cependant dans le film, en photo sur le bureau d'Indiana Jones. Sean Connery est malgré tout sorti de sa retraite en 2012 pour prêter sa voix à un petit film d'animation Sir Billi (en), inédit en France[6].

Famille, vie privée et affaires financières

Sean Connery en kilt lors du Tartan Day à Washington (2004).

De 1962 à 1973, Sean Connery est marié à l'actrice australienne Diane Cilento. Leur fils Jason Connery, né à Londres le 11 janvier 1963, devient également acteur après des études dans une école d'art dramatique de Bristol, la Bristol Old Vic Theatre School.

En 1974, en raison d'une fiscalité qu'il juge trop lourde en Grande-Bretagne et parce qu'il se dit victime de discrimination politique, il décide de s'installer en Espagne. Avec Linda Christian, la première James Bond girl, il découvre la villa Casa Malibu. D'autres artistes y seront hébergés comme le chanteur populaire autrichien Christian Anders[7] dans les années 1970[8].

Il se remarie l'année suivante avec une Niçoise, résidant à Casablanca au Maroc, la Française Micheline Roquebrune, qu'il surnomme « Mucha »[9]. Ils se rencontrent la première fois en mars 1970 puis en 1973 lors du tournoi de golf de Mohammédia au Maroc[10]. C'est le « coup de foudre » mais leurs divorces respectifs seront difficiles.

À partir de la fin des années 1970, « Mucha » découvre que Sean Connery n'est pas bien conseillé et elle épluche ses comptes en vue de faire valoir ses droits financiers contre les producteurs ou les studios de cinéma. En 1977, l'acteur poursuit ainsi Allied Artists, pour qui il avait joué dans L'homme qui voulait être roi, réclamant un cachet de 63 000 £ et des dommages et intérêts.

Au début des années 1980, Sean Connery poursuit Kenneth Richards, son conseiller financier qui a hypothéqué les biens de l'acteur à son insu. Lorsqu'il s'en aperçoit, son patrimoine, évalué à 6 millions de livres sterling, appartient de facto à des banques. À l'issue des poursuites pour détournement de fonds et escroquerie, l'acteur obtient 2,8 millions de livres sterling de dommages et intérêts.

Il se brouille également pendant quelques années avec MGM-UA Entertainment Co et Albert R. Broccoli, le producteur de la série des James Bond.

« Mucha » identifie ensuite Michael Ovitz comme agent digne de confiance pour Sean Connery. L'homme, co-créateur de l'agence Creative Artists Agency de 1975 à 1995, sera le n° 1 des imprésarios pour Hollywood.

Sean Connery lors du festival international du film d'Édimbourg (2008).

 

En 2008, à propos des relations qu'il entretient avec son fils Jason, son ex-épouse déclare : « Mon fils n'a jamais reçu un centime de son père et il n'a aucune intention de lui laisser une part de son importante fortune. » Elle affirme également que Jason est accusé par son père de n'obtenir du travail que grâce à son illustre filiation[11].

En 2010, Sean Connery est poursuivi pour évasion fiscale sur des opérations immobilières douteuses dans le sud de l'Espagne[12], mais il est finalement blanchi de tout soupçon, contrairement à son épouse ainsi que seize autres personnes poursuivies, elles, pour fraude fiscale[13].

Engagement politique

À partir des années 1990, Sean Connery s'engage pour l'indépendance de l'Écosse, en devenant un des principaux contributeurs du Parti national écossais et en militant activement lors de chaque élection[14].

Cette prise de position retarde son anoblissement par la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, qui lui remet cependant les insignes de chevalier (Knight Bachelor's Badge) le 5 juillet 2000, cérémonie au cours de laquelle il arbore un costume traditionnel écossais dont le fameux kilt : une première qui fait s'émouvoir la presse britannique conservatrice.

Hommage

Astronomie

Dans la culture populaire

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Documentaire

Sean Connery vs James Bond de Gregory Monro (2022).

Voix francophones

En France, Jean-Claude Michel a été la voix française régulière de Sean Connery pendant plus de 35 ans[4],[5],[6]. En revanche, le doublage des films James Bond (à l'exception de Jamais plus jamais, qui ne fait toutefois pas partie de la saga officielle) a été assuré par Jean-Pierre Duclos[7]. Ce dernier reprend également le rôle pour le jeu vidéo Bons baisers de Russie (James Bond 007: From Russia with Love) et le double dans le film La Femme de paille (Woman of Straw). Occasionnellement, il a été doublé à trois reprises par Bernard Dhéran et par Léon Dony. À titre exceptionnel, il a été doublé par Henry Djanik dans Le Jour le plus long (The Longest Day), Sady Rebbot dans Le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express), Pierre Hatet dans Un pont trop loin (A Bridge Too Far), Claude Giraud dans Le Nom de la rose (The Name of the Rose) ou encore Henri Poirier dans le second doublage de Robin des Bois, prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves).

Au Québec, Ronald France et Yves Massicotte ont été les deux seuls comédiens à avoir doublé Sean Connery[8].

Versions françaises
  • Jean-Claude Michel dans L'Homme qui voulut être roi, Jamais plus jamais, Highlander, Les Incorruptibles, À la poursuite d'Octobre rouge, Rock, Haute Voltige[4],[5],[6], etc.
  • Jean-Pierre Duclos dans les films James Bond à l'exception de Jamais plus jamais, La Femme de paille[7].
  • Bernard Dhéran dans La Grande Attaque du train d'or, À la rencontre de Forrester, La Ligue des gentlemen extraordinaires[9].
  • Léon Dony dans Un Anglais sous les tropiques, Juste Cause, Lancelot, le premier chevalier.

Notes et références

  1. Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API.
  2. London Gazette : no 55710, p. 1, 31-12-1999
  3. Sean Connery et l'indépendance de l'Écosse sur NouvelObs.com
  4. (en) Biographie de Sean Connery sur filmreference.com (consulté le 3 juillet 2008).
  5. (en) Kenneth Passingham, Sean Connery: A Biography, Sidgwick & Jackson, 1983, p. 13
  6. Bibliographie sur jamesbond007.net (consulté le 3 juillet 2008).
  7. (en) Biographie sur Scotsman.com (consulté le 3 juillet 2008).
  8. (en) Kenneth Passingham, Sean Connery: A Biography, Sidgwick & Jackson, 1983, p. 17
  9. (en) Kenneth Passingham, Sean Connery: A Biography, Sidgwick & Jackson, 1983, p. 22-24
  10. (en) Bibliographie, site officiel de Sean Connery (consulté le 3 juillet 2008).
  11. (en) Kenneth Passingham, Sean Connery: A Biography, Sidgwick & Jackson, 1983, p. 24
  12. (en) Andrew Yule, Sean Connery: From 007 to Hollywood Icon, Kensington Publishing Corporation, 1993, p. 53
  13. (en) John G. West, The Disney Live-Action Productions, p. 105.
  14. Olivier Wake Rudolph Cartier (1904–1994), sur Screenonline.
  15. Profile: Sean Connery, BBC News Online
  16. Studio Magazine Hors-Série no 20, James Bond, tous les secrets de l'agent 007, page 12
  17. (en) John G. West, The Disney Live-Action Productions, p. 107.
  18. Eunice Gayson est morte: la première James Bond girl s'est éteinte à 90 ans sur Huffingtonpost, en ligne le 9 juin 2018, consulté le 8 décembre 2019
  19. Anecdotes du film Jamais plus jamais sur Allociné - Section « Sean Connery reprend du service », consulté le 3 juillet 2008
  20. Françoise Hache-Bissette, Fabien Boully et Vincent Chenille, James Bond 007 : Figure mythique, Paris, Éditions Autrement, 2008, 192 p. (ISBN 978-2-7467-1188-4), p. 57
  21. 1 2 De sa longue filmographie, Sean Connery cite souvent : L'Homme qui voulut être roi de John Huston et Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg comme ses deux films préférés.[réf. nécessaire]
  22. Blog de L'ouest
  23. Critique sur Télérama
  24. Critique sur nanarland.com
  25. (en) « Sean Connery Free Agent », sur washingtonpost.com, 29 mai 1990 (consulté le 11 septembre 2022)
  26. « Jean-Jacques Annaud : "Je ne voulais pas" Sean Connery dans "Le nom de la rose" », sur europe1.fr, 16 décembre 2018 (consulté le 11 septembre 2022)
  27. (en) Popculture.com's Oscar Winners Archive, sur popculturemadness.com.
  28. (en-GB) Genevieve Hassan, « The Hollywood stars who quit acting », BBC News, 25 juin 2017 (lire en ligne, consulté le 27 mars 2018)
  29. 1 2 (en) Never say never, but Connery ends career - Scotsman.com.
  30. Guillaume, « Ces acteurs qui ont refusé des rôles de légende », sur justcinema.net, JustCinema.net - le cinema/films pour les nuls - par Céline Crespin & Guillaume Faou, 29 décembre 2012 (consulté le 13 août 2020).
  31. From Russia with Love - EA Games
  32. (en) « Connery Bows out of Indiana Film » sur BBC News.
  33. (en) « Sir Sean calls 'cut' on career », Scotsman.com.
  34. (de) « Christian Anders », dans Wikipedia, 8 septembre 2022 (lire en ligne).
  35. Sean Connery écrira le poème When I lose my head in my pillow qu'Anders mettra en chanson ; sa femme Micheline en dessina la pochette ; cf. interview par Marc Hairapetian le 18 juin 2004 et le site de l'artiste (en allemand).
  36. Elle est la grand-mère de l'ex-présentatrice (Canal+, i-Télé), journaliste et productrice, Stéphanie Renouvin, ainsi que l'ex-manager de l'entreprise de fruits et légumes de son second mari, Michel Cosman. Du fait de la jalousie de ce dernier, ils se sont éloignés l'un de l'autre ; elle est devenue artiste-peintre au fil du temps.
  37. Madame Sean Connery, reportage de Stéphanie Renouvin, 2022, 4 x 22 min. France 2.
  38. Philippe Delorme, « Règlements de comptes en héritage : Sean Connery », Point de vue no 3132, page 20, 2008.
  39. « « Sean Connery poursuivi pour fraude fiscale » », lavieimmo.com, 16 juillet 2010.
  40. « Sean Connery accusé d'évasion fiscale » sur linternaute.com.
  41. (en) « Connery goes on the SNP offensive », sur le site du quotidien The Guardian, 27 avril 1999 (consulté le 1er novembre 2020).
  42. « Sean Connery, premier interprète de James Bond au cinéma, est mort à l’âge de 90 ans », Le Monde, 31 octobre 2020 .
  43. « L'épouse de Sean Connery révèle que l'acteur souffrait de démence », Le Figaro, 1er novembre 2020 .
  44. (en-US) Richard Natale,Manori Ravindran et Richard Natale, « Sean Connery, Oscar Winner and James Bond Star, Dies at 90 », sur Variety, 31 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020)
  45. Télé 2 semaines, « Mort de Sean Connery : les causes exactes de son décès viennent d'être révélées », 29 novembre 2020
  46. (en) « Sean Connery's Cause of Death Pneumonia, Heart Failure », sur TMZ (consulté le 29 novembre 2020)
  47. En anglais : “The name’s Bond... James Bond” — he revolutionised the world with his gritty and witty portrayal of the sexy and charismatic secret agent. He is undoubtedly largely responsible for the success of the film series and we shall be forever grateful to him.
  48. (en) Press Association 2020, « Sir Michael Caine remembers... », sur The Herald, 31 octobre 2020 (consulté le 10 novembre 2020)
  49. « C’est la première femme de Sean Connery, Diane Cilento, qui a affirmé que l’acteur écossais avait physiquement et verbalement abusé d’elle lors de leur union ». Cf Bethsabée Krivoshey, « Violences domestiques : les brutes de Hollywood », sur vanityfair.fr, 29 juillet 2015.
  50. Alice Augustin, « Son nom est Lynch, Lashana Lynch », Elle, no 3908, novembre 2020, p. 28
  51. (en) « The Trust : Scottish International Educational Trust », sur scotinted.org.uk (consulté le 7 novembre 2020).
  52. « Décès de Sean Connery : 007 au cinéma, Zérozérosix dans Astérix », sur actuabd.com, 31 octobre 2020
  53. « — J'veux dire un nom, mais c'est une connerie…
    — Oui, Sean Connery, bonne réponse ! »
  54. « Un peu de Sean et beaucoup de conneries. »
  55. 1 2 « Jean-Claude Michel - Hommage » sur Objectif-cinema.com.
  56. 1 2 « Doubleurs français et cinéma américain » sur Hollywood70.com.
  57. 1 2 « Comédiens ayant doublé Sean Connery en France » sur Doublagissimo.
  58. 1 2 « Jean-Pierre Duclos » sur Objectif-cinema.com
  59. « Comédiens ayant doublé Sean Connery au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 15 novembre 2014.
  60. « Bernard Dhéran, l'élégance du comédien » sur Lefigaro.fr.

Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

 

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Le film LES INCORRUPTIBLES de BRIAN DE PALMA 

 

 

Pas le temps de mourir prouve que Sean Connery

s’était trompé sur la mort de James Bond

La mort de James Bond dans No Time to Die s’est avérée un sujet de controverse considérable, suggérant que Sean Connery s’était trompé sur la méthode de sortie souhaitée.

Pas le temps de mourir vu la mort à l’écran de James Bond et, ce faisant, il a prouvé que Sir Sean Connery tort sur la conséquence de tuer 007. Connery est reconnu comme le premier acteur à incarner l’espion fictif d’Ian Fleming, faisant ses débuts dans Dr NonConnery était un nom modeste dans l’industrie avant le rôle, mais lui et la franchise James Bond avaient suscité un attrait massif avec la sortie de Le doigt d’or en 1964. Néanmoins, malgré sa compréhension claire du rôle, Connery s’est trompé sur une caractéristique clé de Bond.

Même au 25e volet d’Eon Productions, Pas le temps de mourir, Connery est toujours considéré comme le meilleur acteur de James Bond. Cependant, la renommée que Connery a reçue en jouant 007 ferait bientôt partie de sa désillusion face au rôle emblématique. Au milieu du succès financier des films de James Bond, Connery se sentait sous-payé dans le rôle. Il considérait la popularité du rôle comme un obstacle à la fois à sa vie privée et à la reconnaissance publique de son travail dans d’autres films – des facteurs qui l’auraient laissé vouloir la mort de James Bond.

 

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Connery aurait dit qu’il “J’ai toujours détesté ce maudit James Bond”, prétendant même qu’il avait “aime le tuer” (via Le Gardien). Bien que les problèmes de Connery avec James Bond soient évidents, il est revenu au rôle dans Les diamants sont éternelsaprès la seule apparition de George Lazenby dans le rôle de James Bond dans Sur le service secret de Sa Majestéet dans le non-canonique Ne jamais dire jamais. Mais, malgré sa conviction apparente que tuer le personnage réduirait l’intérêt, la vénérable franchise a maintenant prouvé le contraire. Pas le temps de mourir a réalisé le souhait de Connery en faisant mourir James Bond, bien que de nombreuses années – et plusieurs acteurs – trop tard. Cependant, les retombées de la tragédie de 007 suggèrent que Connery a été induit en erreur en pensant que la mort de Bond diluerait son association avec le personnage – il aurait plutôt pu s’agir d’un sujet dont Connery n’a jamais entendu la fin.

L’évasion fréquente de la mort de James Bond a fait de lui un personnage que l’on suppose presque immortel. En fait, les circonstances parfois ridicules de sa survie étaient souvent l’essence même des films de James Bond. Ainsi, sa mort en Pas le temps de mourira été un choc pour le public, laissant beaucoup s’inquiéter de la façon dont Lien 26 pourrait se remettre de la mort de 007. Certes, la mort de Bond de Sean Connery n’aurait peut-être pas eu le même impact, car le public n’aurait pas été aussi habitué à la survie constante du personnage. Cependant, les films James Bond de Daniel Craig adoptent une esthétique granuleuse et plus sombre qui rend la mort de Bond en Pas le temps de mourir quelque peu plausible, ou du moins conforme aux thèmes du film moderne. L’esprit et la théâtralité de Bond de Sean Connery auraient rendu le concept de son 007 mourant discordant et inutilement superficiel, réduisant potentiellement son impact.

La mort de James Bond en Pas le temps de mourir sert de chant du cygne à Daniel Craig et indique qu’il est peu probable qu’il revienne au rôle comme l’a fait Sean Connery. La mort de Bond marque catégoriquement le départ de Craig, et l’acteur ne manquera pas d’impressionner dans d’autres rôles, bien que la méthode controversée de son départ dans Pas le temps de mourirLe récit de pourrait le lier au rôle éternellement, au moins dans la conversation. Sean Connery est dans les mémoires comme le premier et sans doute le plus emblématique acteur à jouer James Bond. Bien qu’il ait espéré que Bond meure pour se séparer du rôle, il semble que son désir, s’il se réalisait, aurait pu cimenter encore plus son statut d’acteur de Bond, si cela est effectivement possible. Quoi qu’il en soit, il est peu probable que la mort de Bond ait provoqué l’effet souhaité pour Connery.

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